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MessageSujet: Qui sont les vrais monstres ? [PV Cecilia] Jeu 8 Oct - 23:51
Arunja Khan






Qui sont les vrais monstres ?





Trois semaines depuis qu’il avait été expulsé de chez lui. Trois longues semaines, depuis qu’il avait perdu sa planque. Maintenant, il croupissait dans la rue accompagné de son fils et de ses deux animaux. Les gens passaient devant indifférents, mais certains s’arrêtaient pour l’insulter ou lui cracher dessus. Il arrivait tout de même qu’on lui donne quelques pièces pour acheter une maigre pitance qu’il donnait en priorité à son fils et ses animaux. Il mangeait très peu et ça lui arrivait très souvent de faire l’impasse sur un quelconque repas la journée. Il n’avait plus qu’une cape usée qui ne tenait même plus et en dessous quasiment rien sauf un pagne. Il avait beaucoup maigri et s’était beaucoup affaibli au point qu’il peinait à se régénérer ses plaies et cela lui demandait beaucoup d’énergie.

Arn était allongé sur le sol enroulé sous sa cape. Le jeune homme somnolait regardant seulement les pieds des passants. Il remarqua un autre homme couché sûrement atteint de l’arthrite. Lukas était parti chercher à manger accompagné des animaux. A force de peu manger, Arn avait du mal à marcher tant il était faible. Deux hommes s’approchèrent de lui, deux soldats des Brigades. L’un d’eux semblait tenir un avis de recherche. Ils s’approchèrent du shifter. L'homme les regarda de son air fatigué.



Dis-donc, j’ai du mal à croire que ce pauvre type soit responsable d’assassinat de nobles !


Il donna un coup de pied dans le pauvre homme bien trop faible et épuisé pour se défendre.



Ces vermines ont tendance à oublier que la vie des nobles vaut bien plus que leurs carcasses.


Il tira Arn par la cape et donna un coup de pied dans son ventre. Il constata la tenue de du jeune homme et sa maigreur. Il rigola.



Dis-donc, il n’y a pas grand-chose là-dessous. En plus il est vêtu comme un sauvage, je croyais qu’ils avaient été tous exterminés … Oups !




Fallait pas le dire !




Toute façon vu son état, il va crever d’ici peu.


Il jeta Arn contre le mur.





Allez, on est sympa on va pas te coffrer en taule, on va plutôt te laisser pourrir ici. Tu voulais prendre une place qui ne te revenais pas de droit, voilà ce qui arrive !


Ils s’éloignèrent après avoir craché dessus. Le shifter fumait de rage il allait approcher sa main de sa bouche afin de se transformer aveuglé par sa fureur. Mais une voix familière l’en empêcha.


Papa !


Il tourna la tête en direction de l’endroit d’où ça venait et vit son fils sur le dos de son cheval accompagné de leur chien. L’enfant descendit du dos de l’animal. Il était vêtu comme son père et portait un poignard et une sacoche à sa ceinture. Il s’approcha d’Arn qui se détendit un peu.


Hey, j’ai trouvé de quoi manger. Faudra que tu en prennes un peu.


J’ai pas faim …


Hey ! Faut que tu te ressaisisses ! C’est pas en déprimant que tout va s’arranger !


Lukas semblait désespéré de ne rien pouvoir faire pour son père. Il se colla à lui et remarqua ses blessures toujours pas régénérées, et certaines depuis des jours au point que certaines commençaient à s’infecter. A ce rythme là, il risquait d’y passer. L’enfant aperçu aussi les traces de coup des soldats.


On t’a battu ?


Arn ne répondit pas, il ne voulait pas inquiéter son fils même si pour le coup c’était bel et bien raté. Lukas vint se coller à son père et se mit à le secouer.


Allez ! Bouges toi ! Tu es un shifter, tu vas pas finir pourrissant ici !


Ils virent les soldats passer et ils ne purent s’empêcher de faire une remarque à l’enfant tentant désespérément de relever son père.


Te fatigues pas ! Il n’en vaut pas la peine !


Arn vit Lukas lancer un regard noir aux soldats qui s’éloignèrent en rigolant. Lukas devenait plus responsable que lui malgré son age. Il n’avait que sept ans et commençait déjà à se comporter comme un homme. Tandis que lui devenait un gosse.


Tu peux proposer aux gens qu’on les aide avec nos Titans !


Ils ne voudront jamais !


Pourquoi ?


Parce qu’ils nous détestent. Nous sommes des Titans, des monstres !




Attends, on est pas tous comme ça. Toi et moi on est pas comme ça ! Eren non plus, il les a tous sauvé en refermant le trou à Trost ! Fabio était aussi une personne bien. Et tu m’a toujours dit que mon arrière-grand-père était aussi un homme prêt à défendre les siens. Même Hazel, avait un bon fond !



Elle a tué ton oncle !



Mais j'ai vu qu'elle le regrettait. Elle n'a pas voulu de ça !


Au fond, Lukas n’avait pas tort. Mais le gros souci, c’est que les shifters et les gens de l’extérieur étaient mal considérés par les nobles représentant une menace pour le mode de vie des habitants du mur, surtout pour les élites dans le sens que si des alternatives existaient à l’extérieur, les gens abandonneraient cette cité et les nobles ne pourraient survivre seuls sans sujets pour les engraisser. Arn rêvait de rencontrer ces nomades qui avaient refusé de vivre comme du bétail au sein de Murs géants. Ils avaient choisi de vivre en harmonie avec la nature qui leur offrait ce qu’ils voulaient et les protégeait des Titans. Et pour le cas d'Hazel, Arn n'vait pas voulu insister. Lukas leva la tête comme aux aguets.


J’ai cru voir un soldat du Bataillon !


Il se colla à son père et leur chien se mit à aboyer. Arn ne bougea pas fermant à moitié les yeux. Pour lui, c’était probablement la fin. Le sort en avait décidé ainsi, alors ça se passerait comme ça.



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MessageSujet: Re: Qui sont les vrais monstres ? [PV Cecilia] Sam 10 Oct - 2:23
Cécilia Sarivan

« - Bon sang... Qu'est-ce qu'il fait sombre ici... »

Cette voix, dont le doux et clair écho interrompit le silence de la ruelle étroite, provenait de la jeune Cécilia, vêtue de sa tenue de soldat du bataillon d'exploration.
Ses frisottis roux et brillants, cachés sous la capuche de sa cape... Ses yeux teintés d'un joli bleu clair et nacré... Son teint clair et soigné... Tout cela contrastait énormément avec les couleurs sombres et ternes qui l'entouraient. Elle était dans une ruelle étroite, sombre, sale... et probablement tout un tas d'autres adjectifs négatifs qui auraient fait fuir la plus immonde des charognes.
La pauvre rouquine ne savait pas où elle était, ni comment elle était arrivée ici, ni comment faire pour sortir de là.
Cette fois, c'était clair.

- Je suis définitivement égarée... soupira-t-elle d'un air désespéré.

Seigneur, qu'avait-elle fait pour se retrouver dans cette situation ?
...
Soudainement, son visage s'assombrit...
... C'est vrai... Pourquoi était-elle venue ici ?...
Elle faisait partie du bataillon d'exploration, et restait la plupart du temps au QG du bataillon, dans l'enceinte du mur Rose, lorsqu'elle n'était pas en expédition sur le territoire du mur Maria.
Alors, que faisait-elle ici, dans l'enceinte du mur Sina ? Et surtout, que faisait-elle dans la ville souterraine ?
La raison était toute simple, mais aussi assez complexe.
Son passé...
Presque 7 années s'étaient écoulées depuis ce fameux jour où la jeune Sarivan avait été retrouvée de l'autre côté du mur Maria, amnésique, sur le point de se faire manger par un titan. Depuis bientôt 7 ans, la jeune fille essayait tant bien que mal de se souvenir de quelque chose. En vain. Son plus lointain souvenir remontait au moment où des hommes, tous vêtus de noir, l'avaient jetés avec d'autres enfants du haut du mur de 50 mètres.
Elle avait longtemps cherché une femme du nom de Sarivan dans les archives. Rien. Pas un recensement, pas un acte de naissance ou de décès. Comme si sa famille n'avait jamais existé.
Le seul dossier en parlant un tant soit peu était le dossier de la jeune fille, trouvé dans un hôpital psychiatrique. Mais là encore, il n'y avait ni adresse, ni dates, ni la moindre chose qui puisse l'aider à l'identifier. Seule une ligne lui avait permis de croire que sa mère avait bel et bien existé.

"Accompagnateur(trice) : Mme Sarivan (mère)"

Ces trois ou quatre mots étaient une étincelle d'espoir dans le cœur de Cécilia. Après tout, si elle pouvait retrouver sa mère, elle pourrait peut-être aussi savoir ce qu'il lui était arrivé...
Elle était donc partie visiter le seul endroit où elle n'avait pas encore fait de recherches
La ville souterraine...
Seulement voilà : la jeune fille avait amené un sac de provisions et affaires nécessaire et son équipement tridimensionnel, mais pas de cartes, ni de boussoles. Et elle ne connaissait aucunement cet endroit, c'était la première qu'elle venait ici.

Les premières fois sont toujours les plus décevantes... pensa-t-elle pour se réconforter un tant soit peu...

Elle continua donc d'avancer, allant parfois tout droit, tournant parfois à gauche ou à droite, espérant que quelque chose la sorte de là. N'importe quoi, même un simple...

« - Te fatigue pas! Il n’en vaut pas la peine! »

Cécilia sursauta et tendit l'oreille, surprise.
Cette voix... Et ces ricanements... Ils étaient très proches...
Immédiatement, elle se dirigea vers les éclats de voix, espérant les rattraper avant qu'elles ne s'éloignent de trop.
Rapidement, une rue plus grande apparut devant la rouquine. Elle soupira de soulagement. Elle était enfin sortie de ce labyrinthe. Elle regarda à sa gauche. Deux soldats des Brigades étaient en train de s'éloigner. Peut-être pouvaient-ils la renseigner...
Mais alors qu'elle s'apprêtait à les rejoindre, une voix enfantine venant du côté opposé l'immobilisa.

« - Tu peux proposer aux gens qu’on les aide avec nos Titans! »

L'adolescente se stoppa, choquée.
"Leurs" Titans ? Était-il possible qu'ils soient des...
La jeune soldate se mis légèrement en retrait derrière l'angle du mur et observa la personne dont la voix provenait.
Il y avait deux garçons, et deux animaux. Un homme qui semblait avoir la vingtaine, un jeune garçon de tout au plus 8 ans, un chien et un cheval. Les animaux étaient sales, semblaient avoir été recouverts d'une fine couche de poussière.
Quant aux deux garçons...
Ils avaient l'air maigres, faibles, affamés, épuisés... Ils ne portaient presque rien, sinon un pagne et une cape usée chacun... Leurs cheveux bruns étaient longs et poisseux, et le corps du plus âgé semblait couvert de plaies...
La jeune Sarivan eut un pincement au cœur face à cette triste scène. Elle avait toujours détesté voir de pauvres personnes abandonnées à leur misère. Elle ne tolérait pas que l'on évite ou méprise ces personnes qui n'avaient rien demandé, et qui avaient fini dans le même état que ces deux garçons.
Elle se mit alors à écouter leur conversation. Et plus cette conversation avançait, plus le pincement au cœur de l'adolescente devenait intense. Elle serra les points, les larmes aux yeux. Les pauvres étaient simplement des personnes capables de se changer en Titans, mais cette différence les poussaient à êtres hais... Comment cela pouvait-il être possible ?... Pourquoi la vie semblait être si cruelle envers eux ?...
Soudain, la jeune fille sentit un regard se poser sur elle. Celui du jeune garçon. Surprise, Cécilia recula derrière le mur. Mais il était trop tard. Le garçon l'avait vu, et, apparemment, avait reconnu son uniforme et son équipement.

« - J’ai cru voir un soldat du Bataillon! » s'écria-t-il.

La soldate se pinça les lèvres. Elle était repérée. Inutile de se cacher à partir de maintenant.
La rouquine sortit alors de sa cachette, avançant lentement vers les deux individus. Le plus petit se colla au plus âgé, tandis que le chien aboyait. Non étonnée par la réaction de ce dernier, la jeune fille rabaissa sa capuche, laissant enfin ses frisottis roux à l'air libre, puis s'accroupit tendit la main vers l'animal. Après un instant de grognements méfiants, le chien finit par renifler la main de la rousse, puis à y frotter son museau, puis sa tête. La jeune fille sourit, puis se redressa, et reporta son attention sur l'aîné des deux garçons. Doucement, elle se rapprocha de lui, puis s'agenouilla, avant de déplacer quelques mèches du visage de l'homme pour mieux vérifier l'étendu des dégâts.
En voyant les nombreuses plaies infectées parcourant son corps, Cécilia ne pût empêcher ses larmes de couler. Elles quittaient ses yeux, dansaient le long de sa joue, puis allaient s'écraser sur la main de l'inconnu qui se trouvait juste en dessous.

« - Comment peut-on laisser de pareilles horreurs se produire ?... Personne ne mérite ça... Personne... » murmura-t-elle de façon un peu trop audible.

Puis elle ferma un instant les yeux, se calma, et regarda avec inquiétude le jeune garçon.

« - Qui vous a fait ça ?... Depuis combien de temps êtes-vous dans cet état ?... »

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MessageSujet: Re: Qui sont les vrais monstres ? [PV Cecilia] Sam 10 Oct - 15:02
Arunja Khan






Qui sont les vrais monstres ?





Les paroles de Lukas se confirmèrent quand il vit la personne s’approcher. Le jeune homme l’observait de son unique œil depuis que l’autre ait été crevé par les Brigades. Encore un œil ça se régénère pour un shifter, mais quand il avait un minimum la forme, ça faisait des jours qu’Arn n’avait rien mangé et se trouvait fortement affaibli au point qu’il ne pouvait plus se soigner étant donné que cela demandait de l’énergie qu’Arn n’avait pas.

La première chose qu’il remarqua fut un équipement tridimensionnel. Arn n’avait aucune maîtrise de ces engins bien qu’il ait pu en voir et en toucher. Et il n’avait jamais osé essayer ce type d’appareil depuis un accident enfant. C’était au tout début de son séjour parmi les hommes de son frère. Il n’avait que dix ans à l’époque et commençait déjà les cours de maîtrise de Titan avec son tuteur Fabio. A cette époque il était fasciné par ces engins et il lui arrivait parfois de préférer regarder les hommes équipés plutôt que de suivre les cours de Fabio. Durant cette période, le groupe de Jay avait deux planques, une à Rose et une hors des murs. Cette dernière leur servait à stocker leurs matériaux les plus précieux à l’abri des autres humains, les Titans dissuadant naturellement les curieux. Et ils quittaient cette planque de préférence de nuit afin de rencontrer moins de Titans et d’échapper au Bataillon d’exploration sachant que ce dernier était aussi peu actif de nuit. Il arrivait que les hommes restent plusieurs jours dans la planque se contentant la journée de faire des activités au calme comme réparer le matériel, panser les chevaux. Une nuit, Arn emprunta l’équipement de son frère pour le tester pendant que celui-ci dormait. Il avait voulu le tester devant la planque. Mais quand il sauta et voulu actionner les manettes, celles-ci étaient trop dur et ne répondaient pas, ce qui provoqua une chute qui fut heureusement amortie. Mais ce qui avait servi de trampoline était en fait le ventre d’un Titan déviant qui attendait que des hommes sortent pour les croquer et ça ne manqua pas quand ce fut Arn. Pour survivre, l’enfant s’était transformé en Titan, mais ça n’avait pas suffit étant donné qu’il était trop petit pour faire face à un adversaire de 15 mètres qui le maîtrisait aisément. Il fut heureusement sauvé par Fabio qui comme les autres avait été réveillé par les cris de l’enfant. Arn n’eut pas de grosse punition, mais rien que cette expérience le refroidi suffisamment pour ne plus retoucher à un quelconque équipement tridimensionnel.

La jeune femme rabaissa sa capuche dévoilant des cheveux roux frisés. Ses yeux fascinaient le jeune homme. Et l’emblème des ailes de la liberté sur sa veste confirmait son appartenance aux Bataillons. Elle s’accroupi devant le chien et tendit la main. L’animal la senti avant de se calmer. Elle sourit et se dirigea vers Arn et Lukas. Elle semblait avoir pitié du jeune homme et de sa petite famille. Car, oui, pour lui les animaux faisaient aussi partie de la famille et il cherchait aussi à la protéger, mais cette fois il se rendit  compte que c’était eux qui le protégeaient et l’aidait, et ce dernier refusait. Elle s’accroupi devant le jeune homme étendu sur le sol. Sa cape peinait à cacher son corps qui n’était plus qu’une carcasse qui serait bonne pour les bêtes quand son propriétaire aurait rendu son dernier souffle. Du moins, si cela arrivait. Quand la jeune femme écarta les mèches qui barraient le visage du jeune homme, un frisson parcouru son corps. Il vit des larmes couler sur le visage de l’inconnue. Il senti quelque chose d’humide tomber sur sa main. Une larme, l’homme frémit une nouvelle fois. C’était bien la première fois qu’on avait pitié autant de ça de lui. Mais le jeune homme savait que les mendiants et autres sans-abris étaient nombreux surtout depuis la perte du mur Maria.


Comment peut-on laisser de pareilles horreurs se produire ?... Personne ne mérite ça... Personne...


Ouais, personne … sauf ceux qui sont responsables de cette situation, ceux qui auraient pu éviter cette horreur, mais tout simplement parce qu’ils voulaient conserver leur petit confort personnel, ils ont ordonné la mort de nomades pacifiques qui auraient pu être d’une grande aide pour connaître le monde extérieur et y survivre, envoyé à la mort des milliers de gens après la chute de Maria, envoyé des milliers de gens dans ces bas-fonds afin qu’ils meurent à petit feu. Tel est le véritable prix de leur confort. Le prix de beaucoup de sang et beaucoup de souffrances.


Qui vous a fait ça ?... Depuis combien de temps êtes-vous dans cet état ?...


L’homme répondit d’une voix affaiblie. Il souffrait beaucoup de ses plaies qu’il ne pouvait pas soigner.

… des soldats des Brigades …

Il prit une pause et Lukas prit la parole pour raconter la suite.




C’est depuis trois semaines que nous sommes dans cette situation. Et les soldats viennent l’embêter souvent quand le cheval et moi on est pas là.


Tiens en parlant de soldats, les deux guignols furent de retour. Visiblement, ils avaient décidé de surveiller surtout ce quartier pour la simple et bonne raison qu’ils avaient leur divertissement favoris, frapper les mendiants. Et quand on disait que les pires soldats des Brigades étaient envoyés dans les souterrains, ce n’était pas un mythe. Ils s’approchèrent du petit groupe. L’un d’eux dégagea violemment la jeune femme et le gosse.


On touche pas à cette carcasse ! C’est un criminel, il n’a ce qu’il mérite !


Mais ces derniers n’avaient pas remarqué le cheval et celui-ci attrapa un premier soldat et lui mit un coup de sabot. Puis il s’approcha de l’autre. Le soldat tremblait.


Oh non, le monstre !


Son camarade était déjà en train de fuir en boitant, il rejoint rapidement ce dernier. Ah, des lâches qui fuient à la moindre résistance. Et le pire c’est qu’ils s’étaient faits maîtrisés … par un cheval ! Arn eu un léger sourire, mais ça ne dura pas longtemps à cause de ces douleurs. Il vit Lukas s’approcher de la jeune femme.






C'est surtout lui qui les effraie. Ce chevaux ont beau être plus petits que ceux qui vous avez, ils sont plus robustes et agressifs. S’il vous plait, vous n’aurez pas un moyen pour nous aider, quitte à convaincre que mon père rejoigne le Bataillon !



Je ne veux pas rejoindre le Bataillon !



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MessageSujet: Re: Qui sont les vrais monstres ? [PV Cecilia] Sam 10 Oct - 20:10
Cécilia Sarivan

L'état dans lequel l'homme se trouvait inquiétait Cécilia... Non, le mot était faible. Son état l'alarmait vraiment. Son visage et son corps étaient couverts de blessures, certaines assez fraîches, d'autres plus anciennes et infectées. Un des yeux semblait même avoir été crevé. De plus, l'homme était effroyablement maigre, tellement maigre que l'inquiétude de la jeune Sarivan prenait le dessus sur la gêne que pouvait occasionner le faire de voir le corps d'un homme presque entièrement dénudé.
Si elle avait bien compris, les deux garçons étaient des shifters. Alors pourquoi ne se régénérait-il pas ? Était-il trop affaibli ?..

À ses questions, la rouquine s'attendait à n'importe quelles réponses.
Sauf à celle qui sortit faiblement de la bouche de l'homme étendu sur le sol.

« - … Des soldats des Brigades … »

À ces mots, la jeune fille écarquilla les yeux, sous le choc.

« - ... Des... Brigades ?... »

L'enfant prit à son tour la parole.

« - C’est depuis trois semaines que nous sommes dans cette situation. Et les soldats viennent l’embêter souvent quand le cheval et moi on est pas là. »

La soldate tourna la tête vers le jeune garçon. Le choc se lisait clairement sur son visage.

« - Vous voulez dire... Que ça fait trois semaines que ces soldats vous martyrisent ?... »

L'adolescente baissa finalement la tête. On ne pouvait plus voir son regard, caché par ses nombreux frisottis roux.
Cela valait peut-être mieux ainsi...
Car, en ce moment-même, son visage exprimait tellement d'émotions à la fois qu'il aurait presque pu en paraître effrayant.
Au fond d'elle-même, plusieurs émotions se bousculaient dans son esprit. La rage, la tristesse, la colère, la déception, le dégoût...
Alors, voilà donc quel était le quotidien des soldats des Brigades travaillant au sein du mur Sina... Les meilleurs servaient les nobles, et les autres allaient dans la ville souterraine... Dans ce cas, soit ils étaient raisonnables, et se contentait d'ignorer la misère qui y régnait...
... Soit ils étaient des enflures, et se défoulaient sur des personnes qui n'avaient rien demandé...
C'était trop. Beaucoup trop pour la rouquine, qui peinait à contrôler le flux d'émotions qui débordait de son cœur.
Immédiatement, elle ferma les yeux, et essaya de se concentrer.

Refouler les émotions pour les extérioriser plus tard... pensa-t-elle fortement. Calme-toi, calme-toi, calme-t...

Une paire de mains la tira violemment vers l'arrière, la sortant de ses pensées.

« - On touche pas à cette carcasse! C’est un criminel, il n’a que ce qu’il mérite! »

La jeune fille reconnu la voix. C'était celle d'un des deux soldats de tout à l'heure.
Alors c'était eux, les coupables ?...
À ce moment-là, la jeune fille cessa de retenir ses émotions.
Elle se retourna violemment vers l'homme qui la tenait, et le fusilla du regard.
Un regard embué de larmes et empreint d'une colère et d'un dégoût intenses.

« - Ne nous touchez pas, espèces de monstres! » hurla-t-elle avec rage aux deux soldats.

Puis, à une vitesse fulgurante, elle se dégagea violemment de l'emprise du soldat et lui donna une gifle monumentale qui le fit reculer d'un pas.
Une fois ses esprits retrouvés, ce dernier murmura quelque chose d'inaudible en lui lançant un regard noir.
Cécilia, quant à elle, prépara ses lames. S'il attaquait, elle n'hésiterait à se défendre. Cela se lisait dans ses yeux emplis de rage et inondés de larmes.
Pourtant, elle n'eut guère le temps de faire quoi que ce soit.
Car le cheval s'en occupa à sa place.
Il attrapa d'abord le soldat qui tenait le jeune garçon, avant de lui décocher un bon coup de sabot. Puis il s'approcha du soldat qui avait brusqué la jeune Sarivan. Ce dernier ne faisait même plus attention à elle. Il regardait le cheval en tremblant de terreur.

« - Oh non, le monstre! » s'écria-t-il.

Puis il rejoint en courant son camarade, qui avait déjà pris la fuite en boitant.
La rouquine voulut les rattraper pour leur régler leur compte. Mais elle s'immobilisa.
Il ne fallait pas...
Il fallait qu'elle se calme...
Il le fallait vraiment...
Alors, elle leva les yeux vers le plafond de roche qui recouvrait la ville, avant de les fermer, et de prendre une profonde inspiration. Petit à petit, elle finit par retrouver son calme.
Elle ne rouvrit les yeux que lorsque le jeune garçon se rapprocha d'elle.

« - C'est surtout lui qui les effraie. Ces chevaux ont beau être plus petits que ceux qui vous avez, ils sont plus robustes et agressifs. S’il vous plait, vous n’aurez pas un moyen pour nous aider, quitte à convaincre que mon père rejoigne le Bataillon!

- Je ne veux pas rejoindre le Bataillon! » répliqua le concerné.

La jeune fille émit un petit rire, avant d'essuyer les sillons humides qui brillaient sur son visage et de ranger ses lames.

« - Je me demande vraiment quels crimes vous avez commis pour que ces idiots se croient tout permis envers vous. Être un shifter ne fait pas de vous un monstre, et vous n'avez pas l'air méchant et cruel comme ces richous qui pensent avoir le pouvoir absolu... » dit-elle d'une voix douce.

Puis elle regarda le jeune garçon et posa sa main sur sa tête, avant de caresser doucement ses cheveux.

« - Nous nous occuperons de cette histoire de bataillon plus tard. Je vais d'abord vous amener ailleurs et vous donner de quoi vous nourrir et vous désaltérer. »

Puis elle reporta son attention sur l'homme. Elle s'agenouilla de nouveau à ses côtés et se pencha légèrement vers lui. Ses longs cheveux frisés formaient une cascade rousse qui entourait joliment son visage.

« - Où puis-je vous emmener ?... Il y a bien un endroit que vous considérez comme votre chez-vous, non ?... »

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MessageSujet: Re: Qui sont les vrais monstres ? [PV Cecilia] Dim 11 Oct - 23:08
Arunja Khan






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Je me demande vraiment quels crimes vous avez commis pour que ces idiots se croient tout permis envers vous. Être un shifter ne fait pas de vous un monstre, et vous n'avez pas l'air méchant et cruel comme ces richous qui pensent avoir le pouvoir absolu...


Arn n’osa rien dire. C’est vrai qu’il était un criminel qui a mis à mort des membres de la noblesse et des élites. Il grimaça à cause de ses blessures. Si c’était le cas et qu’il méritait ces souffrances. Si ça se trouve, il devait tout simplement se taire et s’écraser. Voilà ce qu’il arrivait à ceux qui voulaient un autre monde, à ceux qui avaient des rêves, de l’espoir, ceux qui voulaient changer les choses. Ils étaient purement et simplement écrasés. Soit les Titans les mangeaient, soit c’était les hommes qui s’occupaient d’eux. Pour Arn, ça serait les hommes. Il avait essayé, mais il avait échoué. Mais la remarque de la jeune femme menait à une autre question. Lequel est le pire entre des nobles qui tuent à petit feu des milliers d’humains et celui qui tue ces nobles ?

La jeune femme ébouriffa les cheveux de Lukas qui semblait plutôt en confiance. Arn n’était pas vraiment en état pour se défendre. Il était tout de même un peu moins tendu même si il restait méfiant.



Nous nous occuperons de cette histoire de bataillon plus tard. Je vais d'abord vous amener ailleurs et vous donner de quoi vous nourrir et vous désaltérer.


Arn aurait normalement dit non, mais la faim et la soif le torturaient et son instinct lui disait d’accepter. Il n’aimait pas que les autres l’aident, mais il n’avait pas le choix pour cette fois. Il vit se pencher ce visage plein de douceur se pencher devant lui. Le shifter devait vraiment être répugnant à voir avec son air épuisé, son œil crevé et infecté, ses diverses blessures, il n’était plus rien.



Où puis-je vous emmener ?... Il y a bien un endroit que vous considérez comme votre chez-vous, non ?...









On a une planque où on stocke pas mal de choses. Dans un réseau de galeries souterraines, mais que la milice d’un noble a rendu payante et vu qu’on a pas beaucoup d’argent et tout ce qu’on a pour payer et à cette planque, on est coincés. En plus mon père peut pas se battre. Mais si tu nous débarrasse des soldats, il n’y a aucun soucis, je te montrerai le chemin.


Arn n’était pas vraiment d’accord, mais il était pas vraiment en état de s’opposer et se contenta de grimacer. Il tenta de se relever mais il étouffa un cri en raison de la douleur de ses blessures. Il se recoucha par terre et remit sa cape qui était tombée. Le cheval s’approcha de lui accompagné de Lukas. L’animal s’allongea à côté du jeune homme. Lukas tira Arn par le bras.


Aller aides nous ! Tu ne vas pas crever ici !


Le jeune homme se laissa hisser sur le dos de sa monture puis l’animal se releva. Tiens ce cheval est bien plus gentil que d’habitude. Cet animal était généralement pas très charitable avec son maître, mais pour cette fois il avait décidé de ne pas trop compliquer les choses. Lukas prit la bride du cheval et  fit signe à la jeune femme de le suivre. Arn sentait déjà l’animal avancer et jeta un œil derrière avant de regarder sur le côté ce qu’il défilait. Des gens le regardaient d’un air méprisant. Il était non seulement un shifter, mais aussi une personne d’une ethnie différente de la plupart des habitants de ces murs. Si on ne savait pas qu’il était shifter, on savait cependant qu’il avait une autre culture et ça peu de gens vivant dans ces murs le tolérait.

Le jeune homme resta silencieux durant le voyage grimaçant de temps en temps à cause de ses blessures. Lukas guidait tout le monde vers le chemin de la planque. Arn vit deux enfants en train de voler à l’étalage. Ils arrivaient dans un petit marché. La plupart des marchands étaient des clandestins qui devaient normalement croupir en prison mais ces dernières étaient pleines et si on devait respecter à la lettre les lois dictées entre ces murs, une grande part de l’humanité serait sous les verrous et pas forcément les vrais criminels, ceux qui mettent en péril la survie de l’humanité pour leur confort. Selon le frère d’Arn, il y avait bien pire que de simples pillards, des voleurs de rue, des gens qui volaient parce que c’était le seul moyen pour eux de survire, il y avait des gens qui profitaient du malheur des autres et s’engraissaient sur la misère, c’était la noblesse, les grands marchands, les cultes religieux dominants. D’ailleurs à cause du Culte des Murs, les Brigades persécutaient ceux qui avaient d’autres croyances et les anciens lieux de culte ne correspondant pas à la religion dominante avaient été simplement détruits. C’était le père d’Arn qui avait dénoncé sa grand-mère chamane aux Brigades et elle avait été assassinée à cause de ça. Elle avait prédit qu’un jour l’humanité serait libéré de cette cage et bien plus tôt qu’ils le pensaient. Et quelques années plus tard, deux shifters ouvrirent le mur. Ce jour fut un rappel à l’ordre pour l’humanité et une preuve que les Murs n’étaient pas la meilleure protection. Les ancêtres d’Arn avaient compris qu’il valait mieux être mobile et dormir dans des grottes ou des arbres en hauteur. Si le Titan colossal pouvait détruire un mur, pas sûr qu’il soit capable de faire autant avec une montagne.

Ils finirent par arriver près des galeries souterraines, mais les soldats étaient toujours là. Arn n’était vraiment pas en état de se battre, Lukas ne voulait pas se transformer, le chien ne faisait pas le poids et le cheval portait Arn restait plus que leur nouvelle allié qui pourrait les mettre hors d’état de nuire.



Euh ... On fait quoi maintenant ?



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MessageSujet: Re: Qui sont les vrais monstres ? [PV Cecilia] Lun 12 Oct - 21:49
Cécilia Sarivan

« - On a une planque où on stocke pas mal de choses. Dans un réseau de galeries souterraines, mais que la milice d’un noble a rendu payante et vu qu’on a pas beaucoup d’argent et tout ce qu’on a pour payer est à cette planque, on est coincés. En plus mon père peut pas se battre. Mais si tu nous débarrasses des soldats, il n’y a aucun souci, je te montrerai le chemin. »

Cécilia regarda le jeune garçon, surprise. Un réseau de galeries souterraines ? Elle n'en avait jamais entendu parler auparavant.
... Une seconde...
Venait-il de lui dire à voix haute la localisation d'un endroit censé être une "planque", et donc secret ?
Inquiète, la rouquine se redressa et jeta un œil dans tous les sens, vérifiant qu'il n'y avait personne dans les environs, et donc que personne ne pouvaient avoir entendu ce que venait de lui dire le jeune garçon.

« - Tu sais, il vaut mieux que tu évites de dire tout fort ce genre de choses... dit-elle à voix basse. Même si certains soldats sont idiots, d'autres sont plus discrets. »

Son regard se reporta sur l'homme allongé au sol. Ce dernier grimaçait, ce qui attristait la jeune femme. Il semblait ne pas avoir vraiment confiance en elle. Était-ce parce qu'elle n'arrivait pas à cacher ce qu'elle ressentait en les voyant dans cet état ? Ou tout simplement parce qu'elle était un soldat, donc une "camarade" de ceux qui l'avaient souvent tabassé ?
Toujours est-il qu'il n'avait pas l'air de vouloir être aidé, et encore moins par une inconnue comme elle.
Elle pouvait comprendre.
Mais malgré tout, elle voulait les aider.
Et elle les aiderait.
L'homme essaya de se relever. Mais la douleur, bien qu'étouffé, était bien lisible sur son visage. La soldate eut un mouvement vers lui, paniquée. Mais déjà, le père blessé de l'enfant s'était rallongé, avant de réajuster sa cape qui était tombée. Le cheval se rapprocha alors de lui, pour s'allonger à ses côtés. Le jeune garçon, qui s'était également rapproché de lui, se mit alors à le tirer par le bras.

« - Aller aide-nous! Tu ne vas pas crever ici! »

Face à cette scène, l'adolescente ne pût s'empêcher de sourire tristement. Cet homme, son fils, leurs deux animaux... Ils vivaient dans une misère incroyable, et pourtant... Pourtant, ils restaient soudés. Et ce petit, confiant, dynamique, qui semblait avoir beaucoup d'espoir... Il avait l'air bien grand pour son âge. Il pouvait avoir un bel avenir, elle en était sûre.
Une fois l'homme installé sur le cheval, l'enfant prit la bride dans ses mains et fit signe à la jeune fille de le suivre. Cette dernière obéit immédiatement et avança aux côtés du cheval, et de l'homme posé dessus. Elle se tut durant tout le trajet, regardant d'un peu plus près la ville dans laquelle elle se trouvait. L'absence de la lumière du jour rendait les choses sombres, ternes, monotones. Tout autour ou presque donnait une impression de misère.
La plupart des passants lançaient des regards remplis de mépris à l'homme posé sur le dos du cheval. À ces personnes, Cécilia lançait en retour des regards attristés et lourds de reproches, si bien qu'ils finissaient par baisser la tête, gênés et honteux.
Plus loin, la jeune Sarivan vit deux enfants voler à un étalage. Elle sourit et continua son chemin. Les enfants étaient l'avenir de l'humanité, alors pourquoi les empêcher de survivre ? Peut-être même pourrait-elle leur donner quelque chose si elle les revoit...
Mais pour l'instant, le plus important était la petite famille qu'elle suivait.
Après un quartier marchand et quelques mètres de plus, la petite troupe arriva devant une zone. Celle-ci était bloquée par des soldats.
Alors c'était ici...

« - Euh ... On fait quoi maintenant ? » demanda le jeune garçon

La jeune fille ne répondit pas de suite. Elle alla se cacher derrière un angle de mur et analysa la situation.
Il y avait trois soldats. Deux en train de se saouler au vin, et un en train de lire. Ils semblaient peu malins, et n'avaient pas l'air de faire vraiment attention à ce qui les entouraient.
De son côté, l'homme était trop faible pour faire quoi que ce soit, et elle ne voulait mettre personne en danger. Si elle voulait combattre, elle devrait le faire seule. Mais elle avait une idée.

« - Bon, je ne vois qu'une solution... » finit-elle par dire.

Elle retira alors son sac accroché en bandoulière autour de son buste, puis sa veste, qu'elle plia soigneusement et posa sur le sac. Elle ne garda que sa chemise, son pantalon, ses bottes, son équipement tridimensionnel et sa cape, qu'elle mit à l'envers pour cacher le blason du bataillon, avant de remettre sa capuche, cachant sa tignasse rousse et ses yeux bleus. Le but était de ne pas être reconnue.
Puis elle prit dans son sac de cuir une petite bourse remplie de pièces, qu'elle posa dans les mains de l'enfant.

« - Voilà ce qu'on va faire, lui dit-elle. Reste bien caché ici avec ta famille. Et dès que tu me verras te faire un signe du haut du toit, je veux que tu te mettes à faire tomber une pièce par terre toutes les trois secondes. Le but est de les attirer vers ici pour que je les attaque par surprise par en haut. Je compte sur toi. »

Elle lui tapota l'épaule, puis s'éloigna de trois pas et utilisa son équipement tridimensionnel pour s'élancer dans les airs, afin d'atterrir délicatement sur le centre du toit. Puis elle s'éloigna encore un peu, et fit signe au jeune garçon de commencer.
Puis elle attendit.

Ding!
Première pièce...


Cécilia se mit au bord du toit, afin d'avoir un meilleur point de vue.
Elle avançait gracieusement, sans faire de bruit.
On aurait pu la comparer à un chat.
Les soldats ivres avaient entendus, mais n'avaient pas vraiment bronché...

Ding!
Deuxième pièce...


Ça y est! Ils étaient enfin attirés par le bruit des pièces qui tintaient. Ils avançaient lentement, n'écoutant que le bruit métallique, sans songer un seul instant qu'au dessus d'eux, quelqu'un les attendait.
Encore un peu...

Ding!
Troisième pièce...


Puis la jeune fille s'élança dans le vide. Souple, rapide, agile, elle prit ses manettes, et, en arrivant sur les deux hommes, les assomma avec d'un bon coup dans la nuque. Elle fit un salto arrière pour ne pas se tordre la cheville en atterrissant.
Deux hommes sur trois hors d'état de nuire.
Plus qu'un.

Ding!
Quatrième pièce...


Avant même que le soldat resté à sa place ne lève les yeux, la rouquine, cachée sous sa capuche, fonça vers lui avec son équipement tridimensionnel.
Elle lui fonça littéralement dessus, afin de le faire se cogner la tête contre une roche derrière lui.
Dernier homme assommé.
Zone sécurisée.

Ding!
Cinquième pièce...


« - C'est bon! » dit-elle à l'attention de la petite troupe.

Elle ramena les hommes près de ces derniers, et alla chercher sur la zone de garde de quoi les attacher et les bâillonner.
Cela fait, elle laissa les trois soldats saucissonnés et inconscients et regarda d'un air amusé la petite famille.

« - Quand je disais que les soldats pouvaient parfois être discrets... » dit-elle en riant doucement.

Puis elle ramassa les pièces sur le sol et les reposa dans la petite bourse, toujours dans la main du jeune garçon. Puis elle referma délicatement les doigts de ce dernier dessus.

« - Tenez, vous pouvez la garder... » murmura-t-elle avec douceur, un joli sourire illuminant son visage.

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MessageSujet: Re: Qui sont les vrais monstres ? [PV Cecilia] Mar 13 Oct - 23:17
Arunja Khan






Qui sont les vrais monstres ?





Lukas et la jeune femme qui les accompagnaient semblaient réfléchir à un plan. Arn avait parfaitement compris qu’il ne participerait pas à l’opération. Toute manière au vu de son état, c’était même pas la peine. Il remit sa cape qui commençait à tomber. Et ouais, elle ne tenait même plus et pendant le trajet, il avait dut la remettre à chaque fois afin de se couvrir un peu et que le cheval ne tombe pas. Ce pauvre morceau de tissus marqué de taches de sang étant donné que son propriétaire avait de nombreuses plaies encore ouvertes.


Bon, je ne vois qu'une solution...


Le jeune homme vit leur protectrice retirer sa sacoche et sa veste de soldat brune à l’emblème du Bataillon. Puis elle mit sa cape à l’envers et donna à Lukas une petite bourse replie de pièce à en entendre les tintements. Puis elle donna les consignes.






Voilà ce qu'on va faire, restes bien caché ici avec ta famille. Et dès que tu me verras te faire un signe du haut du toit, je veux que tu te mettes à faire tomber une pièce par terre toutes les trois secondes. Le but est de les attirer vers ici pour que je les attaque par surprise par en haut. Je compte sur toi.


Lukas hocha la tête et elle s’éloigna, activa son équipement tridimensionnel pour aller sur le toit. Puis Lukas commença à faire tomber les pièces. Si la première pièce fut entendue par les soldats, ils ne bronchèrent pas, puis au fur à mesure que les pièces tombaient ils décidèrent d’aller voir ce qu’il se passait. Mais ils furent accueillis par une furie qui assomma les deux premiers d’un bon coup dans la nuque, puis elle chargea le dernier contre un mur avant même qu’il ait eu le temps de se rendre compte de la situation. Les trois soldats furent neutralisés avec une efficacité qui surprit Arn. Elle avait toutes ses chances de devenir un bon assassin. De toutes manières, les Bataillons comptaient en réalité les meilleurs soldats étant donné que c’était les plus motivés et ceux qui avaient le plus d’expérience étant donné qu’ils allaient régulièrement sur le terrain et devaient agir rapidement sachant qu’ils pouvaient être mangés à tout moment. Lukas était impressionné au point que la tête qu’il faisait fit sourire Arn. La soldate sourit à la petite famille.


Quand je disais que les soldats pouvaient parfois être discrets...


Elle ramassa les pièces et les remit dans la bourse toujours dans les mains de Lukas. Arn fit signe à son fils de les  rendre, mais la jeune femme referma les mains de l’enfant sur la bourse comme pour signifier que cet argent était désormais à eux. Les yeux de Lukas s’illuminèrent, cette bourse avait beau ne pas être bien grande, cela faisait longtemps qu’ils n’avaient pas gagné autant d’argent depuis qu’Arn avait cessé de piller chez les nobles.


… M… Merci beaucoup !


Il se tourna vers son père montrant la petite bourse.



Regardes, on pourra acheter suffisamment de nourriture pour que tu reprennes des forces !


Arn sourit de voir son fils aussi enthousiaste. Puis Lukas repris la bride du cheval et fit signe à leur compagnon de fortune qu’ils allaient rentrer dans les galeries afin de rejoindre la planque. L’enfant et les bêtes connaissaient parfaitement ces chemins et pouvaient parfaitement guider la jeune femme à travers ce dédale. Après plusieurs minutes de marche, ils arrivèrent devant une cascade souterraine. Lukas se mit sur le côté et ils passèrent derrière la cascade et l’enfant avait bien prévenu avant que ça risquait de mouiller. Après ce passage rafraichissant, ils arrivèrent à la planque. Une sensation de nostalgie et de soulagement envahi Arn. Il vit que les peintures rupestres étaient toujours là, toujours ces animaux mystérieux qui formaient un cercle symbolisant l’harmonie. La marque de sa main de Titan par-dessus une parque humaine était toujours présente. Au fond se trouvait le harnais du Titan sous une bâche. Il y avait même un tonneau de bière qui restait. Habituellement, l’homme les consommait sous sa forme titanesque. Divers objets étaient entassés dans le coin dont des armes, des nattes, des couvertures et pas mal de choses dont Arn ne se souvenait même pas qu’il les possédait.

Lukas déballa une natte et des couvertures. Il invita tout le monde à s’avancer. Le cheval n’eut même pas le temps de se coucher qu’Arn se laissa tomber. Lukas le tira vers la natte et retira sa cape. Il fit signe à  la jeune femme de l’aider à mettre les couvertures. Malgré le fait que les nattes n’étaient pas vraiment ce qu’il y avait de plus confortable, Arn eu comme une sensation de bien-être. Ce genre de chose ne lui était pas arrivé depuis des semaines. Lukas avait déjà commencé à lui donner deux couvertures et il avait réussi à s’enrouler dedans. Et curieusement, il sentait un peu moins les douleurs de ses blessures. Malgré cela, il se sentait tout de même mal à l’aise du fait d’être comme un assisté. Il entendit Lukas s’adresser à la jeune femme.


Faudrait réussir à le faire manger et boire afin qu’il reprenne des forces pour qu’il guérisse.


J’ai pas faim !

L’enfant se détourna de son père et se dirigea vers le tonneau de bière avec un bol. Il ouvrit le tonneau et prit un louche et revint vers le jeune homme.


Tiens !


Arn allait refuser mais son instinct fut plus fort que lui et il but d’une traite le contenu du bol. Le liquide lui fit du bien. Puis il se recoucha sous ses couettes regardant tout le monde autour de lui.





Je savais bien que la bière ça marche à tous les coups, il peut pas résister ! Bon, maintenant, faut trouver de la nourriture, seul soucis c’est qu’on ne sait pas si ces crétins de soldats ont eu le temps d’appeler leurs camarades.


Arn quand à lui ne pouvait pas faire grand-chose et c’est bien ça qui l’embêtait. Le fait d’être un fardeau plus qu’autre chose. Il retira ses couvertures et chercha à se lever. Mais quand il fut debout, ça se voyait clairement qu’il n’était pas apte à faire quoique ce soit, sans cape, il montrait un corps rachitique aux nombreuses plaies et ses jambes tremblaient comme celle d’un faon.

Je peux ... aider ?

Mais son corps refusa le manifestant par une chute. Il avait trop donné. Arn se rendit compte que sa lâcheté arrivait toujours à le rattraper.


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MessageSujet: Re: Qui sont les vrais monstres ? [PV Cecilia] Jeu 15 Oct - 22:05
Cécilia Sarivan

En voyant le visage du jeune garçon s'illuminer, Cécilia ne pût s'empêcher de sourire de plus belle. Son petit cadeau semblait plaire à l'enfant. Mais cela la faisait également se rendre compte de la pauvreté dans laquelle vivait cette famille. Après tout, cette bourse n'était pas bien grande. Elle n'avait pris que peu d'argent, afin d'en avoir tout de même en cas d'extrême nécessité. Pourtant, en regardant le visage illuminé du jeune garçon, elle avait l'étrange impression que cela faisait une éternité qu'il n'avait pas eu autant d'argent entre les mains.

« - … M… Merci beaucoup! » dit l'enfant, tout heureux.

Puis il se tourna vers son père et lui montra la bourse.

« - Regarde, on pourra acheter suffisamment de nourriture pour que tu reprennes des forces! »

L'homme sourit face à l'enthousiasme de son fils. La rouquine, quant à elle, sourit tendrement en les voyant ainsi. Voir un peu de joie sur leurs visages la soulageait énormément.
Elle ébouriffa une nouvelle fois les cheveux du garçon, puis se rhabilla rapidement et ramassa sa grosse sacoche, avant de détacher sa cape pour la remettre à l'endroit.
Lorsque l'enfant lui fit signe de la suivre, la jeune fille acquiesça et avança d'un pas... Avant de se stopper. Quelque chose la gênait. L'oppressait. Elle ne savait pas quoi, mais cela l'oppressait. Elle regarda dans toutes les directions possibles. Personne. Elle jeta un œil aux trois hommes attachés et bâillonnés. Ils étaient toujours inconscients, et dans l'incapacité d'appeler qui que ce soit. Alors pourquoi se sentait-elle alertée ?
Elle regarda alors le sol, puis ses pieds.
Et elle comprit.

Les traces...

Effectivement, les traces sur le sol indiquaient la direction d'où venait le petit groupe. Si les deux abrutis de tout à l'heure avaient appelés des collègues, il leur suffirait de suivre les traces. Et alors, il y avait de fortes chances pour que l'on découvre la fameuse "planque" de la famille qu'elle suivait.
Elle regarda de nouveau les hommes inconscients. Il fallait faire quelque chose. Masquer les traces. Déguiser tout cela en simple passage à tabac pour se défouler.
Elle détacha alors une nouvelle fois sa cape, et, en fouettant le sol, se mit à effacé les traces de pas depuis la position des soldats assommés.
Elle continua ainsi un moment, tout en suivant la petite troupe, jusqu'à l'entrée des galeries. Elle jeta alors un dernier coup d'œil. Toutes les traces avaient disparu.
Satisfaite, elle épousseta sa cape, puis la replaça tranquillement autour de ses épaules et se remit à suivre le groupe.
Ils s'enfoncèrent alors dans un long dédale, et, pendant plusieurs minutes, la soldate ne vit que des roches, plutôt sombres, plutôt ternes, mais qui gardaient un certain charme. Mais plus ils avançaient, plus l'air devenait humide, et plus les roches se recouvraient d'un peu de mousse et de verdure.
Y avait-il une source d'eau dans les environs ?...
Elle eut la réponse à sa question lorsque des clapotis vinrent résonner dans le creux de son oreille.
Quelques secondes plus tard, la petite troupe se retrouvait devant une grande cascade souterraine. L'adolescente continua d'avancer avec la petite famille, sans quitter cette cascade des yeux. Impressionnée ? Ça oui, elle l'était. C'était la première fois qu'elle voyait une cascade sous terre.
Tous continuèrent d'avancer. Mais la jeune Sarivan ne comprenait pas. Il n'y avait plus de chemin. Où comptaient-ils aller comme ça ?
Le jeune garçon l'interpella à ce moment-là, lui désignant la cascade en lui faisant signe que ça allait mouiller. La jeune fille regarda alors d'un peu plus près. Et effectivement, elle remarqua qu'il y avait assez de place pour passer derrière... Avec le supplément douche, donc. Mais elle passa sans broncher, acceptant avec plaisir l'eau fraîche qui venait asperger son visage, faisant ressortir ses tâches de rousseurs, et formait des milliers de petites perles scintillantes dans ses frisottis.
Après ce passage des plus rafraîchissants, le groupe arriva finalement à la fameuse planque.
Et là, Cécilia ne pût s'empêcher d'écarquiller ses grands yeux bleus, à la fois surprise et émerveillée.

« - Incroyable... » murmura-t-elle, ébahie.

Sur les murs de roches se trouvaient d'étranges peintures fascinantes. Elle distingua un cercle de chimères, ou d'animaux étranges. Puis, plus loin, elle vit une trace de main humaine, entourée d'une autre, gigantesque, probablement celle d'un titan. Ces peintures étaient certes étranges, mais lui donnait une sensation d'harmonie. Là, en cet instant, elle se sentait juste bien...
Il y avait aussi des objets divers dans tous les coins, ainsi que quelque chose d'étrange, d'assez grand selon elle, caché sous une sorte de bâche.
Quel endroit original...
L'enfant déballa une natte et quelques couvertures, puis fit signe à tout le monde de s'approcher. L'homme n'hésita pas, et se laissa tomber avant même que le cheval ne s'allonge. La rouquine se retint d'émettre un petit cri de surprise et de panique. Elle voulu vérifier qu'il n'avait rien. Mais le jeune garçon la devança, et tira son père sur la natte, avant de lui retirer sa cape. Puis il lui fit signe de l'aider pour les couvertures. Elle acquiesça et vint l'aider à les mettre correctement. L'homme s'enroula dans deux d'entre elles. Il avait l'air de se sentir mieux, mais mal à l'aise.
L'enfant s'adressa alors à elle.

« - Faudrait réussir à le faire manger et boire afin qu’il reprenne des forces pour qu’il guérisse.

- J'ai pas faim! » rouspéta l'intéressé.

Cécilia soupira. Apparemment, cela n'allait pas être simple...
Mais le jeune garçon n'eut pas vraiment l'air de s'inquiéter. Il se retourna, alla vers un tonneau rempli de liquide avec un bol, puis en prit une louchée et revint vers son père.

« - Tiens! » lui dit-il en lui tendant le bol.

Son père sembla essayer de se retenir un court instant, mais finit par prendre le bol et le boire d'une traite, avant de se remettre sous les couvertures. La rouquine ne pût s'empêcher de rire face à la situation. C'était assez mignon, dans un sens...
Elle essaya de se calmer rapidement, et l'enfant reprit la parole.

« - Je savais bien que la bière ça marche à tous les coups, il peut pas résister! Bon, maintenant, faut trouver de la nourriture, seul souci c’est qu’on ne sait pas si ces crétins de soldats ont eu le temps d’appeler leurs camarades. »

La jeune soldate sourit et posa sa sacoche au sol.

« - Ne vous inquiétez pas pour les soldats. Quand bien même auraient-ils appelé leurs collègues, ils n'auront aucune piste pour nous trouver. »

Puis elle ouvrit la sacoche, et en sorti un sac de toile.

« - Quant à la nourriture, je...

- Je peux ... aider ? » l'interrompit l'homme.

Étonnée, elle releva les yeux vers lui, avant de les écarquiller de surprise. L'homme venait de se relever. Mais il tenait à peine sur ses jambes. Son corps tremblait, on avait l'impression qu'il faisait d'énormes efforts pour garder un tant soit peu d'équilibre.
L'adolescente se redressa, paniquée.

« - Faites attent... »

Trop tard. L'homme était en train de chuter.
Son sang ne fit qu'un tour.
Elle s'élança à une vitesse fulgurante, et rattrapa de justesse le buste et la nuque de l'homme, avant que sa chute ne devienne trop douloureuse.

Ouf...

Un peu plus, et l'homme aurait pu vraiment avoir mal.
Cette fois, c'en était trop. Il fallait qu'il arrête, qu'il mange et qu'il se pose.
Elle plongea son regard nacré dans celui de l'homme, et parla d'une voix mêlant douceur et sériosité.

« - Écoutez... Je peux comprendre que vous n'aimiez pas le fait d'être tant assisté... C'est tout à fait normal, j'aurais probablement la même réaction à votre place... »

Elle positionna de nouveau la tête de l'homme sur la natte, et le recouvrit des couvertures qu'il avait écarté. Puis elle se remit à genoux, penchée vers lui.

« - Mais, dans ces conditions, vous n'avez pas le choix... Si vous ne vous nourrissez pas, si vous ne vous reposez pas, si vous ne guérissez pas... Vous allez finir par mourir... »

Sa voix commença à trembler. Une nouvelle fois, quelques perles salées vinrent couler le long de ses joues. Mais elle ne se retint pas. Au diable le refoulement d'émotions, ce n'était pas le moment.

« - Je veux bien comprendre que mon avis vous importe peu... Mais avez-vous pensé à votre famille ?... Avez-vous pensé à votre fils ?... Que fera-t-il sans son père ?... Voulez-vous vraiment le laisser orphelin, avec pour dernier souvenir de son père l'image d'un homme souffrant, agonisant ?... Est-ce vraiment cela que vous voulez ?... »

Puis elle se tut. Si elle continuait à parler, elle allait finir par éclater en sanglots. Mais ce n'était pas le moment non plus. Elle ne devait pas craquer. Pas comme ça, et pas maintenant.
Alors elle essuya ses larmes, hoquetant un petit peu, et défit le noeud du sac en toile qui était posé à côté d'elle. À l'intérieur se trouvait six petits pains et quelques pommes. C'était toutes ses provisions pour l'aller-retour du mur Sina au QG du bataillon d'exploration. Mais elle n'en voulait pas. Elle préférait le leur laisser. Ils en avaient davantage besoin.
Alors, elle prit un des petits pains, et le mit délicatement dans la paume de l'homme, qui était posée sur son cœur.

« - Je vous en prie... dit-elle d'une voix frêle. Si vous ne le faites ni pour vous, ni pour moi... Faites-le au moins pour votre famille... »

Puis elle détourna le regard, et s'éloigna pour s'adosser contre le mur de roches derrière elle. Elle se sentait si faible, tout à coup... Alors, elle se recroquevilla, ramenant ses genoux contre sa poitrine, entourant ses jambes avec ses bras, la tête basse, les yeux mi-clos.

« - ... Pardon de m'être emportée... Je n'aurais pas dû dire ça... Je suis désolée... » finit-elle par dire, honteuse de son comportement.

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MessageSujet: Re: Qui sont les vrais monstres ? [PV Cecilia] Jeu 12 Nov - 0:17
Arunja Khan
Quand Arn tomba, il senti des bras le retenir. Il avait des migraines et n’arrivait plus à tenir debout. C’était la jeune femme qui s’était improvisée comme ange gardien. Elle le recoucha sur sa natte et le mit sous les couvertures.

"Écoutez... Je peux comprendre que vous n'aimiez pas le fait d'être tant assisté... C'est tout à fait normal, j'aurais probablement la même réaction à votre place..."

Elle se mit à genoux et se pencha au dessus de lui. S’adressant à lui d’abord d’une voix douce.

"Mais, dans ces conditions, vous n'avez pas le choix... Si vous ne vous nourrissez pas, si vous ne vous reposez pas, si vous ne guérissez pas... Vous allez finir par mourir..."

Puis sa voix commença à trembler et elle fondit en larmes. Le jeune homme la voyait de son unique œil.

"Je veux bien comprendre que mon avis vous importe peu... Mais avez-vous pensé à votre famille ?... Avez-vous pensé à votre fils ?... Que fera-t-il sans son père ?... Voulez-vous vraiment le laisser orphelin, avec pour dernier souvenir de son père l'image d'un homme souffrant, agonisant ?... Est-ce vraiment cela que vous voulez ?... "

Cecilia se tut. Elle essuya ses larmes. Dans un premier temps, Arn se mit à réfléchir il se disait que son fils pourrait largement survivre et que de toute manière son père était fichu. Il n’était plus qu’une vielle carcasse qui n’attendait que de crever et de servir de repas aux bêtes. Mais il se tourna vers Lukas et il vit que le gosse avait besoin de lui et ne voulait pas qu’il s’en aille. Et c’est vrai qu’Arn voulait voir son gosse devenir un homme et en profiter tant qu’il le pouvait. C’était comme une seconde voix qui l’appelait à continuer à se battre pour tout ce qu’il avait de plus cher à ses yeux. La jeune femme avait dénoué un petit sac et posa dans la main du jeune homme.

"Je vous en prie... Si vous ne le faites ni pour vous, ni pour moi... Faites-le au moins pour votre famille... "

Puis elle s’éloigna pour aller s’adosser contre un mur. Arn la regarda et puis se pencha sur son morceau de pain.

"... Pardon de m'être emportée... Je n'aurais pas dû dire ça... Je suis désolée..."

Le jeune homme balaya son entourage de son œil. Il hésita avant de finir par mordre son bout de pain. Puis son instinct prit le dessus et il le dévora n’ayant que très peu mangé depuis des semaines. Une fois son pain terminé, il n’osa tout de même pas aller en reprendre dans le sac. Il vit Lukas lui sourire mais un sourire de joie. Il comprit que son fils voulait qu’il continue son combat. De toute manière c’est le genre de chose que son frère lui aurait dit aussi. Peu après sa première transformation, Jay l’avais recueilli et l’avait incité à continuer d’avancer et selon lui la vie et même la liberté étaient des combats incessants mais qui valaient le coup. Il finit par s’adresser à Cécilia.

"Tu n’as pas à t’en vouloir, tu as réussi à m’ouvrir les yeux sur une chose que j’avais perdu de vue depuis longtemps …"


L’homme retira ses couvertures au bout d’un moment ayant fini par s’habituer au fait de dormir sans rien mis à part une cape. Il reprit tout de même une des couvertures, la plus fine au passage, pour faire comme sa cape. Il vit que Lukas avait retiré la sienne et celle de son père était posée à côté de lui facilement reconnaissable de par le fait qu’elle était tachée de sang. Il voulu se mettre en boule, mais la douleur l’empêcha de se mettre dans une telle position. Il soupira et remit finalement ses autres couvertures ayant trop froid et profitant de ce confort. Bien qu’elles n’étaient pas qualité et que la natte ça ne valait clairement pas un matelas, Arn s’y sentait bien. Ce confort l’avait beaucoup manqué et ça faisait des semaines qu’il n’avait pas pu en bénéficier. N’arrivant pas à s’endormir il se tourna vers la jeune femme.

"Merci beaucoup pour tout ce que vous faites pour moi, mais pourquoi ?"


Elle était des Bataillons et le shifter savait qu’Eren Jaeger avait été pris en charge par ce corps d’armée. Arn ne savait pas vraiment ce qu’était devenu ce dernier et comment il était traité. Si ça se trouve c’était un moyen de l’enrôler par la suite dans leurs rangs. Le jeune homme n’osait pas trop s’opposer pour le moment au vu de son état. Il vit Lukas s’approcher de lui pour se blottir contre lui. Arn s’écarta un peu et souleva ses couvertures pour que l’enfant puisse venir contre lui. La chaleur du gosse lui faisait du bien. Puis il senti des tremblements venant de son fils.

"Ne m’abandonne pas s’il te plait, reste avec moi !"

Le shifter ébouriffa les cheveux de son fils et le colla contre lui.

"Non je ne t’abandonnerais pas !"

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MessageSujet: Re: Qui sont les vrais monstres ? [PV Cecilia] Mar 17 Nov - 23:18
Cécilia Sarivan

Cécilia était bien troublée. Ça, c'était le moins que l'on puisse dire. Tout était confus dans sa tête. Là, assise à même le sol, adossée contre une paroi de roche et recroquevillée sur elle-même, la jeune fille se rendait peu à peu compte de la situation.
Lorsqu'elle était arrivée ici, son seul but était de retrouver sa mère, ou au moins savoir si elle était toujours en vie. Elle s'était enfin décidée à mettre les pieds dans la ville souterraine, espérant comprendre qui elle était.
Se souvenir de qui elle était...
Mais sa méconnaissance des lieux avait suffit pour l'égarer dans les ruelles, et lorsqu'elle en était enfin sortie, la jeune fille était tombée sur cet homme, son fils, et leurs animaux. Elle les avait suivit, puis, pour les aider, avait assommés trois soldats, qui étaient censés être des collègues pour elle, mais qui, sur le coup, lui étaient uniquement parus comme des obstacles.
Et maintenant, elle se retrouvait là, au chevet de l'homme blessé, avec le jeune garçon et les animaux, dans une "planque" cachée derrière une cascade souterraine, au fin fond de galeries dont elle avait totalement ignorée l'existence jusqu'à aujourd'hui.
Eh ben... Si on lui avait dit que son passage au mur Sina finirait comme ça, elle aurait bien ri...
Elle aurait pu se trouver stupide d'avoir perdu de vue son objectif, et décider de laisser la petite famille ici et de partir aussi vite que possible pour continuer son chemin.
Pourtant, à ce moment-là, elle se fichait éperdument de ce but qu'elle avait souhaité atteindre en venant ici.
Elle avait à peine 17 ans, et, si l'on éliminait la probabilité qu'elle se fasse tuer par un Titan durant une expédition, elle avait encore du temps devant elle pour recouvrer sa mémoire.
Mais le temps était compté pour cet homme, ce shifter qui, avec toutes ses blessures, risquait de ne pas tenir plus de quelques jours s'il ne se guérissait pas.
Au final, qu'est-ce qui était le plus important à ses yeux ?
La question ne se posait même pas.

Je ferai tout pour aider cet homme et sa famille... Le reste attendra... se dit-elle assez fort pour s'éclaircir les pensées.

La rouquine détacha son équipement tridimensionnel, afin d'être plus à l'aise, puis regarda du coin de l'œil le père allongé sur la natte. Il regardait son entourage, et semblait hésiter à manger le petit pain qu'elle avait posé dans le creux de sa main quelques instants plus tôt. Finalement, il se décida à mordre dedans, avant de le dévorer à une vitesse impressionnante.
À ce moment-là, la soldate tourna son regard vers le jeune garçon. Ce dernier souriait. C'était un grand sourire, empreint de joie et de soulagement. Il semblait heureux que son père ait décidé de continuer à vivre.
Cécilia eut un petit sourire triste en voyant cette scène. Cet homme et son fils avaient l'air si complices, et semblaient si bien s'entendre... Et elle ? Avait-elle eu, elle aussi, un parent qui l'aimait et avec qui elle passait de bons moments dans son enfance ?
Lentement, elle baissa de nouveau la tête, avant de fermer les yeux. Qu'est-ce qu'elle pouvait se sentir seule et inutile... Elle était de trop dans cette scène, elle en était persuadée. Elle n'était qu'une tâche extérieure à la vie de cette petite famille.
Enfin, c'est ce qu'elle croyait...

« - Tu n’as pas à t’en vouloir, dit le père allongé au sol, tu as réussi à m’ouvrir les yeux sur une chose que j’avais perdu de vue depuis longtemps… »

L'adolescente tourna soudainement la tête vers l'homme, surprise.

« - ... Vraiment ?... »

... Était-il sérieux ? Avait-elle réussi à lui ouvrir les yeux, à lui faire comprendre qu'il avait des raisons de se battre ?
... Avait-elle réussi à se rendre utile ?
Les joues de la jeune fille rosirent légèrement. Elle détourna légèrement le regard, un petit sourire dessiné sur ses lèvres.

« - Eh bien, peut-être que je ne suis pas si inutile que ça, finalement... » murmura-t-elle doucement.

Puis elle leva les yeux vers le plafond de roche, comptant le nombre de fentes, alors qu'elle entendait l'homme gesticuler sur sa natte. Il cherchait probablement une position confortable pour dormir. Elle avait sommeil elle aussi. Pourtant, elle avait l'impression de ne pas pouvoir dormir. De devoir rester éveillée, prête pour aider le père ou le fils si nécessaire.
Finalement, elle ne regarda de nouveau l'homme que lorsqu'elle sentit ce dernier se retourner vers elle.

« - Merci beaucoup pour tout ce que vous faites pour moi, mais pourquoi ? »

Cécilia ouvrit la bouche, pensant pouvoir répondre immédiatement à la question.
Pourtant, aucun mot ne sortit de sa bouche.
C'est vrai, ça... Pourquoi l'aidait-elle ?
Oh, des raisons de vouloir aider, Cécilia en avait plein. Son impression d'inutilité, son hypersensibilité maladive, sa bienveillance et sa trop grande gentillesse dont elle ne se rendait pas réellement compte, son envie de justice, le fait qu'elle avait horreur de laisser les gens dans leur misère...
Mais, au fond, y avait-il vraiment une raison ?
Ne faisait-elle pas cela parce qu'elle avait simplement envie de les aider, lui et sa famille ?
Mais, alors qu'elle s'apprêtait enfin à répondre, le jeune garçon s'approcha de son père, avant de se blottir contre lui. Ce dernier écarta légèrement ses couvertures, afin de pouvoir avoir son fils contre lui. Un doux sourire se dessina sur les lèvres de la soldate, attendrie par cette scène.
Cependant, lorsqu'il prit la parole, quelque chose d'étrange se produisit...

« - Ne m’abandonne pas s’il te plaît... »

La suite, Cécilia ne l'entendit pas.
Seuls ces quelques mots résonnèrent comme un écho dans ses oreilles, avant de s'étouffer, jusqu'à-ce qu'elle n'entende plus rien.
Sa vue commença alors à se brouiller, rendant son environnement flou et vague. S'ajouta à cela un goût amer dans la bouche, qui lui donna rapidement la nausée.
Tous ses sens semblaient se troubler, lui donnant un tournis épouvantable.
Et, alors que ses sens se troublaient, le doux visage attendri de l'adolescente fut remplacé par un visage fiévreux et empreint de douleur. Lentement, elle détourna le regard, avant de porter une main frêle à son front, les yeux plissés, la mâchoire crispée.

« - Que... Qu'est-ce que... » essaya-t-elle de dire.

Et à ce moment-là, quelque chose d'encore plus anormal arriva.

« - Aaah! »

Des images. Des dizaines, des centaines, des milliers d'images, défilant à intervalles irréguliers à une vitesse fulgurante devant ses yeux, si rapidement que la soldate n'avait le temps ni de les voir, ni de les comprendre.
Bien rapidement, ces intervalles images défilèrent de plus en plus vite, lui donnant une migraine atroce.
Affaiblie, paniquée, la pauvre rouquine passa ses mains crispées dans sa chevelure, pressant son crâne, sans pouvoir retenir ses gémissements de douleur.
Elle ne comprenait pas ce qui se passait, elle ne savait pas pourquoi cela arrivait. Elle ne voulait qu'une seule chose : que ça s'arrête.
Mais le rythme irrégulier des intervalles continuait d'accélérer, et plus il accélérait, plus la douleur qui lui vrillait le crâne s'intensifiait.

« - ... Stop... Stop... gémit-elle, alors que de nouvelles larmes perlaient le long de ses joues. Par pitié, stop, stop, stop... »

Puis tout s'arrêta avec deux bruits assourdissants.
Deux coups de feu...
Cécilia fut prise de deux puissants spasmes à chacun d'entre eux.
Puis tout devient plus sombre, plus flou autour d'elle. Ses sens semblaient complètement déréglés. Elle avait de plus en plus de mal à rester droite, à garder les yeux ouverts, à respirer normalement.
Rapidement, elle n'eut plus la force de lutter.
Alors que ses paupières se fermaient, elle se sentit s'écrouler.

... Pourquoi ?...

Puis plus rien.

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MessageSujet: Re: Qui sont les vrais monstres ? [PV Cecilia] Jeu 3 Déc - 22:04
Arunja Khan
La jeune soldate souriait de voir Lukas collé à son père. Le shifter grimaça un peu quand Lukas toucha une de ses blessures. Mais leur attention se porta sur Cecilia qui eu soudainement un comportement étrange. Elle devint blanche un visage grimaçant de douleur. Elle semblait avoir comme une migraine. Son comportement avait mis les deux hommes en alerte. Elle laissa échapper un cri les mains sur sa tête comme pour la compresser. Après quelques minutes à se tourmenter, elle finit par s’évanouir. Lukas accourra aussitôt la voir.

"Tout va bien ? He ho ?! Hey !"

Elle ne réagit pas malgré les sollicitations de Lukas. Après des tentatives infructueuses l’enfant se mit en tailleur songeur. Puis Arn le vit installer une deuxième natte pour coucher la jeune femme. Il se revint vers leur ange gardien puis se tourna vers son père.

"Bon je crois que je n’ai pas le choix."

Malgré son état, Arn compris immédiatement ce qu’allait faire son fils.

"N’y pense même pas !

- Et comment tu veux que je la porte, je ne vais pas la trainer comme une serpillère !

- Deux invalides et un Titan qui perd les pédales ça fait pas bon ménage …"

Lukas n’écouta pas et se mordit la main puis disparu dans un nuage de vapeur. Quand cet écran de fumée se dissipa, l’enfant revint sous la forme d’un petit Titan de quatre mètres. Arn se méfia de peur que cette créature s’emballe, mais pour son plus grand soulagement, elle ne broncha pas. Ce gosse avait fait d’énormes progrès avec son Titan c’était indéniable. Le jeune homme vit son fils s’approcher de la jeune femme pour la prendre délicatement puis l’installer sur la natte. Puis il lui mit une couverture. Il s’installa en tailleur entre les deux jeunes adultes. Si Cecilia n’était pas en état pour parler au Titan, Arn lui l’était un minimum.

"Comment tu vas faire si elle se réveille.

- Pas de problèmes je m’en occupe, tu sais que je peux parler aux humains avec mon Titan et vu que tu peux pas m’aider à sortir je vais devoir attendre.

- C’est un soldat du Bataillon, ils savent comment affronter des Titans et c’est pas toi qui va faire le poids, seuls des shifters vraiment expérimentés peuvent espérer les combattre …

- Si elle avait vraiment voulu nous faire du mal, elle l’aurait fait plus tôt.


- Et si elle réagit mal ?!


- Ah pour manger il y a personne mais pour critiquer il est en forme ! Donc économises ton énergie pour te soigner plutôt que de critiquer !"


Arn se retourna il grimaça de par ses douleurs. Ouais, le gosse avait raison valait mieux qu’il économise son énergie. Et qu’il remange, à force de vouloir tout donner à son fils et ses animaux il s’était laissé mourir alors que sa petite famille avait besoin de lui. Lukas avait pas mal gagné en maturité au cours des semaines, en même temps l’état de son père avait fini par très fortement se dégrader le poussant à se débrouiller pour que tout le monde s’en sorte. Cet enfant était très mature pour son âge. Et il maîtrisait déjà bien son Titan pour son âge. Lukas restait immobile jetant un œil sur la jeune femme puis sur son père. Arn n’arrivait pas à s’endormir malgré sa fatigue, son esprit était en ébullition. Pourquoi tant de pensées resurgissant d’un coup. Le jeune homme soupira et bailla un bon coup tout en tentant de trouver le sommeil. Lukas cette fois était resté un peu à l’écart puis il n’osait pas trop se blottir de peur de l’écraser avec son poids de Titan même si un Titan c’est léger par rapport à sa taille, ça reste lourd y compris les Titans de petite taille comme celui de Lukas qui avait beau mesurer que quatre mètres, ça restait un plus grand qu’Arn humain. Le shifter voulu se transformer pour se blottir contre son fils mais il se remémora qu’il n’était pas en état de se transformer sachant qu’il peinait déjà à se régénérer ses propres blessures. En temps normal, Arn mettait déjà plus de temps que d’autres shifters à se régénérer que ça soit en humain ou en Titan. Tout simplement parce que l’énergie qui servait à la vitesse de régénération était sacrifiée pour un système de refroidissement du Titan augmentant considérablement l’endurance de son shifter quand il était transformé. Mais pour ce que faisait le jeune homme avec son Titan, ce n’était pas bien utile. La plupart des activité hormis les assassinats et les voyages ne nécessitait pas une bien grande endurance. Le shifter s’estimait tout de même heureux d’avoir son propre Titan qu’il acceptait contrairement à un certain Eren Jaeger qu’il avait connu de par des témoignages et de ce qu’il avait entendu du procès. Après il avait été mis sous pression et on le jugeait pour être simplement un shifter bien qu’il ait sauvé un district des griffes des Titans. Ou encore ses ancêtres nomades massacrés alors que ces gens étaient pacifiques et que si ils auraient voulu la guerre, pas sûr qu’ils soient venus en territoire ennemi accompagné de leurs familles et leur bétail. Tués parce qu’ils avaient des Titans et qu’ils auraient pu divulguer des informations concernant l’extérieur qui était un sujet tabou. Tout ça pour suivre des croyances rétrogrades ne servant l’intérêt sur le court-terme d’un petit nombre.

Arn vit que Lukas avait fini par s’endormir puis après quelques minutes, il fini enfin par trouver le sommeil.

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MessageSujet: Re: Qui sont les vrais monstres ? [PV Cecilia] Dim 6 Déc - 21:40
Cécilia Sarivan

« - ... Que s'est-il passé ?... »

Cécilia baignait dans un néant insondable, entourée par des ténèbres mornes et silencieuses. Il n'y avait pas de vie, pas de bruit, pas de couleur, pas de lumière. Il n'y avait rien. Seulement elle, et un vide sans fin.

« - ... Où est-ce que je suis ?... Qu'est-ce qu'il m'est arrivé ?... »

Elle voulut bouger, se lever pour essayer de sortir de là. En vain. Elle ne sentait ni son cœur, ni son corps, ni ses membres. Même ses yeux, pourtant bien ouverts, lui semblaient absents.
Elle n'était plus que l'ombre d'elle-même, une âme perdue dans des limbes sans fin.
Tout comme il y a sept ans...

« - Non... Je ne veux pas... Il faut que je sorte d'ici... »

Elle enchaîna les tentatives, criant, hurlant, essayant tant bien que mal de trouver un moyen de partir, du fuir cet endroit qui lui était trop familier, trop effrayant. Mais rien ne fonctionna.
Le temps passa, lentement, bien trop lentement pour elle. Ou peut-être bien trop rapidement... Elle ne savait pas. Elle avait perdu la notion du temps, de la fin et de la soif. Tout ce qui lui restait c'était sa voix, et ses émotions. Il y avait de l'incompréhension, de la méfiance, de la peur...
Que faisait-elle ici ? Pourquoi ne sentait-elle plus son corps ? Et pourquoi n'arrivait-elle pas à quitter cet endroit ?
Tant de questions qui la rongea longtemps, très longtemps...
Jusqu'à-ce que quelque chose de surprenant se produise.

« - Que... Qu'est-ce que... »

Un flot d'images. Encore. Le même flot irrégulier qu'elle avait vu avant de se retrouver ici, et qui, encore une fois, défilait devant elle.

« - Non... Non... Non, non, non! Pas encore! Je ne veux pas! Je ne veux pas! »

Elle se mit à pleurer à chaudes larmes, criant désespérément son supplice. Encore une fois, ses efforts furent vain.
Mais, à son grand étonnement, ses larmes firent réapparaître lentement ses sens. Au fur et à mesure qu'elles coulaient, la jeune rouquine sentit de nouveau chaque parcelle de son visage, de son cou, de sa poitrine, puis de son corps, de ses bras, de ses jambes, jusqu'au bout de ses doigts et de ses orteils. La sensation des vêtements sur sa peau revint presque immédiatement après.
Elle cessa alors de pleurer, soulagée de sentir de nouveau ses membres, malgré les images qui continuaient de défiler devant elle.

« - Je dois sortir de là... »

Elle tenta alors de s'appuyer sur son bras...
... Bras qui ne rencontra que du vide.

« - Aaah! »

Son corps se mit soudainement à tomber dans un vide insondable. Elle ne pouvait que le sentir, sa vue obstruée par les images qui continuaient de défiler rapidement, trop rapidement pour qu'elle puisse réellement les voir et les comprendre.
Vers où était-elle en train de chuter ? Allait-elle mourir au bout du chemin ?
Non. Non, elle ne voulait pas.

« - Au secours! Quelqu'un! S'il vous plaît, aidez-moi! Je tombe! »

À ses cris répondirent un faible écho. Celui d'un cri provenant d'une voix féminine et adulte. Une voix qui lui était familière, mais qu'elle ne reconnaissait pas.

« - ... Céciliaaa!... Céciliaaa!... »

La dernière syllabe continuait de sonner, comme si la voix ne cessait de crier.
Cet écho venait d'en dessous, la soldate en était certaine. Il s'intensifiait au fur et à mesure qu'elle tombait dans ce vide sans fin.
Prise d'une panique dont elle ignorait l'existence, elle gesticula dans tous les sens, cherchant désespérément quelque chose à quoi s'accrocher, à quoi se retenir.
Faire cesser cette chute. À tout prix.

« - Je ne veux pas... Je ne veux pas... »

Mais rien ne venait toucher son corps. Sa chute continua, malgré ses efforts.

« - Non, je ne veux pas!!! »

Elle ne comprenait pas sa réaction, elle ne savait pas pourquoi cette voix, ce cri l'effrayaient. Elle se contentait de tenter désespérément de fuir cet écho qui s'intensifiait lentement, se rapprochant inexorablement d'elle.

« - Céciliaaaa! »

La voix semblait maintenant être juste derrière elle. Et alors qu'elle voulut se retourner vers elle, deux coups de feux retentirent à quelques centimètres de son oreille.
Les mêmes qu'elle avait entendu plus tôt...
Le flot d'images disparut. Le cri se tut. Et le sien jaillit de son cœur.

« - Nooon!!!...»




L'adolescente se réveilla en sursaut, se redressant brusquement en tendant la main devant elle.

« - ... Non... Non... Non... » murmura-t-elle dans un rythme saccadé, haletante.

Devant elle, à quelques mètres, se dressait un mur de roches, rejoignant le sol de la même matière.
Encore secouée de son réveil, la jeune fille regarda fébrilement sur quoi elle était allongée.
Elle se trouvait sur une natte, posée à même la pierre, et avait été recouverte d'une couverture.
Comment s'était-elle retrouvée ici ?...
Soudainement, tout lui revint en mémoire.
Son arrivée dans la ville souterraine... Son souhait de retrouver sa mère... Puis la rencontre de l'homme blessé et de son fils, accompagnés de leurs animaux... Les soldats assommés... Les galeries souterraines... La cascade... Le repaire secret de la petite famille... Et tout ce qui a suivi, jusqu'à-ce qu'elle s'évanouisse...
Au moins, elle était sûre d'une chose.

Le repaire... Je suis dans leur repaire...

Immédiatement, Cécilia se détendit, lâchant un long soupir de soulagement en laissant sa main tendue retomber mollement sur la couverture. Elle passa son autre main sur ses yeux, séchant quelques larmes qui avaient coulé pendant son "cauchemar", avant de la passer sur son front, se sentant soudainement prise d'une énorme fatigue. Pas la fatigue que l'on ressent lorsque l'on a fait de nombreux efforts à la suite, mais celle que l'on ressent lorsque l'on a trop dormi. Beaucoup trop.
Combien d'heures s'étaient écoulées depuis son malaise ?...
Lentement, la rouquine regarda à sa droite. Il y avait un amas d'objets divers, et la grande bâche, sous laquelle semblait se trouver un objet imposant.
Logiquement, l'homme devait donc se retrouver à sa gauche.
Mais, lorsqu'elle tourna la tête vers lui, elle tomba sur...

« - Kyaaaaah!!! »

La soldate bondit de sa natte et atterrit sur son arrière-train à une dizaine de centimètres de celle-ci.
Devant elle se trouvait un titan d'environ 4 mètres, allongé sur le sol.
L'adolescente resta deux petites secondes fébrile, les yeux écarquillés, à la fois surprise et effrayée, avant de se rendre compte de la situation.
Elle était dans la ville souterraine du mur Sina, il était donc impossible que des titans se trouvent ici. Il s'agissait donc du titan d'un des deux garçons. Après tout, ils étaient des shifters.
Donc, elle ne risquait rien du tout... Normalement.

« - Plus jamais ce genre de frayeur... murmura-t-elle d'une voix tremblante, se remettant lentement de son choc. Plus jamais ça, plus jamais ça, plus jamais ça... »

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MessageSujet: Re: Qui sont les vrais monstres ? [PV Cecilia] Jeu 14 Juil - 19:43
Arunja Khan
Cela faisait des jours qu’Arn n’avait pas aussi bien dormi. En même temps, difficile de trouver le sommeil quand on était harcelé par des soldats et sans arrêt chassé parce que le seul fait d’exister et de vouloir trouver un endroit où se reposer. Il rêvait de rejoindre les tribus Nomades de l’extérieur, au moins, il pourrait être accepté tel qu’il est que ça soit en tant que personne de couleur et shifter. Actuellement, le seul sort qu’on pouvait lui réserver c’était de servir de nourriture pour des animaux. Ou bien pour son Titan de fils, mais le gosse maîtrisait bien son Titan maintenant. Lukas avait beaucoup gagné en maturité contrairement à son père.

Arn fut réveillé brusquement par un cri. Il remarqua que Lukas venait aussi d’être réveillé par le bruit. Il était toujours en Titan, mais Arn se demandait depuis combien de temps il était comme ça et vu qu’il dormait, il n’avait pas dut trop puiser d’énergie. Puis il vit Cecilia qui avait bougé de sa natte et au vu de sa tête, elle avait été effrayée par le Titan. Normalement, le gosse devait avoir l’accord de son père pour se transformer afin d’avoir de l’aide pour reprendre forme humaine. Dans ce cas, Arn était déjà trop faible pour se régénérer, alors une transformation était inenvisageable dans ces conditions. Il allait générer un Titan faiblard avec lequel il risquait de fusionner.

« - Plus jamais ce genre de frayeur... Plus jamais ça, plus jamais ça, plus jamais ça... »

Arn se tourna vers le gosse.

« Tu vois que c’était une mauvaise idée ! »


« Tu voulais que je la porte comment ?! »

« Euh … »

« Tu vois, il n’y a pas d’autre solution ! »

Lukas s’étira et alla vers le point d’eau afin de voir s’il y avait du poisson. Une cavité laissait passer la lumière du soleil qui éclairait l’eau et permettait à quelques plantes et animaux aquatiques de vivre ici. Il y avait quelques carpes qui baignaient. Mais pas sûr que l’enfant parvienne à en capturer une étant donné qu’elles étaient rapides. Lukas s’était mis à l’affut prêt à leur sauter dessus.

Arn retira sa couverture. Il regarda son corps et constata son triste état. Le jeune homme n’avait plus que la peau sur les os et le fait qu’il ne portait qu’un pagne dévoilait de nombreuses blessures infectées. Ses ongles étaient longs et faisaient penser à des griffes. Ses cheveux et sa barbe avaient aussi poussés en plus d’être crasseux. La jeune femme avait raison. Ce n’était pas dans un tel état qu’il pourrait subvenir aux besoins de sa famille ainsi que la protéger. Il regarda Lukas toujours occupé à pêcher le poisson. L’enfant s’était beaucoup responsabilisé et malgré son jeune âge, il se comportait presque comme un adulte. Arn se rappela que dans sa tribu d’origine, les enfants commençaient déjà leur formation de guerrier à sept ans et entre onze ans et douze ans, ils devenaient des guerriers à part entière capables de défendre le clan. Ils devenaient adultes bien plus vite car l’espérance de vie était bien plus courte, non pas à cause des Titans, mais surtout des maladies et des infections qui emportaient souvent rapidement les Nomades.

Il se tourna vers Cecilia.

« Je crois, que tu as raison, je ne peux pas protéger ma famille dans cet état … »

Arn vit Lukas accourir vers eux excité et heureux. Il vit rapidement la cause de son enthousiasme. Il venait de capturer une carpe, une grosse en plus. Le poisson frétillait encore mais Lukas l’avait empalé sur sa griffe allongée typique des Titans des peuples Nomades. Ces griffes étaient aussi utiles pour grimper sur des parois verticales que pour harponner du poisson. Les Titans Nomades avaient aussi quatre yeux leur offrant un large champ de vision.

« Regardez, j’en ai eu une ! En plus elle est grosse ! »

Le père et le fils n’avaient pas mangé d’aliments frais depuis une éternité. Arn senti des gargouillis signe que son corps criait famine. Manger l’aiderait à reprendre des forces. Avec ça, il pourrait commencer à se régénérer sachant que ça prendrait beaucoup de temps pour son cas. Arn savait que son type de Titan était déjà pas très rapide en terme de régénération, mais ayant subit des expérimentations, il était encore plus lent. Se régénérer sous sa forme Titanesque prenait déjà plusieurs heures pour un membre, alors en humain, ça pouvait aisément prendre plusieurs jours. Puis le fait qu’il soit très faible n’arrangeait pas vraiment les choses.

Lukas avait déposé le poisson dans un plat pour qu’ils puissent le préparer ensuite. En tout cas, ça va les changer du pain rassit ainsi que d’un bouillon de légumes à moitiés pourris. Arn regarda vers le plan d’eau.

« Faudra faire attention de ne pas en capturer trop si on veut survivre ! »

Le jeune homme était bien content de cette planque. Il était tranquille, pouvait se transformer sans se faire remarquer et avait un propre garde-manger avec cette petite retenue d’eau qui fournissait du poisson. Il allait pouvoir reprendre des forces pour affronter ce monde et espérer rejoindre un jour une tribu extra-muros et quitter cette cage où régnait la loi du plus fort.

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