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MessageSujet: Quand tout va bien on peut compter sur les autres, quand tout va mal on ne peut compter que sur sa famille. [PV Emimi'] Sam 14 Nov - 22:58
Daraen Krieger
Blue eyes
feat. Emilio


Ce matin Lutecia avançait rêveusement dans les rues, sachant pertinemment qu'elle était suivit par deux soldats chargés de surveiller qu'elle ne sortait pas de Sina. Au moins ne se courrait-elle pas en tous sens pour leur échapper, ses geôliers ayant capitulé pour la laisser sortir, un peu. Bien qu'elle n'essayait pas de leur échapper, elle avait été obligé de teindre ses cheveux en noirs pour ne pas qu'on la reconnaisse et été vêtu d'un pantalon léger et d'un haut ample, le tout d'une couleur passe partout, blanc pour la haut et marron clair pour le bas, ainsi elle pouvait parfaitement ressembler à une domestique et donc personne ne s'attarderaient sur les petits détails qui démentaient ce fait.
Elle observait les étales des marchands avec une étincelle nostalgique dans les yeux, elle se souvenant encore quand elle venait faire le tour des étales de sa famille pour veiller à ce que tout soit correctement préparé. Mais aujourd'hui elle ne faisait que flâner, évitant habilement de rentrer dans un noble quelconque pour ne pas s'attirer une attention indésirable.

« Madame ! » interpella quelqu'un, lui faisant tourner la tête « Cette parure se mariera à merveille à vos yeux et je suis sur, peu importe votre toilette, il ne vous rendra que plus radieuse. » complimenta-t-il en lui présentant une cascade en argent avec des petits saphirs en forme de gouttes.

Effectivement, ses yeux possédaient toujours cette couleur bleu si peu commune et si reconnaissable. Pour peu que quelqu'un l'ai déjà rencontré, reconnaître ses yeux et la suspecter ne devait pas être difficile. Enfin, les gens qui pouvaient potentiellement la reconnaître se comptaient sur les doigts d'une main donc elle ne s'en faisait pas trop.
Elle remercia le marchand pour le compliment et reprit sa route, croisant nobles et domestiques en grand nombre. Parfois quelques soldats se mêlaient mais elle n'en faisait pas grand cas, préférant se plonger dans ses pensées, quelques années plus tôt lorsqu'elle avait fait la rencontre d'Emilio. Comment allait-il ? Arriverait-elle un jour à lui faire de nouveau face sans être accablée par le poids de ses mensonges ?
Elle secoua la tête et ses pas se firent plus vigoureux, sa silhouette s'enfonça dans la foule sans observer qui elle pouvait bien dépasser. A quoi cela servirait ? C'étaient tous des inconnus.
Elle obliqua dans une ruelle séparant deux rues fréquentées, elle ne pouvait pas aller vers les personnes qu'elle connaissait si jamais elle les rencontraient - ce qui serait un pur hasard - et puis.. qui pourrait la reconnaître ainsi vêtu et après deux ans sans nouvelles ?

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MessageSujet: Re: Quand tout va bien on peut compter sur les autres, quand tout va mal on ne peut compter que sur sa famille. [PV Emimi'] Lun 21 Déc - 1:21
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Trois têtes, une mission.

pv lutecia watergate


45. 40. 35. 30 mètres.
La distance est idéale. Ils se trouvent à exactement 30 mètres devant moi. Je ralentis le pas pour que cette distance n'augmente ni ne rétrécisse. Le regard fixe, les épaules droites. Je suis en tenue de soldat, équipement tridimensionnel, trop voyant diront certains. Mais je suis en plein cœur d'une patrouille de la brigade spéciale, elle même au cœur de la foule. D'habitude, le district de Stohess est peu fréquenté. Mais aujourd'hui, il y a le marché. Je ris intérieurement, d'un rire jaune et sans joie. Un rire cruel. Je suis fier d'avoir si bien calculé mon coup. Deux semaines déjà que j'avais prévu cette opération. Et je ne compte pas échouer si près du but. Non ... Il m'est interdit d'échouer.

Nous arrivons au croisement. La rue se sépare en deux, il faut choisir un côté. A droite ? A gauche ? Une goutte de sueur coule sur mon front puis le long de mes tempes. Bien que j'aie vérifié leur itinéraire une infinité de fois au préalable, il pourrait changer à tout moment. La foule se fait de plus en plus dense, entassée au croisement, fluide et condensée à la fois. Je ralentis le pas et fait mine de ramasser un objet. Je me baisse à moitié et ne quitte pas le cortège des yeux. Il me faut être extrêmement précautionneux. Mon but est de les trouver. Leur but est de m'échapper. Je me relève doucement tout en continuant ma marche. Tout se passe bien jusque là. Le groupe des brigades spéciales prend le chemin de gauche. Ceux que je suis prennent celui de droite. 35 mètres environ. Ma diversion m'a ralenti, j'accélère légèrement. Cette rue est bien moins fréquentée que l'autre. Nous y sommes presque.

15 mètres. Fin de l'accélération. Je compte en une fraction de seconde : 30 personnes marchent actuellement dans cette rue. Ils vont bifurquer à la deuxième à gauche pour rejoindre l'autre rue, en faisant semblant de rien. Je prends la première à droite tout en faisant attention à ne pas être trop sec dans mes mouvements. Ils me remarqueraient à la seconde où je me démarquerais des autres. Je suis à présent dans une minuscule ruelle qui relie les deux grandes allées. Comme prévu, deux poubelles et un muret en bois bloquent la fin de la ruelle. Une brique dépasse d'un des murs. Je respire une dernière fois, une grande respiration. Les mains sur les poignées de mes lames. Je coupe ma respiration. C'est parti.

D'un coup, je saute, prend appui sur la brique qui dépasse du mur et active mon équipement tridimensionnel. Les petits grappins s'accrochent derrière le rebord du muret délimitant le toit, à exactement cinq mètres trente au dessus. En une seconde, je suis sur le toit. J'atterris dessus, accroupi, prêt à dégainer. Je me prépare à lancer un regard dans la ruelle à trois mètres devant. Ils devraient être là, au milieu de celle ci, à ce moment précis... Non, ils le sont, je le sais. Je baisse les yeux sur la ruelle et les aperçoit. Trois tâches noires se distinguent sur les pavés rouge brique : un homme, petit, blond, la cinquantaine, encadre de deux colosses, gigantesques et inquiétants. Enfin, pas pour moi. Je plie mes genoux un peu plus afin de prendre un meilleur élan et je

Une fille.

... Hein ?
Je...
J'ai l'impression que tout se passe au ralenti. Dans ma tête, les pensées fusent. Qu'est ce que... Qu'est ce qu'elle fout là ?! Elle va foutre en l'air toute mon opération ! Je me demande si je dois la tuer elle aussi. Oui ! Non ? Putain, je panique. Mon coeur bat à 150 à l'heure. Ils avancent vers elle. A leur pas, on le devine. Ils la suivent. Ils la suivaient, depuis tout ce temps. Et moi qui croyait les avoir cerné... Quelle stupidité, quelle naïveté... Le vote est demain. Ce vote qui décidera d'une loi essentielle pour le sort de dizaines d'habitants de la ville souterraine. Cet homme est un danger. Il faut le tuer. Peu importe les conséquences. Oui. Dans ma tête, il n'y a plus que cette pensée. Il faut le tuer. Tuer. Tuer. Tuer.

Tuer.

Ce geste que j'ai répété des centaines de fois avant ce moment s'actionne alors presque automatiquement. Je saute, dégaine, vise. Tchak. La chair se découpe facilement sous mes lames. Et de un. Tchak. Et de deux. Les deux gorilles sont morts. A la seconde où mes pieds touchent le sol, ma lame touche sa nuque. Tchak. Et de trois. Propre, soigné. En moins d'un battement de cils, j'ai accompli ma mission. Les trois corps s'affalent sur le sol, je rengaine mes lames pour ne pas laisser de trace. Mon regard est encore froid, perçant, la pupille minuscule et les yeux écarquillés à cause de la concentration plus qu'intense. Je me retourne. La fille. Elle est toujours là. Tout se passe très vite, je n'ai pas le temps. Alors pourquoi je l'attrape par la taille ? Pourquoi est ce que je lance mes grappins et remonte sur les toits et la tenant dans mes bras ? Pourquoi est ce que je passe de toit en toit avec une rapidité incroyable, comme je le ferais seul ? Je n'avais jamais été aussi vite, ou si, peut être lors de ma première mission, lorsque j'ai failli y rester. L'adrénaline me fait dépasser mes limites. Je ne respire plus. Je ne cligne plus des yeux. Mes jambes suivent à peine, mes bras ne pensent qu'à serrer ce fardeau contre moi. Elle n'a même pas d'importance, alors pourquoi je ne m'en débarrasse pas ? Pourquoi je ne m'en suis pas débarrassé au moment où je l'ai vue ? Stupide, stupide, stupide, tellement con. Lorsque les battements de mon cœur commencent à redescendre en même temps que mon réservoir de gaz, lorsque je commence à ralentir, je reprends mes esprits et me "pose" sur le toit d'un haut bâtiment. Surement une sorte de château, peu m'importe tant que nous ne sommes pas visibles. Je pose la fille à terre et m'asseoit dans un coin formé par deux cheminées accolées pour être sur d'être assez bien caché. Selon mon plan, je devais rejoindre la patrouille quasi instantanément après ma mission.
Je crois bien qu'il va me falloir un plan B.

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MessageSujet: Re: Quand tout va bien on peut compter sur les autres, quand tout va mal on ne peut compter que sur sa famille. [PV Emimi'] Lun 21 Déc - 12:21
Daraen Krieger
Blue eyes #2
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Ce bruit si léger et discret qu'il se fondrait bien dans le décor la força à se retourner, c'était un bruit familier mais qui n'avait pas sa place ici, dans cette ruelle. Non, elle se serait attendu à l'entendre dans une cuisine, une salle à manger à la rigueur, lorsque les convives découpaient leurs aliments, mais certainement pas ici. Alors comme dans un rêve elle se retourna, sa main couvrant sa bouche pour étouffer un cri de stupeur, un cri de peur. Ses yeux s'écarquillèrent devant le ballet mortel dont elle était seule témoin. Très brièvement elle croisa les yeux de l'attaquant et ce fut suffisant. Ce fut suffisant pour essouffler l'appel à l'aide qu'elle allait prononcer, avant même qu'il n'est franchi ses lèvres, ce fut suffisant pour la figer, n'osant trop y croire, son esprit oscillant entre espoir et peur, revenant sur ses pensées précédentes. Ces yeux d'un bleu si particulier qu'elle n'avait croisé qu'une fois dans sa vie. Pouvait-elle y croire ? Chance ou malchance ? Elle ne savait plus quoi penser, plus quoi faire. C'est pour ça qu'elle resta ainsi figer, enregistrant difficilement qui étaient les hommes qui venaient de se faire froidement assassiner. Mais pourquoi ...?
Une étreinte se glisse autour de sa taille. C'est à cet instant qu'elle remarque qu'il c'est rapproché d'elle jusqu'à la saisir. Elle tressaille. Il semble différent tout en étant le même, mais sa façon de tuer de sang froid l'inquiète. Peut-elle prendre le risque de se retrouver seule avec lui ? Elle jette un simple regard par dessus son épaule avant qu'il ne s'élance. Ses deux gardes.. les avait-elle semer ? Pourquoi n'intervenaient-ils pas ? Ses questions quittèrent précipitamment son esprit lorsque la vitesse augmenta et elle s'accrocha à son porteur en faisant attention à ne pas le gêner. Pas une seule parole n'avait été prononcé et elle pinça les lèvres. Elle ne pouvait pas deviner ce qui traverser actuellement l'esprit de son cadet mais une chose était sur, il avait changé et elle ne savait comment l'aborder. Un doute l'assaillit. Était-ce vraiment lui ? Ne pouvait-ce s'agir d'une autre personne avec des yeux tout aussi particulier ? Elle se mordilla la lèvre. Il fallait qu'il la pose, maintenant.

Elle se retrouva presque instantanément sur ses pieds sans trop savoir comment, perdu et incertaine avant de recentrer son attention sur le soldat qui c'était assit non loin dans un coin. Elle observa autour d'elle, constatant qu'ils étaient sur un domaine et que personne ne les verraient. Elle profita de cet instant figé pour le regarder, le détailler, cherchant à confirmer ce qu'elle avait vu toute à l'heure. Ses cheveux noirs.. la forme de son visage, de ses yeux, il avait grandi et était devenu un homme, mais elle ne pourrait pas le confondre avec un autre. Tous ses doutes fondirent comme neige au soleil mais un autre s'installa. Comment devait-elle réagir ? Il ne la reconnaitrait sûrement pas, son physique superficiel était trop différent de ce qu'il avait connu.

« Emilio. »

Ce n'était guère plus qu'un murmure, un nom qu'elle n'avait pu retenir, son nom. C'était la première personne de son passé qu'elle revoyait, une personne qu'elle avait apprécié. Parmi les larmes qu'elle tentait de refouler, une s'échappa et roula sur sa joue. Elle n'osait pas faire un pas, après tout, elle ne savait rien de lui qui ne datait pas de deux ans. Inspirant profondément, elle souffla longuement en fixant le ciel, apaisant ses peurs.
Alea jacta est.
Elle posa ses pupilles céruléennes sur son cadet et fit quelques pas dans sa direction dans le seul but de réduire la distance. Elle voulait lui parler, s'expliquer, se justifier. Mais se souvenait-il d'elle ? Elle ne connaissait qu'un unique moyen pour le savoir. Forçant leurs yeux à se croiser, elle ne le lâcha plus quand ce fut fait, déterminée.

« Tu es Emilio n'est-ce pas ? » questionna-t-elle pour qu'il l'admette de vive voix « Je m'appelle Lutecia. »

Elle inclina brièvement la tête et le buste.

« Je ne dirais rien sur ce qu'il c'est passé plus tôt. Merci de m'avoir sauvé, encore. »

Il l'avait sauvé. Elle savait qui étaient ces hommes, où elle les avaient vu, ce qu'ils lui voulait et ce qu'ils lui auraient fait pour l'obtenir. Certes elle n'approuvait pas sa méthode.. radicale, mais une nouvelle fois il lui avait sauvé la vie, bien que ce ne fut pas son but initial.

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MessageSujet: Re: Quand tout va bien on peut compter sur les autres, quand tout va mal on ne peut compter que sur sa famille. [PV Emimi']
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Quand tout va bien on peut compter sur les autres, quand tout va mal on ne peut compter que sur sa famille. [PV Emimi']
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