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MessageSujet: "Les titans ça baise pas du coup ? Oh les cons." II Lun 21 Déc - 13:08
Wade Nux

 
Wade Nux
...

 
Nom: Nux
Prénoms: Wade
Date et lieu de naissance: 14 mai, Shiganshina
Âge: 16 ans
Sexe: Masculin
Groupe: Bataillons
Métier (grade si militaire): Soldat
Famille: Père, mère, soeur adoptive.
 
_____


Pouvoir et armes:
Tout une gamme de couteaux caché dans sa chemise, sa ceinture et ses chaussettes. Allant de cinq à quinze centimètres. Dispositif d'allégement de l'équipement tridimensionnel.
Description physique.

 Aaaaaah. Wade. Drôle de phénomène que ce garçon. Oui, il possède bien un service trois pièces si vous en doutiez encore. Son visage possède des traits très doux et relativement féminins. Pour accentuer sa nature androgyne, Wade a des grand yeux rouges -lié à sa nature d'albinos, de longs sils, un nez à la fois fin et pointu, de fines et douces lèvres vermeilles. Sans parler de cette petite expression de petit-enfant insouciant que ne comprend pas la dure vérité de ce monde. Pour ce dernier point, il arrondit ses lèvres et écarquille ses yeux, laissant échapper de sa bouche une onomatopée d'étonnement. Et tant qu'on parle d'expression, autant dire que le visage de Wade passe d'un extrême à un autre. De l’innocence incarnée, son visage peut être déformé par un énorme sourire, dévoilant des dents blanches et un certain déséquilibre mental, dans ses yeux l'envie de violence s'y lit aisément, ses sourcils se contorsionnent vers le haut de son crâne et pour finir en beauté, un ricanement fourbe émane de sa bouche.
Ceci dit, il y a quelques points du visage de Wade qui nous n'avons pas encore abordé. Il pratique la suture artistique qui, en plus de rebuter son entourage, impressionne souvent. Il s'agit de faire passer un fil dans la peau histoire de se coudre le corps, il se décore avec un fil rouge. Sur son visage, il a deux sortes de petites vagues au niveau de son œil gauche et sur le côté gauche de sa lèvre inférieure, il possède le bas du corps de deux bonhommes bâtons. Représentant pour lui, sa sœur adoptive et lui-même. Les vagues font référence au changement. Mais ça ne s'arrête pas là, de sa gorge au milieu de ses clavicules sont cousu de petites croix, pareil sur ses deux avants-bras. Celles sur son torse n'ont aucune signification pour lui, à vrai dire, il les a faites parce qu'il s'embêtait. Celles sur ses avants-bras représente le nombre de fois où il a failli mourir, c'est-à-dire trente-six fois. Les batailles de Shinganshina et de Trost ont à elles seules constitué l'ajout de vingt-sept croix.

Wade en plus d'avoir un visage androgyne, a aussi une carrure très neutre. Il mesure un mètre soixante-treize et ne fait que soixante kilos, autant vous dire qu'on distingue aisément sa cage thoracique, ainsi que sa colonne vertébrale qui à l'air de vouloir sortir de son dos, ce qui une fois courbé, lui donne une apparence assez déconcertante. Nu, il est assez intriguant à voir, il n'a que très peu de formes, son torse est presque lisse, si ce n'est une longue balafre au niveau de sa poitrine allant jusqu'à ces côtes, pour accentuer le tout, ses muscles ne sont pas très apparents, au niveau de son flanc droit, se trouve la cicatrice d'un impact de balle. Ses épaules s'arrondissent pour se prolonger en deux longs bras fins, mais étrangement musclé -rapport au reste du corps du moins, pour se profiler en paumes blanchâtres reliant des longs doigts squelettiques, qui viennent frôler la peau de ses cuisses douces et effilés qui elles-mêmes, sont issue de deux fesses qui forme une petite bosse discrète au bas de son grand dos, sur lequel la peau semble s'écraser contre les muscles. Cette même peau est recouverte d'une multitude de cicatrices vermeilles. Ces cicatrices deviennent de plus en plus courtes lorsqu'elles descendent dans l'arrière des cuisses pour ne laisser qu'une longue entaille sur le dos du tibia droit. Au bout de ses jambes immaculées trône une paire de pieds aussi squelettiques que les mains de Wade, ses pieds sont usés par le manque de protection, mais aussi résistant, de la corne recouvre la surface destinée à joncher le sol.

Pour en finir avec son apparence basique, concluons avec l'atout majeur de son physique, ses cheveux. Précisons déjà, que ses cheveux sont relativement longs par rapport à ceux des garçons de sa promotion, il lui arrive jusqu'aux épaules. Les bouts de ses mèches les plus basses bouclent légèrement. À part ça, ses cheveux sont assez lisses, bien que totalement emmêlés, car les coiffer, il faut le dire, Wade n'en a strictement rien à branler. Sa nature d'albinos fait que ses cheveux possèdent, tout comme son visage, une teinte très blanche. Ce blanc est d'une clarté incroyable, si bien que l'adolescent trouve que le sang va à ravir à ses cheveux. Il y a une seule mèche de coiffer par quatre barrettes, une en forme de croix et trois autres qui sont simplement des barres rouges. La pointe de cette mèche rebique légèrement.

Pour ce qui est de son code vestimentaire, Wade a un goût particulier pour les bretelles, il en a plus d'une quinzaine de paires. Parfois semblables, parfois radicalement différentes, allant de la plus sobre à la plus colorée. Il apprécie également porter des chemises, cette fois-ci, elle reste dans des nuances claires. Accompagnant ça d'un pantalon assez court le couvrant jusqu'aux genoux. Il porte souvent de longues vestes amples. Autre précision, il porte son uniforme le moins possible, le trouvant beaucoup trop étroit.

 
Caractère
Là, on s'attaque à quelque chose de gros quand même. Wade n'est pas un modèle de stabilité mentale. Ni un modèle de stabilité tout court d'ailleurs. Pour le définir en quelques mots, c'est un junkie, impulsif, imprévisible, trouble-fête et nymphomane. Ceci dit, nous allons aller plus loin que ça.
Commençons donc. Wade a gardé une attitude semblable à celle qu'il avait à onze ans. C'est-à-dire, celle d'un enfant hyperactif, insouciant et excentrique. Déjà, à onze ans, il était assez perturbé, à cause notamment de l'attaque de Shiganshina puis de sa séquestration par les brigades spéciales. Ces deux événements l'ont rendu totalement mégalomane, en plus du manque affectif dû à sa relation avec sa mère et sa séparation avec sa sœur adoptive. Convaincu qu'il ne peut pas mourir comme tout le monde, il cherche tout le temps à défier la mort et n'hésite pas à plaisanter de ça, ce qui est d'un goût assez macabre. Il respire toujours une joie de vivre constante, qui se trouve être assez étrange vu ce qu'il a vécu. Cette même joie de vivre rend Wade totalement insolant avec ces supérieurs. Tout comme le respect du règlement lui paraît absolument absurde.

Du côté relationnel, il n'est pas quelqu'un qui déteste les gens. Pour exemple, il pourrait en vouloir à mort à ces tortionnaires d’antan, mais non, il ne les déteste pas le moins du monde. Bien que leurs morts le réjouirait totalement, évidemment. À côté de ça, il est très affectif avec le reste de la populace. Étant bavard et vraiment trop ouvert d'esprit, ça en fait un compagnon assez rigolo. Bien qu'il soit assez vite emmerdant, mais il suffit de lui dire et il ira embêter quelqu'un d'autre, puis reviendra vers ceux qui l'ont renvoyé, sans aucune rancune. Être amical avec tout le monde ne veut cependant pas dire aimer tout le monde. En réalité, deux personnes comptent vraiment pour lui, son géniteur et sa sœur adoptive. Les amis qu'il s'est faits aussi, mais beaucoup moins. Pour ces deux personnes, il n'aurait aucun mal à donner la mort à un autrui.

Ceci est une parfaite transition pour aborder un autre point de sa personnalité, plus en profondeur cette fois, c'est-à-dire, son rapport à la mort. Dans un monde où l'espérance de vie est dotée d'un facteur d'incertitude extrêmement élevé, il est peu commun de se penser immortel. Enfin pas exactement, Wade est convaincu de ne pouvoir mourir que dans des circonstances incroyables. Ce qui n'est pas quelque chose de très bon pour lui, car, il est en valse constante avec la mort, sans prendre conscience que son imprudence pourrait le rendre définitivement infirme. Pour ce qui est de la vie humaine en général, il a bien conscience que fasse au titan, elle n'est que futile, il s'est fait à l'idée qu'il perdrait beaucoup de gens. Sauf pour ce qui est de sa sœur et de son père, il refuse catégoriquement l'hypothèse de les perdre.
En revanche, il est tout à fait commun d'être fasciné par la mort, la douleur et la violence en tous genre, ce qui est, encore une fois, le cas de Wade.

 
Histoire
Un bureau et une chaise se tiennent contre le mur d'une pièce carrée, plongée dans la pénombre. La pénombre totale. Un faisceau de lumière blanche rentre soudainement dans cette pièce. Une silhouette entre, cachée par le faisceau de lumière. La porte se referme, seule la lumière d'une bougie persiste. La silhouette, se dirige jusqu'au bureau et pose la bougie. Elle s'assoit, la lumière découvre un visage androgyne à la chevelure blanche, celui de Wade. Il tire d'un tiroir un petit carnet. Wade ouvre le carnet tournant les pages une à une. Plusieurs phrases sont inscrites, avec un nom, un lieu. Ces phrases font remonter divers souvenirs à Wade, lui arrachant un sourire nostalgique. Il se souvient de son enfance, celle d'un gamin ayant grandi dans le district de Shinganshina, avec un père vivant de petit boulot et une mère dans la garnison. Bien que les Nux n'eurent qu'un seul enfant, Wade a grandit avec une sœur adoptive, avec qui il avait déjà fait une demi-douzaine de fois les fameux quatre cent coups. Wade souffla du nez, il venait de lire une réplique de sa sœur.

« De toute façon, t'es pas mon frère. »
Liesel, à moi. Shinganshina.
-
Le bruit de l'eau s'écrasant dans celle d'une fontaine. Celui des pas de deux enfants se courant après, celui de leurs cris. Les deux rejetons Nux étaient en train d'arpenter les rues de Shingashina, la petite Liesel devant, Wade juste derrière, menaçant qu'il allait l'attraper. Au détours d'une rue, Liesel changea de direction pour mettre un peu plus de distance entre elle et son frère. La ruelle dans laquelle elle venait de rentrer était assez étroite, le soleil s'y engouffrait assez difficilement, donnant un aspect assez sombre à ce coupe-gorge. Les deux enfants semblaient affectionner ce genre d'endroit, car, c'était souvent ici que leur mère, venait les chercher. C'était d'ailleurs un des seuls moments où elle se servait de son équipement, inspecter les interstices entre les maisons à la recherche de ces deux têtes innocentes.


Liesel se cacha derrière une poubelle, relativement imposante. Elle entendit son frère entrer dans la ruelle, il commençait à fatiguer, sa course faisait plus du bruit. Se servant des bruits de ses pas comme repères, elle inspira, puis tendit son pied d'un seul coup, Wade passa à ce moment-là. Son pied se coinça sous celui de sa sœur adoptive. Il s'écrasa brutalement au sol, son front le frappa de plein fouet, ce qui ne manqua de le gratifier d'un horrible mal de tête. Ça ne l'empêcha pas de se retourner vers sa sœur, du sang plein le front.

- Je ne t'ai pas fait mal ?

Sa sœur soupira d'exaspération, et reprit son chemin. Wade se releva, se tenant le front, avec une mine d'incompréhension.

- J'ai fait quelque chose de mal ?

Liesel se retourna vers lui.

- Arrête de me coller !
- Mais on s'amusait bien pourtant...

Elle tourna le dos une fois de plus à son frère, qui, ne comprenant toujours pas, lui attrapa la main. Elle le repoussa en lui crachant les premières paroles blessantes qui lui vinrent.

- De toute façon, t'es pas mon frère.

Puis elle repartit, laissant Wade seul. Toujours plongé dans l'incompréhension. Liesel avait été adoptée par les Nux quelques années après la naissance de Wade, qui avait toujours été seul, trop bizarre pour les enfants de son âge, ses parents trop absents pour s'occuper de lui, il s'était créé un petit monde à lui, jusqu'à ce qu'elle arrive, là, il avait voulu l'intégrer à son imaginaire, le partager avec elle. Au début, ils s'amusaient bien, mais quand Liesel fut en âge de comprendre qu'elle n'était pas la sœur biologique de l'albinos, elle se mit à éprouver une certaine haine pour son frère. Surtout à cause du regard du père sur son fils. Elle avait l'impression que le fait qu'elle ne soit sortit du ventre de sa mère, ne la rendait pas légitime aux yeux de son père.

-

Wade souffla de nouveau du nez en regardant cette phrase. Ses yeux parcoururent la page, jusqu'à trouver une nouvelle phrase.

« -Dis, tu te laves les dents ? Tu oublieras pas de le faire quand je serai dans ton ventre, hein, promis ? »
Après la destruction du mur.
-
Aujourd'hui était un grand jour pour Alfred Nux, partit pour l'enceinte du mur Rose dans la matinée, il allait avoir droit à une prime conséquente qui permettrait à la famille de vivre un peu plus facilement. Ce qui impliquait donc que Martha Nux était forcée de s'occuper des deux enfants pour la journée. Par chance, ils avaient trouvé de quoi s'amuser dans une fontaine. Avec des bâtons, ils s'amusaient à croiser le fer tel des guerriers médiévaux. Wade faisait attention de ne jamais trop prendre le dessus, quant à Liesel, elle n'hésitait à taper franchement contre la peau de Wade.

Pendant de ce temps Martha discutait avec un de ces collègues. Qui se trouvait être un homme de la même tranche d'âge qu'elle, la surpassant d'au moins une tête, il avait une carrure assez imposante sans trop exagérer, des cheveux bruns plaqués en arrière et un visage inspirant la confiance. Tout ce que n'avait pas le père de Wade. À en voir le sourire et les pommettes presque écarlate de Martha, aucun doute qu'elle en pinçait pour lui et c'était totalement réciproque. Leur discussion tournait autour de fait, qu'en effet, son mari ne le serait bientôt plus. Ils cessèrent de parler de ça quand ils entendirent Wade venir en sautillant, la bouche en cœur.

- Mamounette ?

Elle se tourna vers lui, avec un petit sourire. Elle aimait cet enfant, bien qu'elle était exaspérée par sa nature relativement insolente et le faite qu'il ne comprenait pas qu'en ne ménageant pas ses propos, il blessait les gens, comme sa sœur. Il restait de sa chair et un enfant, il allait apprendre.

- Mamounette, c'est quoi le gros truc là-haut ?

Elle leva la tête et écarquilla les yeux.

- COURREZ VERS LE MUR ROSE ! C'EST UN TITAN !

Ses paroles percèrent la foule, la seconde d'après une foule paniquée obéit à l'ordre. Wade regarda autour de lui, il ne voyait plus sa sœur. Il se tourna. Sa mère le rattrapa.

- Non ! Va t-en !
- Mais Liesel est...
- Je vais la chercher !
- Mais maman, elle va m'en vouloir.
- Je lui expliquerais ! Vite ! Gerald, accompagne-le !

Il hocha de la tête et attrapa Wade par le bras. Trop faible pour résister, Wade se laissa emporter par l'homme de la garnison en regardant par-dessus son épaule sa mère disparaître dans la foule. Il sentit son ventre se nouer, sa gorge aussi, un frisson le parcourra de la tête aux pieds. Ses jambes s'affaissèrent, il tomba, à genoux, haletant, pour la première fois de sa vie, il avait peur. C'était la première fois qu'un sentiment se faisait aussi présent. Gerald lui cria des choses, mais il n'entendait rien d'autre que les cris et la course des gens, ainsi que des hurlements inhumains. Soudainement, il quitta le sol. Gerald venait de le prendre sur ces épaules, n'étant pas bien lourd, le soldat put dégainer ses gâchettes à grappin, il cria à l'enfant de s'accrocher et ils furent tirés dans les airs.

Wade fut fasciné par ce qui arrivait, il n'en revenait pas. Il était en train de voler. C'était vraiment incroyable. Les gens défilaient sous leurs pieds, il en oublia presque sa peur. Malheureusement, ça ne dura pas, ils se posèrent à quelques rues des bateaux qui faisaient embarquer les réfugiés. Wade se tourna pour voir ces géantes silhouettes tout détruire, son regard se fixa sur un des titans en train de dévorer une femme, tout ce sang, toute cette violence. Il sentit quelque chose naître en lui, non pas de la haine, non pas de la compréhension, juste un désir d'y participer. Pendant sa réflexion, Gerald avait essayé de communiquer, sans grand succès, mais des pas lourds ramenèrent les deux personnes à la réalité. Un titan de huit mètres se dressait devant eux, son regard était glacial, ses lèvres formaient un sourire atrocement inexpressif.

Gerald poussa Wade en arrière.

- Cours gamin ! Je le retiens !

C'est à ses mots qu'une ombre trancha la nuque du titan. La mère de Wade arriva devant eux, avec Liesel. Le cœur du jeune garçon fit un bond, il courut vers sa famille et la serra contre lui. Martha lui toucha la tête.

- Allez, vite, nous, on les retient !

Ils hochèrent tout deux la tête et se mirent à courir. Jusqu'à ce qu'un déviant vienne leur barrer la route. Wade accéléra, prit sa sœur sur les épaules et passa sous les jambes du titan, il projeta Liesel en avant.

- Le premier arrivé mangera la dernière part de tarte !

Une main s'abattit sur le sol, faisant craquer le sol et virevoltait le jeune garçon. Il se mit à rire.

- Je vais l'avoir si tu ne cours pas !

Liesel écarquilla les yeux, et fini par se mettre à courir, au moment où le titan attrapa Wade.

- Dis, tu te laves les dents ? Tu oublieras pas de le faire quand je serai dans ton ventre, hein, promis ?

Il était en train de parler à ce titan d'un air parfaitement naturel et enfantin. Des hommes de la garnison apparurent et lacérèrent la nuque du titan, Martha fondit vers son fils pour le récupérer. Se préparant à le sermonner, le bruit de quatre titans qui déboule de nulles parts la coupa net dans son élan. Gerald dégaina.

- Garnison, nous devons protéger les habitants ! En avant !

Sept hommes de la garnison fondirent vers les titans. Martha embrassa le front de son fils et partit à l'assaut. L'enfant cligna plusieurs fois des yeux. Jusqu'à se retrouver dans une maison détruite. Les vêtements couverts de sang et ayant frôlé la mort déjà trop de fois, sa mère de dos, s'empressa de sortir de la maison.

- Gérald ! Gérald !

Wade avait eut l'impression de perdre connaissance, sûrement sous le choc. Pendant ce temps, seul deux personnes de la garnison avaient survécu, sa mère et un lieutenant. Wade, n'arrivait pas à comprendre pourquoi sa mère, en sanglot, criait le nom de ce monsieur. Il comprit en sortant et en voyant les cadavres d'humain et titan joncher le sol. Il suivit sa mère instinctivement, qui espérait désespérément de retrouver son amant. Elle se figea.

- Ma... Mar... Martha...


Une moitié d'homme se tenait dans une petite ruelle, il avait été arracher en deux et jeté. Martha se précipita vers lui, Wade avança timidement.

- Non-non, ne parle pas, ça va aller, tu peux t'en sortir !
- Ton … Ton fi... fils... il ….

Il vit Wade et un sourire se dessina sur son visage.

- Il a survécu...

Dit-il avant de laisser tomber sa tête. La femme fondit en sanglot, son fils s'approcha, prit sa main.

- Maman, faut qu'on rejoigne papa et Liesel, les grands méchants arrivent.

Elle releva la tête vers son fils, une expression de haine sur le visage. S'il n'avait pas été là, elle aurait pu travailler en équipe avec son amant et… S'il avait compris ? Elle se releva, le prit dans ses bras et planta son grappin de toit en toit. Arrivant devant les bateaux d'évacuation, elle fendit la foule et donna son fils à un homme de la garnison, qui en voyant son visage, eut instinctivement une expression de compassion, il le mit dans le bateau. Wade tendit sa main, Martha lui lança un regard et se tourna vers la foule qui criait au scandale, dégainant ses lames, elle cria à son tour sur la foule.

- Des gens sont morts pour vous ! Tous mes amis ! Parce que c'est notre devoir ! Protéger des inconnus, alors, laissez-moi sauver mon fils.

Elle craqua de nouveau en repartant dans les airs. Sous l’œil enfantin de Wade.

-
Cette fois ci, son sourire s’effaça, il laissa ses yeux aller trois phrases plus tard. Il savait à quoi ça correspondait. Il lu, avec la peur de se rappeler de la suite.

« Papa, je ne comprend pas. »
Moi à papa, Mur Rose.
-
Après l'attaque des Titans contre le mur Maria, la famille Nux avait fini par se réunir dans un lotissement pour réfugié. Martha était revenu du mur, en vie, mais avec le visage sombre, forgé par la haine et le dégoût. Le père de Wade, n'était déjà pas un homme bien grand, il restait silencieux derrière sa barbe. Il était ce genre d'homme qui encaissait malheur sur malheur, mais ne se plaignait pas. Arborant toujours une mine entre la tristesse et la préoccupation, il ne faisait rien d'autre que de boire et d'oublier ses problèmes dans les stupéfiants. Cela faisait un an que Martha en avait assez de devoir traîner cet homme, les événements récent allaient mettre une fin catégorique à tout ça.

Les deux enfants était assis côte à côte, juste devant la table où leurs deux parents se disputaient. Si on pouvait appeler ça une dispute. Alfred encaissait tout ce que disait Martha, qui s'en donnait à cœur joie, crachant le reste de sa haine sur son ex mari. Ce dernier, d'un air triste et embêté baissait la tête.

- Et quoi ? Tu ne réponds pas ? Tu n'as jamais été qu'un boulet, à toujours dire que l'armée est remplie de con, toujours dire que ce sont des profiteurs, j'y aie rencontré un homme que te surpassait largement !

Alfred releva sa tête soupira un peu, posa ses yeux sur Martha.

- En attendant, je suis en vie. Plus pour longtemps, certes. Et, je crois bien que ce n'est pas la garnison qui changera quelque chose.

Le visage de la femme se disloqua, c'en était trop de cette suffisance, de cette pseudo-supériorité intellectuelle, elle se déchaîna.

- TU N'ES QU'UN SALOP ! JE TE SOUHAITE DE MOURIR DANS LA MISÈRE AVEC TON SALE GAMIN DÉBILE !

Alfred écarquilla les yeux. Il serra son poing et le projeta contre la table, la femme s'arrêta. Le visage du père était expressif, et ça, ça faisait un choc, il y a au moins quinze ans que ce n'était pas arrivé.

- Ne dis plus jamais ça, devant notre enfant.

Elle lui jeta un regard méprisant puis s'approcha de Liesel et lui tendit sa main.

- Dis adieu à ton frère, on s'en va.

Wade regarda sa mère puis sa sœur, une tristesse mêlait à l’incompréhension totale de se qui venait de ce passer pouvait se lire dans ses yeux. Sa sœur se leva mollement, il releva la tête vers sa mère, elle plongea son regard dans le sien.

- Je ne veux plus jamais vous revoir, toi et ton père.

Puis elle tira Liesel avec elle vers la sortie. Wade se leva, et fit quelques pas en avant, totalement déboussolé, il s'arrêta à quelques mètres de la porte où sa mère et sa sœur venaient de disparaître. Son père ne voyait que sa silhouette se détachait des rayons du soleil.

- Papa...

Il renifla.

- Papa, je ne comprends pas.

Il se tourna vers son père, des larmes avaient coulé de ses yeux. Le père de Wade se leva, posa un genou à terre, et prit son enfant dans ses bras le serrant de toutes ses forces.

- Je te promets que je serais toujours là, on s'en sortira... ensemble.

C'était la première fois qu'il voyait son fils pleurer depuis ses quatre ans.
C'était la première fois que son père le prenait dans ses bras depuis sa naissance.
-
Wade se racla la gorge, il renifla et d'un revers de main, s'essuya les yeux. La prochaine fois que des larmes s’échapperait de ses yeux ce serait de joie, quand il reverrait sa sœur. Il déglutit et reporta son regard sur son carnet. Il tourna quelques pages pour s'arrêter et lire une nouvelle phrase, qui lui inspirait des choses plus heureuse.

« Hey, une valse, ça te dit ? »
Moi à un soldat de la garnison. Mur Rose.
-
Un an et demi après l'attaque des titans, la population souffrait toujours. C'est pour ça qu'il fallait lui remonter le moral. Avec quelques petites aides chimiques, et bien sûr, l'armée faisait sa pucelle effarouchée. Si chevalier servant il y a, il faut forcément des malfrats. Ce qu'étaient ces trois jeunes personnes de presque treize ans, portant des écharpes et des vêtements sales. Deux demoiselles et un jeune homme. Ce dernier était assez long, surplombant les deux demoiselles d'une demi-tête, ils étaient tous trois forgé de la même façon, squelettique. Une mèche blanche pendait du bandana du jeune garçon, ses yeux rouges brillaient en recevant les doux rayon du soleil. Et on dit coucou à Wade.

Une des filles possédait de longs cheveux roux cachés par un bandana noir et des vêtements larges. Elle portait un sac en toile sur son épaule. L'autre fille avait le crâne couvert d'un bandana jaune également. Ses vêtements étaient plus clairs, mais la crasse les aurait presque rendus aussi sombre que ceux des deux autres. Le jeune faisait les cent pas, de manière caricaturalement artistique, il s'amusait à sautiller sur les pavés de la rue en ricanant. Les deux filles pariaient sur le moment où il allait se casser la gueule.

Des pas brisèrent leur moment de rigolade. Un homme bien plus grand qu'eux, s'emmitouflant dans un manteau noir s'avançait vers eux. Des mèches de cheveux noirs lui tombaient sur le visage. Wade fit deux grands pas vers l'homme et tendit sa main pour l'arrêter.

- Venez donc me baiser cent fois charmante...

L'homme compléta.

- La jeunesse est une étoffe qui ne peut durer.

Wade tira son écharpe vers le bas et fit un sourire, il tendit sa main à la jeune fille qui tenait le sac, elle lui donna, il le pointa vers l'homme, c'est alors qu'une des filles poussa Wade sur l'homme, qui fut surprit par l'action. Puis par l'adolescent qui lui faisait à présent des yeux de biche, une grasse liasse de billets fut glissée dans la poche de Wade. Il recula alors, faisant un signe aguicheur à l'homme.

- Elles doivent encore m'apprendre à me servir de ma langue, la prochaine fois, je te montre, trésor.

Le groupe ricana et repartit dans la direction opposée à l'homme, Wade s’appuya sur les épaules des demoiselles et commença à faire de la balançoire humaine.

- Oh oui ! Plus haut ! Jusqu'aux septième ciel !
- Tu n'as pas idée.

Répliqua la jeune fille au bandana jaune alors que la deuxième lui plaqua sa main contre le fessier. Wade se raidit, il prit une mine effrayée et les regarda.

- Oh non ! Elles vont aspirer mon petit oiseau !

Elles se mirent à rire diaboliquement et lui fait mine de gémir. Jusqu'à ce qu'un cri à leur égard raisonne. Ils se retournent, deux hommes de la garnison avançaient vers eux. Wade élança ses mains vers les petites bosses situées sur le torse des demoiselles.

- C'est vous les chats !

Lança-t-il avec un soupçon de malice avant de fuir dans une ruelle, suivit de ses comparses qui n'arrêtaient pas pour autant de ricaner. Ceux qui ne ricanaient pas, c'étaient les deux hommes de la garnison. Ils se lancèrent à leur poursuite en leur criant de s'arrêter. Le groupe se sépara, Wade continua tout droit, les deux filles s'engouffrent dans une autre rue. C'est un homme d'une trentaine d'années qui poursuivit Wade, une calvitie naissante se distinguait sur le haut de son crâne, une barbe de trois jours lui décorait le visage, il avait un corps athlétique que l'âge tentait de rattraper. Il cria encore au fugitif de s'arrêter, à sa grande surprise, Wade s'arrêta effectivement, il se retourna un grand sourire aux lèvres, lançant sa veste et déboutonnant sa chemise qu'il fit passer sous ses bretelles, un nombre incroyable de couteau y étaient attachés. Il en saisit trois pour chaque main, qu'il coinça entre ses petits doigts agiles.

- Hey, une valse, ça te dit ?

L'homme frissonna de colère, il dégaina une lame. Un grand sourire parcourut le visage de Wade. Quelques instants, les lames glissèrent et s'entrechoquèrent jusqu'à ce qu'un peu de sang se mettent couler. L'homme posa un genou à terre, un couteau dans l'avant-bras. Wade recula d'un pas et lui fait un sourire tout à fait enfantin.

- Tu danses bien !

Il disparut dans la pénombre. À pas feutré, le jeune adolescent longea encore un peu le long mur protégeant la ville. Les transactions s'y faisaient toujours assez proche, car il était plus facile d'échapper à la garnison qu'aux brigades spéciales, puis, ce qui venait de se passer était un événement encore assez rare. Bien que leur réputation commençait à grandir, ils allaient bientôt devoir changer d'endroit avec tout ça. Wade arriva finalement à une maison délabrée, dont la charpente était trouée. Seule une pièce à l'étage était utilisable. Le rez-de-chaussée était à peu près en état. Wade ouvrit la porte et se glissa lentement dans cette maison qu'il commençait à considérer comme chez lui.

Le salon était plongé dans la pénombre, les faibles rayons du soleil dévoilaient des meubles poussiéreux et mal rangés. Il continua d'avancer à pas feutré, comme s'il était soucieux de déranger ce qu'il appelait ''le bordel ordonné''. Traversant le salon, Wade s'engouffra dans un couloir, s'arrentant juste avant d'arriver dans l'atelier de son père. C'était une petite salle remplie de fioles en tous genre, de paperasse, de liquides multicolores, de boites de conserve et j'en passe. La tête entre les mains, son père était assis sur sa chaise les coudes sur le bureau. Les deux demoiselles demeuraient silencieuses, relativement gênées. Un sourire se dessina sur le visage de l'albinos, il regagna la porte, qu'il ouvrit discrètement et ressortit.

Une fois dehors, Wade inspira, puis poussa énergiquement la porte qui après son entrée vint se refermer dans un fracas du diable, il sauta sur la table et se mit à brailler.

« - ESPRITS !
Si tel est votre souhait,
Puisse la faucheuse,
Me serrer, m'étouffer,
Dans une étreinte mortellement amoureuse !
»

Entre-temps, les trois autres s'étaient précipités dans le salon pour voir l'impressionnante prestation criarde de Wade, qui sauta et devant eux, fit une révérence.

- Merci public !

Les deux filles eurent un moment de silence puis pouffèrent et applaudirent, le père soupira et repartit dans son atelier.

- Ne me fais plus le coup de faire semblant de mourir !

Cria-t-il alors qu'il était déjà dans le couloir. Wade se mit à rigoler, il passa entre les deux demoiselles en leur caressant une joue puis il suivit son papa qui avait déjà regagné son atelier.

-Papouuuuuunet, tu fais du boudin ?
-Espèce de p'tit bâtard !

Répliqua violemment son père en lui lançant une fiole vide. Alfred ressortit aussitôt de son atelier et plaqua son fils contre le mur, ce dernier se mit à beugler comme un chevalier et lui donna des coups dans le dos. Wade fut jeté contre la table du salon, les deux Nux se lancèrent dans une lutte pleine de cri complètement caricaturés. Les deux demoiselles ne savaient pas où se mettre, mais ne pouvaient s'empêcher de rire tant ils étaient ridicules. Les deux combattants s'arrêtèrent, puis rigolèrent en se regardant. Le père brisa subitement l'hilarité.

- Bon, dégagez, je dois travailler.
- Attends !

Wade sortit la liasse de sa poche et la lança à son père qui en retira quelques billets qu'il donna aux deux filles, elles le remercièrent et ressortirent de la maison avec l'adolescent. La routine reprenait.

Depuis qu'ils étaient ici, Alfred et Wade étaient devenus très complices, en un an et demi, le père avait rattrapé sept ans d'absence. Il travaillait toujours autant, mais en collaboration avec son fils dans la vente de stupéfiant. Les deux individus profitaient toujours de ces petits moments où ils n'étaient qu'entre père et fils. Quand ils s'assuraient que la marchandise conçue était de bonne qualité par exemple. Mais aujourd'hui, alors que le trio de gamin s'amusaient, le père du garçon était préoccupé. Faire travailler des enfants, il n'aimait pas ça. La prochaine fois serait la dernière.

Il avait un plan pour en finir avec les problèmes d'argents, il pourrait retrouver un travail honnête et vivre tranquillement avec son fils. Il en parlerait avec son fils, pour avoir également son avis sur la chose. Fils, qui était pour l'heure, très certainement en train de jouer aux docteurs avec ces deux amies. Aaaaah. Les jeunes. Un peu trop d'ailleurs.
Mais peut-on vraiment leur en vouloir à ces enfants de vivre dans un monde exclusivement réservé aux adultes ?

Le soir, même, devant une soupe avec plus d'eau que de légume. Père et fils retardaient le plus possible le moment où leur cuillère finirait dans leur bouche, il essayait d'en prendre un maximum pour que ça se finisse plus vite. Alfred brisa le silence juste après avoir pris une grande cuillère de soupe et l'avoir avalée en grimaçant comme s'il avalait de l'huile de tournesol, pur. Il poussa un râle de dégoût et frappa son poing contre la table. Son fils releva la tête, la cuillère entre les lèvres, il aspira la soupe faisant un petit bruit.

- Dans une semaine, on se sort de cette misère ! J'ai trouvé un acheteur qui va nous permettre de vendre vite et de gagner beaucoup ! On pourra se refaire et se sortir de cette vie dangereuse !

Son fils avait crié sa joie d'une manière si forte, si sincère, que ça rappela à Alfred la fois où son fils avait pleuré. Le ton de son fils n'était plus simplement celui d'un petit garçon jovial, là, ça venait de ses tripes, ses yeux pétillaient comme des étoiles qui explosent -et sont donc dangereuses mais c'est pour la métaphore.

- Mais pourquoi deux semaines ?

Son père inspira longuement.

- On est obligé pour être sûr que personne ne viendra perturber l'échange. Il sera plus long que d'habitude.

Wade commença à réfléchir. Puis il se tourna vers son père et sur le ton le plus naturel du monde, il proposa une autre alternative.

- Les filles et moi n'avons qu'à faire diversion.

Alfred avala de travers, il toussa un peu avant de se racler la gorge.

- Il en est absolument hors de question, c’est trop dangereux.
- Mais papa ! On a l'habitude !

Le reste de la soirée, Wade le passa à essayer de convaincre son père, qui sous la montagne d'arguments, finit par accepter.

Deux jours plus tard, tous étaient prêts. Dans un coupe gorge, le trio d'adolescent était en train de rire. La fille au bandana jaune ne le portait plus, dévoilant un crâne rasé. C'était ce qui faisait son charme. L'autre avait simplement découvert son visage. Quant à Wade qui était encore assis, il avait les cheveux à l'air et la bouche dans son écharpe. Il se frictionnait les mains, pour palier au froid qui régnait.

- Bon, okay Lydia, si je te dis Garnison.
- Chiant.
- À toi Lucie.
- Hmm. Froid.
- Ok, euh bah, écharpe ?
- Tissu
- Drap.

- Lit.
- Coït.

Grand silence. Lucie et Wade explosèrent de rire, Lydia fit donc de même en grattant légèrement son crâne duveteux, un peu gênée. Plus loin, Alfred attendait devant une charrette, il portait une chaude veste, marron, fermée jusqu'à son col. Il regardait un peu partout, visiblement, il était anxieux. Soudain, une silhouette se dessina, un long manteau, une carrure un peu forte. C'était l'acheteur. Du côté des adolescents, ils entendirent la cloche de l'église sonner. C'était le signal. Tous se couvrirent le visage et sortirent de la ruelle.

Le choix du jour avait été stratégique, cinq ou six rues étaient jonchées d'étalages divers et variés. Ce qui allait leur faciliter la tâche pour leur diversion. Le groupe sortit de la pénombre humide du coupe-gorge et passa devant quelques vendeurs. Chacun jetait des regards aux alentours. Wade repéra des soldats juste en face d'eux. Il regarda les deux demoiselles. Elles acquiescèrent et passèrent devant lui s'engouffrant presque immédiatement dans une nouvelle rue. Quant à Wade, il se laissa submerger par la foule.

- Aux voleurs ! Des voleurs !

L'adolescent inspira et vit les deux soldats se précipiter vers la rue que les deux demoiselles venaient d'emprunter. Tout deux fendirent la foule, l'un poursuivit les fugitives, l'autre, se fit faucher les jambes par Wade. L'homme s'écrasa au sol dans un cliquetis métallique. Après ça, Wade rebroussa chemin et courut le plus vite possible dans une rue parallèle à celle que ces acolytes avaient prise. L'avantage de cette rue ? Les bâtiments étaient bas.

Le soldat s'était lancé à la poursuite de jeune garçon, il allait l'attraper, tendant et écartant sa main, il se voyait déjà attraper ce sale gosse. Jusqu'à ce que le gosse en question se baisse et fasse un pas de côté, Wade se jeta au-dessus d'un étalage et se servit de ce dernier comme appui pour sauter sur un muret. Il n'eut aucun mal à se hisser dessus. Il lança un petit signe au soldat et joua le funambule jusqu'à un toit. Il se mit ensuite à courir et passer de toit en toit. Il n'était pas dupe, la garnison avait des équipements tridimensionnels, cependant, il avait plus d'un tour dans son sac. Wade aperçut les deux demoiselles, poursuivit par un autre homme.

Ce monsieur était habitué aux courses-poursuites, il était confiant, de plus ces voleuses de pacotille étaient attendue par plusieurs de ces acolytes. Alors que sa course se faisait de plus en plus énergique, un puissant choc le stoppa net. Wade venait de lui sauter dessus et de s'écraser de tout son poids contre lui. Ainsi, les deux hommes furent mis à terre. Wade se redressa aussi vite que possible, l'homme aurait aimé le suivre, mais une douleur fulgurante lui tirailla la paume, sa main avait été clouée au sol par un couteau. Il était malin ce petit con. Il s'enfonça d'ailleurs dans une ruelle plus exiguë et déserte, qui avait été empruntée un peu plus tôt par les deux demoiselles. Elles y étaient toujours et devant eux se dressait un militaire, Lydia écarquilla les yeux et s'égosilla pour que ces mots parviennent à Wade.

- Police militaire !

Et ça, ce n'était pas bon. Ça allait être plus compliqué qu'à l'origine. Ce qui n'empêcha les deux voleuses d’accélérer leur course. Devant eux, cet homme au cheveu coupé très court et à la barbe hirsute se mit à sourire, dégainant deux lames, il se mit en position de combat. Cette ruelle n'était pas grande en tendant ses bras, il arrêterait les deux gamines d'un seul coup. Le moment arrivé, il fit un pas en avant, elles, sautèrent contre le mur et se servirent de ce dernier pour esquiver les lames en passant au-dessus. Lucie faillit tout de même se faire écorcher, avec une grande chance et un peu de précision, elle tapa le plat de l'arme et put s'enfuir. L'homme se retourna pour tenter de les poursuivre, mais des bruits derrière lui attirèrent son attention, il para de justesse un coup de Wade, qui parvint tout de même à lui inciser la joue avec sa deuxième main. Le militaire fit un pas en avant et repoussa le jeune garçon. Wade fit deux pas en arrière puis se cambra en attrapant deux autres couteaux avec sa main droite, qu'il cala entre ses doigts. Il se redressa d'un seul coup, élevant son bras jusqu'au menton adverse, le militaire projeta son dos en arrière et donna un coup de lame qui déchiqueta les vêtements de Wade. Ne se reposant pas sur ses lauriers, ce dernier fit deux pas et tenta de trancher la poitrine de son ennemi, mais son coup fut dévié par un plus puissant, le couteau virevolta. La contre-attaque ne se fit pas attendre, un coup de lame horizontale faillit ouvrir le ventre de Wade en deux, mais il réussit à être assez rapide pour se décaler, c'était l'ouverture rêvée. L'adolescent prit ses jambes à son cou et traversa la ruelle. Débarquant dans une autre rue, il commença à ralentir, pour tourner. C'est à alors qu'il se retrouva nez à nez avec un homme, à l'apparence étrangement prestigieuse, à genoux, un fusil à la main. Wade tomba à la renverse, les yeux écarquillaient, la bouche entrouverte, un léger filet de bave s'en échappa. Un coup de feu venait de raisonner.

 

 
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MessageSujet: Re: "Les titans ça baise pas du coup ? Oh les cons." II Lun 21 Déc - 14:22
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Histoire (suite)
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La main droite de Wade vint se poser contre son ventre au niveau de son flanc droit. Un sourire se sculpta sur son visage, il se mit à ricaner en lisant la nouvelle phrase.
« Aaaaah, vous êtes du genre soumission, tout ça, c'est sympa, regardez comme je remue mon popotin !  »
Moi aux soldats des Brigades Spéciales, cellule du mur Rose. C'était rigolo.
-
Wade ouvrit lentement les yeux, il avait l'impression d'avoir était assommé avec une brique où d'avoir passé les six derniers jours à dormir. Il n'en avait pourtant passé que trois. Un mal de crâne lui vrilla le crâne dès son réveil, il se rendit vite compte que son corps entier le faisait souffrir, pas seulement son crâne. La douleur au niveau de son flanc était particulièrement forte. C'est en regardant le plafond sombre et timidement éclairé par une lampe à huile qu'il se remémora ce qui s'était passé. Il se redressa d'un coup, faisant virevolter le tissu qui lui avait servi de couverture. Une douleur plus vive encore lui parcourut le flanc, il se mit à gémir et retomba sur le dos. Autour de sa blessure, il y avait plusieurs bandages destinés à la protéger. La respiration de Wade se fit un peu plus rapide, ce qui lui donna l'impression de se faire arracher les côtes. Un ricanement raisonna. Wade se redressa, plus lentement cette fois.

Derrière les barreaux se dressaient deux hommes de la police militaire se tenant côte à côte, ils regardaient l'adolescent d'une manière assez insistante. Tous deux avaient une carrure relativement puissante. Celui qui semblait dominer, déjà par sa taille, avait un visage dur et parsemé de cicatrices, ses cheveux coupés à ras du crâne et ses rides accentuaient cette impression. L'autre avait une touffe pas beaucoup plus épaisse. Ces deux hommes étaient ceux que Wade et son groupe avaient mis en échec. Le balafré prit la parole.

- Ton lit est confortable ? Tu as mangé ? On s'inquiète pour ta vie, tu sais. On nous a promis un jouet, on n'en veut pas d'un cassé.

Wade avait un visage totalement inexpressif, n'ayant aucune idée de qui étaient ces deux hommes.

- Tu te souviens de ce qui s'est passé ? Le coup de feu ? Le docteur ? Non, t'étais dans les vapes. Notre bon docteur David est arrivé, fendant la foule, tel un messie ! Et à déclaré haut et fort devant ton père agenouiller près de toi, qu'il te sauverait. Et ton père, il chialait, ton putain de père, oh ouais. Et je t'assure que si je le recroise, je crois que je lui casserai bien les côtes, et toi Morth ?
-Oh ouais putain, il m'a filé un sacré coup putain.

Wade se mit à se gratter frénétiquement la tête. Puis la releva soudain.

- C'est vous les mecs de la dernière fois ? Toi, on s'est bastonné ! Ouais, j'me souviens et toi là ! Ouais ! Je t'ai sauté dessus ! Je me souviens !

Les deux hommes se regardèrent, visiblement assez interloqué de l'insolence de l'enfant.

- Vous me faite sortir de là ?

Ils se regardèrent encore une fois puis, ils rigolent. D'un rire gras et puissant. Le balafré s'adressa à l'homme se trouvant sur une chaise un peu plus loin. Wade ne fit pas attention à ça, il était un train de livrer une bataille de regard avec l'autre. Un cliquetis de clé le perturba, il souffla et toisa avec une mine mécontente le balafré. Qui venait d'entrer dans la cellule. Bien décidé à montrer à ce petit con que la police militaire ne rigolait pas, surtout pas le grand Emmanuel Darieu. Derrière lui, Morth se traînait lentement, bien que dans ses yeux, on pouvait lire une petite joie se dessiner.

Wade fut jeté dans une autre cellule totalement sombre. Au sol humide et rocailleux. Derrière lui, les militaires allumèrent plusieurs torches, cette salle était à peine plus grande que sa cellule, elle était, cependant, bien plus effrayante. Il se fit la réflexion que de toute façon, une salle de torture était rarement très accueillante.

- Je ne savais pas que mes talents sexuels étaient arrivés jusqu'à vos oreilles !

Darieu et Morth l'attrapèrent et lui attachèrent les mains au mur.

- Aaaaah, vous êtes du genre soumission et tout ça, c'est sympa, regardez comme je remue mon popotin !

Wade se mit à remuer son postérieur, les deux hommes se regardèrent. Wade remuait effectivement très bien son popotin. L'esprit de Wade ne pouvait imaginer qu'on lui fasse du mal, c'est pour ça qu'il poussa un cri étouffé quand ses fesses furent propulsées en l'air par un coup de pied. Le jeune homme s'affala par terre, les bras en l'air.

- Putain, je me suis explosé les genoux là, ça fait hyper ma...

Un puissant coup de pied lui coupa la respiration, il haleta pendant que les deux hommes le frapper à tour de rôle. Il prit une voix d'enfant triste et ronchonna débitant quelques phrases incongrues dans une telle situation. Ce qui ne manqua pas d'énerver Emmanuel, il agit en conséquence, attrapant le haut de Wade, il le déchiqueta.

- On veut me voir nu coquinou ?
- Ouais, c'est ça.

Son timbre de voix était beaucoup plus malsain, il se saisit d'un fouet et le fit claquer contre un mur, il se mit à ricaner. Morth, recula et s'éclipsa, il faisait toujours ça quand son acolyte commençait à perdre son calme. Wade lui se mit à siffloter une petite mélodie, qui fut accompagnée par le clapotis de l'eau tombant dans un seau. L'adolescent se mit à balancer sa tête de droite à gauche. Le rythme de sa mélodie se fit plus lent et doux quand le clapotis cessa. Le sifflement fut brusquement remplacé par un hurlement de surprise puis un rire gras. Emmanuel venait de balancer un seau d'eau glaciale contre le dos de son prisonnier, il attrapa son fouet et se mit à en caresser le bout, des petites lames y avaient été ajoutées.

Il se tourna vers Wade qui était en train de raconter qu'il allait sûrement être malade comme un chien. Il aborda aussi le sujet du glauque de l'endroit. Un coup de fouet contre le sol coupa net les paroles de l'enfant, il était en train de comprendre.

- Ah, on fait moins le malin pas vrai ?

Wade ne répondit pas, il se demandait comment agir, que faire. Le bruit du fouet qui tournait sur lui-même au-dessus la tête de son manieur n'aidait pas du tout, mais alors, vraiment pas à se concentrer. Soudain, le silence fut brisé par le bruit que le fouet fit contre l'air, puis contre le dos de Wade. Ce dernier se raidit d'un seul coup, l'arme s'était étalée de tout son long et avait déchiqueté la peau pâle de l'adolescent, faisant jaillir une traînée de goutte de sang, Emmanuel ne pouvait plus s'arrêter de rire. Un rire mauvais, un rire sadique. Il prenait son pied, il n'allait pas arrêter pour autant, il frappa encore le dos de sa victime. Jusqu'à la laisser au sol, haletante, le corps poisseux de sang et de sueur et à moitié morte. Cinq balafres s'étaient invitées sur le dos de l'adolescent.

Wade avait l'impression que ces plaies avaient été faites avec un fouet de feu tant ça le brûlait, la douleur l'empêchait de faire quoique ce soit. Il était enfermé dans une bulle de douleur. Ses oreilles sifflaient, sa bouche était entrouverte, de la bave visqueuse en coulait, ses yeux écarquillés laissaient couler deux filets de larme qui traversaient les joues de Wade et finissaient par s'écraser au sol. Emmanuel quant à lui sortit de la salle, Wade réussit à comprendre que le policier appelé son acolyte et le gardien. Quelques instants plus tard, Wade se retrouva à plat ventre sur son lit, immobile.

Ces moments furent de plus en plus nombreux. Cependant, il y avait toujours un temps de trois à quatre jours avant chaque torture. Physique du moins. À chaque fois qu'une journée avait été éprouvante pour Darieu et Morth, ils venaient et martyriser l'enfant. Parfois, ils se contentaient juste de frapper, car il n'était pas encore remis de ses blessures. Puis d'autre s'invitèrent. Sous l'œil inactif du gardien, dont l'uniforme était beaucoup trop petit, à chaque mouvement chacun de ces vêtements manquaient de se déchiqueter. Chaque fois qu'il devait chercher ses clés pour ouvrir la cellule ou bien la fermer, il transpirait des torrents de sueurs, une véritable caricature de l'homme obèse.

Wade commençait même à s'habituer. Faisant toujours l'imbécile avant d'entrer dans la salle, une fois dedans, il se résignait et devenait très docile jusqu'à se laisser totalement faire. Les tortures étaient globalement les mêmes, coups et fouet. Parfois quelques humiliations. Il n'y eut qu'une seule où ça différa un peu. Et, la santé mentale de Wade était déjà bien atteinte. C'était une des dernières tortures.

« Oh wen't the saints ! Go Marchin'in ! »


Wade chantonnait ça en sautillant jusqu'à la porte, Emmanuel, n'était pas d'une excellente humeur de base, mais alors là... Il ouvrit la porte et poussa Wade dedans, il la ferma au nez de Morth.

-Oh oh, tu me veux pour toi seul ? Comme c'est romantique !

Emmanuel frappa avec puissance la mâchoire de l'adolescent qui s'affaissa contre le mur. Le militaire donna deux autres coups à l'adolescent, puis, il l'attacha, debout cette fois.

-Tu sais, tu peux l'avouer que tu m'aimes bien. Au début Lydia ne le disait pas trop. Pudique, tout ça, et puis…

Il commença à raconter ces ébats avec la demoiselle, pendant que Darieu perdait son calme. D'un seul coup, l'homme se retourna dégainant une lame qui déchira les vêtements de Wade et éclaboussa le sol et l'uniforme des Brigades Spécial du sang de l'ancien malfaiteur.

- TA GUEULE ! TA GUEULE !

Répéta l'homme qui donna un coup de pied dans le flanc de Wade le faisant tourner sur lui-même. Emmanuel lacéra le dos et les jambes de Wade qui se mit à fredonner, tremblotant, sa chanson.

« Oh wen't … »


Les éclats rire glaçant d'Emmanuel raisonnait dans ces tympans, mais il fredonnait. Pour ne pas craquer.

« … the saints... »


La torture dura, il eut fini la chanson deux fois, le militaire donna un dernier coup dans le dos du tibia de Wade.

« … go machin'in … »


Quand il eut fini, Emmanuel ouvrit la porte. Morth en voyant du garçon se mit à paniquer. Il gueula sur Darieu qui était toujours en transe et avait un sourire malsain sur le visage.
Le docteur fut obligé de se déplacer, il faillit vaciller en voyant le steak qu'était devenu Wade. Pendant une semaine et demi, Wade resta immobilisé, le corps bandé. Le temps que tout cicatrise. Lorsqu'il regagna sa cellule, il attendit encore une semaine avant de ne plus souffrir à chaque mouvement, ce n'était qu'une fois sur trois. Un mois après, Emmanuel avait subitement arrêté de venir, ce qui ne déplaisait à Wade dans le fond. Il se réparait lentement et fantasmer de nouveau sur sa sortie. Son père lui manquait, deux mois sans lui. Ça faisait trop longtemps.
-
Juste après cette citation s'en trouvait une autre. Wade l'a lu avec un sourire malicieux comme s'il se moquait de quelque chose.
« Ça ? Je m'ennuie, le gardien m'a donné du fil. »
Moi au Sergent Hern des Brigades spéciales.
-

Les jours étaient longs. Tellement longs. Wade s'ennuyait à mourir dans cette petite cellule. Sa seule compagnie était le gardien obèse et impotent. Le prisonnier était assis face au mur de sa cellule tournant le dos aux barreaux. À ces côtés, ne lampe à huile entre ses jambes et un bol contenant un liquide légèrement brun. Sa tâche absorbait totalement son attention. Si bien que lorsque la porte menant à l'étage supérieur claqua et que les pas de trois hommes se mirent à raisonner dans toutes les cellules, il ne frissonna pas, même pas d'un poil. Rien. Ah si, il renifla.

Un homme assez grand et très imposant s'avançait vers la cellule de l'albinos, suivit de deux autres soldats, plus petits et plus maigre. Ils avaient tout deux un fusil sur leur épaule droite. Aucun de ces hommes portant l'insigne des brigades spéciales n'avaient d'équipement tridimensionnel. Ils s'arrêtèrent devant le gardien, qui fit un bruit du tonnerre en se relevant précipitamment pour saluer ce qui semblait être des supérieurs. On lui demanda son jeu de clés, il les sortit de suite et les donna. On lui ordonna de déguerpir. Il se hâta vers la sortie, tout transpirant, pas de fatigue, mais de peur. Il ne voyait jamais que des soldats ici, c'était presque une première.

Quant à Wade, il était toujours absorbé par sa besogne. Même quand il entendit le cliquetis des clés dans la serrure et la porte s'ouvrir. L'adolescent ne broncha pas, mais il contracta ses muscles, il se préparait à se faire frapper, il en avait l'habitude, c'était un réflexe. Sauf que cette fois, les trois hommes se contentèrent de rentrer. Le plus grand des hommes parla.

- Wade Nux, est-ce que tu me reconnais ?

Le concerné ne répondit pas, un des soldats s'avança doucement et posa sa main sur l'épaule du prisonnier, qui releva la tête. Une expression de dégoût et de peur se dessina sur le visage du militaire.

-Cheee... Chef … Il se …

Une aiguille à la main et un fil sortant de sa gorge, l'enfant les regarda, assez étonné.

- Où sont-ils ? Vous venez pour les mêmes choses ?

L'homme le plus imposant inspira et prit la parole.

-Non, ne t'inquiète pas, mais que fais-tu ?

Wade ne comprit pas de suite, il regarda sa gorge et sembla comprendre. Il tourna sur lui-même, quelques gouttes de sang perlaient sur la peau blanchâtre de l'adolescent.

- Ça ? Je m'ennuie, le gardien m'a donné du fil.
- Ce n'est pas dangereux ?

Wade attrapa le bol et le montra à l'homme.

- Non non, je lui demande son alcool le plus fort pour laver l'aiguille. Bien sûr, au début, il ne voulait pas, même pour l'aiguille. Mais, après lui avoir montré ce que je savais faire avec ceci.

Il tira la langue, comme pour la montrer, il la laissa glisser sur ses lèvres avant de faire un grand sourire.

- Il a tout de suite était plus gentil.

L'homme écarquilla les yeux. Les deux autres, restèrent bouche-bée.

- Que veux-tu dire ?
- Vous voulez que je vous montre ? À tous les trois ?
- Non Wade. Pas avec nous. Je suis ici pour mettre fin à ton séjour.
- Hum. Pourtant, c'est vous qui en êtes à l'origine. Me semble-t-il.

Le garçon avait dit ça avec un petit sourire en coin, il n'avait pas l'air d'en vouloir à cet homme.

- Je suis sincèrement désolé pour tout ce qui s'est passé.

Wade coupa le fil avec ses dents et trempa l'aiguille dans le bol.

- Si vous me faîtes sortir d'ici, je vous pardonne, totalement, même pour la balle.
- C'est avec plaisir, mais, il y a une condition. Tu dois rejoindre l'armée.

Il y eut un long silence les deux interlocuteurs se dévisagèrent. Puis Wade détourna le regard, le laissant se perdre dans le vide.

- C'est d'accord. Mais j'aimerais que vous me rendiez un service, mon gardien à été très gentil, laissez-moi le remercier. Comme je le veux.

Ses yeux, son sourire suintait d'une cruauté malsaine. L'homme en face de lui sembla comprendre, il couvrirait la chose.

- Très bien. Et, j'ai encore quelque chose pour toi, en gage de ma bonne foi.

Un des soldats apporta à Wade ses anciens vêtements apparemment propres. L'adolescent tâta sa veste, pendant que le trio d'homme repartait. Les doigts du jeune Nux glissèrent sur ces formes agréablement familières et meurtrières.

- Vous ne les avez pas pris ?
- Je ne vois de quoi tu parles.

Avait répliqué, l'homme monta les marches. Wade se mit à sourire, son entretien avec le gardien allait être vraiment très amusant.
Pendant ce temps, Emmanuel ayant été mis au courant des récents événements, était en train de se rendre aux prisons du mur Rose. Il était rougeâtre de colère. On aurait dit que son visage allait exploser. Il croisa à l'entrée l'homme qui avait obtenu le droit de libérer le prisonnier, LE jouet d'Emmanuel.

- Sergent Hern ! Vous êtes en train de libérer un criminel ! Il faut montrer l'exemple !

Hern le toisa un moment.

- Il sera un très bon élément.

La porte s'ouvrit, le jeune garçon à la silhouette androgyne sortit du bâtiment en faisant de grand pas et en faisant bouger ses épaules de haut en bas, en chantonnant. Dans sa main droite, il s'amusait avec un couteau, couvert de sang. Il lança un regard et un sourire malicieux à Emmanuel qui fulmina, et fut retenu par le seul regard de Hern. Wade comptait bien le revoir. Ceci dit, il y avait plus important, quelqu'un comme… À tout hasard, son père ?

Père qui, depuis que son fils était parti avec les brancardiers, se sentait terriblement coupable. Cette tristesse avait eu un impact majeur sur sa vie. Ce que Wade allait découvrir en entrant dans leur maison. Il n'avait prévenu personne, n'avait été voir personne avant son père. L'adolescent s'était glissé dans plusieurs ruelles très peu peuplées, pour que le moins de gens possible ne remarque son retour. Ce qui était pratique quand on était un fantôme aux yeux des gens, c'est qu'il n'était pas dur de passer inaperçu.

Devant sa maison, il tourna la poignée, et poussa lentement la porte. Qui grinça timidement. Il pénétra dans le salon et referma la porte. Wade avança lentement dans son ancienne demeure, qui avait bien changé. Les murs étaient poussiéreux. Le bordel ambiant était rangé, laissant sa place à une épaisse couche de poussière. Sur le sol, Wade remarqua les traces de son père, qui avait apparemment prit l'habitude de traîner les pieds, puis de s'étaler sur la table. En face de la place habituelle du fils d'Alfred, il y avait une assiette et des couverts, eux aussi laissés à l'abandon.

Il se glissa dans le couloir de leur maison, son père n'était pas dans son atelier. L'adolescent rebroussa chemin et gravit les escaliers, se trouvant tout près de l'entrée de l'entrée. En repassant devant la porte, il put voir la poignée pendouiller. L'histoire de cette pauvre chose était qu'elle était cassée depuis un long moment, mais dès, qu'Alfred Nux passait devant il ne pouvait s'empêcher de la remettre en place. Là, même elle avait pris la poussière. Lentement, les doigts de Wade l'attrapèrent, il la regarda. Puis se mit à observer le reste de la pièce.

Son père était dans un tel état à cause de sa disparition. Savait-il seulement que Wade avait été soigné puis emprisonné ? Il le pensait certainement mort. L'adolescent sourit, ça allait lui faire une jolie surprise. Il replaça la poignée et monta les marches des escaliers, il poussa la porte de la chambre de son père, ce dernier était allongé, sur le ventre, les bras étalés dans tous les sens, une vraie loque. Wade toqua. L'homme tourna lentement sa tête, lorsqu'il aperçut Wade, son visage s'éclaircit, ses yeux faillirent sortir de leurs orbites, sa bouche s’entrouvrit, aucun son n'en sortit, l'émotion était trop forte. Son fils lui souriait.

Il passa la soirée à s'essuyer les yeux et à s'extasier du retour de son fils. Il se mit aux fourneaux et cuisina comme un jour de fête. Il était prévu de fêter ça avec les deux amies de l'adolescent. C'est pour ça que Wade profita de ce petit moment de solitude avec son père pour raconter ce qui s'était passé. Alfred fulmina, il faillit fondre en larmes à plusieurs reprises. Mais, chaque fois, son fils le serrait dans ses bras. Une fois qu'il fut bien remit de ce récit, Wade enchaîna sur la condition.

- Ils veulent que je rejoigne l'armée.

La mine de l'adulte se fit plus grave, il se servit un verre d'alcool et bu une gorgée.

- Tu n'as pas le choix ?
- Pas tellement.
- Raaaaah ! Je ne veux pas que mon fils passe sa vie avec des connards attardés !
- On a pas vraiment le choix papa.

L'homme soupira, passant dans le salon pour s'écraser sur un fauteuil. Wade s'avança vers lui et posa son épaule contre une paroi, regardant son père. Ce dernier inspira.

- Bon. Si on n'a pas le choix. Essaye de ne pas mourir. Je refuse que tu rejoignes les Brigades, c'est les plus pourris de tous.
- Leur sergent est sympa, bon, il m'a tiré dessus, mais bon, personne n'est parfait !

Cette réplique arracha un rapide sourire à son père, qui reprit presque immédiatement.

- Les Bataillons c'est trop dangereux. Mais en même temps, la garnison, on est d'accord pour dire que c'est hors de question.
- Oui.
- Puis, en plus, j'ai reçu une lettre, ta sœur s'engage aussi. Avec la volonté de rentrer dans les Bataillons.

Wade écarquilla ses yeux. C'était totalement inespérée. Il pouvait la revoir, après tant de temps. Rien que cette pensée le mit dans une joie sans limite. De plus, il allait pouvoir aider son père financièrement. Finalement, la chance semblait lui sourire. Puis ce serait marrant de vanner ces débiles de l'armée. Ce fut donc décidé, il s'engagerait. Mais pour l'heure, c'était le moment des festivités. Les retrouvailles entre lui et ses deux acolytes féminines furent assez drôle à voir. Puis, la complicité qu'elles avaient développée avec son père fit sourire Wade, il ne serait plus seul.

Ce fut un des plus beaux moments de la vie de l'adolescent surtout après ce qu'il avait enduré. Tous s'endormirent lorsque les premiers rayons du soleil commençaient à lécher l'enceinte des murs, ils avaient ris à s'en arracher les côtes.

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MessageSujet: Re: "Les titans ça baise pas du coup ? Oh les cons." II Ven 12 Fév - 20:24
Levi Ackerman
Histoire (suite)
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Wade se mit à ricaner, repensant à ce drôle de moment. Surtout, lorsque sous l'emprise de substance illicite, Alfred et lui avaient renversé la table pour s'amuser à l’escalader comme des titans aurait pu le faire sur les murs. Ses yeux se posèrent sur un échange de paroles, chose rare dans ce petit journal, mais Wade avait énormément aimé ce moment. Ne pas l'inscrire aurait été un affront.
« Toi, pourquoi tu es là ?
- Pour voir si les soldats sont effectivement tous des cons. »

Instructeur Werner à moi. Moi à elle. 105e brigades d’entraînement.
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Le jour où Wade dus quitté son père et ses deux amies arriva un peu trop vite à son goût, il n'avait que treize ans. Pourtant voilà qu'il se retrouvait à enfiler un uniforme et à se tenir droit comme un piquet au milieu d'une sorte de cratère brûlé par le soleil où étaient situés les camps d’entraînement des recrues.
D'un haut, on pouvait voir une soixantaine de recrues alignées. Ces lignes droites et strictes formées une sorte carré relativement approximatif, il y avait toujours un ou deux énergumènes qui n'était pas placés correctement. Cependant, tout le monde avait l'air calme, tout le monde se tenait droit avec les mains dans le dos et regardait droit devant, la mine grave. Sauf, bien évidemment, Wade. Qui trépignait sur place, être immobile comme ça, respecter des règles aussi strictes et contraignantes, il n'y avait vraiment que les attardés de l'armée pour faire ça. Du coup en plus de passer d'un pied à l'autre et s'amusait à minutieusement retirer les fils de sa manche.

Devant toutes ces recrues, il y avait une femme, portant l'uniforme d'instructeurs. Cette femme était assez grande et plutôt effrayante. Sa musculature était relativement impressionnante, elle aurait attrapé le crâne de Wade d'une seule main et l'aurait écraser de l'autre. Son visage était ridé de partout, des longues balafres se perdaient dans celles faîtes par le temps. Cette dame avait longtemps servi pour les bataillons d'exploration, puis s'était reconvertie en instructrice lorsqu'un titan lui avait arracher une partie de la main. Son visage était dur et semblait tout à fait inébranlable.

Elle passait dans les rangs, demandait la raison de la présence de quelques personnes, certains avaient la chance d'y échapper. Les autres, mettaient leur main contre leur cœur et bégayaient la raison de leur présence ici. L'un deux, se raidit, il était un rang devant Wade, sur sa gauche. Il avait une voix grave, mais, incroyablement douce, cette voix fit lever les yeux de l'albinos. Ce jeune homme était assez grand, un peu plus grand que celle qui était en train de le décortiquer physiquement. Une légère musculature sculptait ses bras. Ses vêtements étaient parfaitement adaptés à lui, ce qui mettait en avant, cette large muraille qu'était son dos. Contrairement à Wade qui s'était arrangé pour avoir des vêtements les plus large possibles. Ses manches allaient jusqu'à dépasser ses doigts, le bas de sa veste lui couvrait la moitié des fesses. Au contraire de la droiture de ce drôle de monsieur à la jolie voix.

- Je suis venu ici pour protéger la population des titans !

Wade fut déçu, c'était quasiment la seule réponse qu'il avait entendue. Elle était bien sûre, commune à tous.

- Je veux mourir avant de voir ma famille se faire tuer.

Là, c'était original et relativement lâche. Ce qui ne manqua d'être relevé par l'instructrice, qui se mit à rire. Pourtant, Wade voyait dans la lâcheté un aspect tout à fait logique. Enfin, ce n'était pas ses affaires, il reprit sa drôle de besogne. Les yeux de la vieille dame se posèrent sur ce drôle indiscipliné. Évidemment, elle ne pouvait manquer un spécimen comme celui-ci, elle allait adorer le briser. Elle passa à travers la ligne pour se planter devant Wade, qui releva lentement la tête. La dame parla d'une voix à la fois sèche et sonore.

- Toi, pourquoi tu es là ?
- Pour voir si les soldats sont effectivement tous des cons.

Sa réponse avait été si… Naturel. Tout le monde en fut surpris.

- Tu as eu ta réponse ?
- Oui. Elle se compose de trois lettres. Indice supplémentaire, il n'y a pas de ''n''.

Il se mit à sourire à la femme, toujours très innocent. La femme eut un sourire, assez différent, celui-ci faisait assez peur. Wade eut un peu de mal à comprendre, puis, un poing dans son ventre le souleva du sol et le força à s'écraser au sol. Le message venait de passer, cette dame était susceptible.

- Recrues ! Dégagez de là, je dois m'entretenir avec votre camarade.

Les recrues quittèrent l'endroit timidement regagnant leurs quartiers en entendant leur instructrice beugler. Wade releva la tête, il se mit à sourire.

- On m'avait prévenu, mais, alors ça ! Ça dépasse mes espérances !

Elle lui frappa les côtes. Deux fois, il cracha. Puis elle tourna les talons, s'éloigna de deux pas, pour se tourner de nouveau vers lui.

- Lève-toi.

Maintenant qu'il en avait le droit, il se redressa lentement et douloureusement. Le dos voûté, il regarda l'instructrice, qui tout à coup, fusa sur lui et lui donne trois coups, un uppercut, un coup dans la joue puis un dans le ventre. Wade se plia en deux, le souffle coupé. Vacillant.

- Bon. Maintenant, je vais être plus douce.

Elle le gratifia d'un puissant coup de pied qui le propulsa un mètre plus loin.

- On va jouer un jeu.

Wade releva la tête, relativement amusé, malgré tout.

- Quel jeu ?
- Celui de ''tu me touches et t'as gagné''.

Wade se redressa, avec un sourire en coin, qui n'était plus le même. Ce nouveau sourire était un mélange entre la méchanceté et la malice. Bon, pour le moment, c'était juste un sourire, à peine lança-t-il sa première attaque que cette dame le lança au sol.
Le temps passa tranquillement. Wade suait par tous ces pores et se faisait projeter un peu partout, sans jamais réussir à toucher cette foutu instructrice. Pendant ce temps, les autres recrues étaient en train de commencer leur premier repas à la caserne.

Le réfectoire était bruyant. Vraiment bruyant. Tous conversaient sur leur arrivée, leur ressentit puis certain sur le cas de Wade qui était défini comme un garçon tout à fait étrange à qui il ne fallait pas parler. Il inspirait la peur chez les uns, le mépris chez les autres ou encore la haine. Car son existence était un peu extravaguant, précisons-le. Bien sûr, il était très éphémère dans les discutions et puis, lentement son surnom, ''l'albinos rebelle'' provoqua plus de rire que de quoique ce soit d'autre. Certain le regardait se faire mettre à terre en ricanant.

Il en était à un point qu'il se jetait lui-même à terre. En effet, il s'était élancé vers l'instructrice, qui avait propulsé son pied en direction de la cage thoracique de l'albinos, qui, soudainement, avait glissé en levant son pied-droit. L'instructrice, trouvant ça atrocement minable, fit un pas en arrière, affligé par tant de ridicules, c'était sans compter la jambe sur laquelle elle buta, elle finit par s'écraser au sol. Wade, toujours au sol poussa un hurlement de joie. Il roula d'extase

Elle se redressa, grogne, le releva, le baffa deux fois avant de l'élancer vers le bâtiment du réfectoire, elle tourna les talons irrité d'avoir perdu. Lui, se traîna et entra dans le réfectoire trempé de sueur. Tout le monde se mit à rire, lui, s'en fichait à vrai dire, il ne soupçonnait pas un instant qu'on puisse se rire de lui. Trop occupé à aller chercher son repas. Après une bagarre si intense, un bon repas, c'était tout ce qu'il lui fallait. Une fois sur un banc devant un repas chaud, il retira son haut, trempé et devenu, à proprement parler, une fournaise. Là, les rires se firent plus rare, ceux qui s'occupaient de son cas avaient tous cessé leur discutions. De son nombril au haut de sa poitrine, son corps était recouvert de bandage. Une bande traversait son épaule droite pour lier sa poitrine à ses omoplates.

Juste devant Wade il y avait le garçon de tout à l'heure, ils se regardaient dans les yeux. Wade était intrigué. Le visage de ce jeune homme était doux, un visage ovale, des lèvres vermeilles, un nez fin et long, des yeux en forme d'amende, à la teinte vert émeraude. De légers cernes s'y dessinaient en dessous. Ces sourcils étaient blonds, longs et finalement agréablement normaux. Des mèches de cheveux blonds lui tombaient sur le front, elles rebiquaient toute, dans un mouvement uni au niveau de son œil droit. Wade n'allait pas se le cacher, il le trouvait potentiellement attirant et dans son regard, il voyait quelque chose d'à la fois pudique et compatissant. Bien que l'albinos n'eut besoin d'aucune compassion, c'était la pudeur du regard de ce garçon qui l'intriguait. Il eut un sourire et termina son repas, le garçon fut abordé par trois garçons qui semblaient être ses amis, en tout cas, ils quittèrent ensemble le réfectoire. Wade ne tarda pas à faire de même.

Le lendemain, l’entraînement commença. Même les tires aux flancs se retrouvèrent essoufflés. Les trois premiers jours furent un vrai enfer pour toutes les recrues, un nombre incroyable de personnes avait déjà renoncé, Wade y avait songé, mais il avait l'argent que lui donnerait l'armée pour son père, il prit sur lui et fit le strict minimum pour garder des résultats corrects sans pousser trop loin ses capacités. Le soir du sixième jour, le réfectoire retrouva son volume sonore élevé. Les précédents soirs, tout le monde était trop fatigué pour rire et décompresser, l’adaptation avait pris son temps, mais elle était là.

Ce fameux soir, Wade était encore une fois seul. Il s'ennuyait ferme ici. Il était en train de remuer les restes de son repas, formant une bouillie informe. Il lâcha sa fourchette et souffla, s'affalant sur sa table, au bout de son coude trônait sa tête. Tout à coup, il aperçut le blond, à table avec ses amis, il y avait en face de lui une place inoccupée. Presque naturellement, Wade se leva grimpa sur sa table, puis sauta sur une autre, créant quelques protestations chez certain. Il sauta de la table sur laquelle il était perché pour atterrir sur le banc de celle du blonde. Il commença à jouer les équilibristes, puis il regagna le sol et s'assit devant le garçon, qui était visiblement très surpris de ce qui venait de se passer. Ses amis l'étaient tout autant. Wade n'arrangea rien.

- Salut les mecs. Wade Nux, enchanté, on s'encule après. Vous voulez jouer avec moi ?

Les quatre amis se regardèrent. L'un deux déclina, d'un seul coup, Wade dégaina un couteau et le planta dans la table.

- Allez les gars ! C'est simple ! Toi, là.

Il s'adressa au blond.

- Tu écartes tes mains, comme ça.

Il plaça parallèlement ses mains au niveau de sa poitrine.

- Le but, c'est que t'arrêtes ma main, ok? On fait ça en cinq manches. Si tu gagnes les cinq...

Il sortit quatre autres couteaux.

- Tu marques chacun de mes doigts.

Il prit un des couteaux, le pouce contre la base de la lame et passa son autre index dessus, c'est alors que, comme une espèce de portail, sa peau pâle s'ouvrit et quelques gouttes vinrent saluer l'extérieur. Wade sourit et se mit à lécher son doigt.

- Oh encore une chose, si l'un de nous gagne quatre fois, puis perd pour la dernière, il se fait planter un seul couteau… Au niveau du torse.

Les amis du garçon commencèrent à paniquer, son regard se plongea dans celui de Wade qui lui fit un discret clin d’œil. Il exécuta les instructions que l'albinos lui avait données, alors ce dernier prit de l'élan et élança sa main vers les côtes du blond. Sa main était grande ouverte, ses doigts collés les uns aux autres, ils fendirent l'air, les deux mains de l'autre recrue étaient tout juste arrivées à sa mi-poitrine, que les doigts de Wade touchèrent le torse du blond, puis que son coude se rétracta d'un seul coup et c'est seulement une fois que sa main fut juste devant son visage, les mains du blond claquèrent. Wade eut un petit sourire narquois. Les trois tentatives suivantes de celui que l'albinos avait provoqué, furent des échecs cuisants, ses mains claquaient trop tard. La deuxième fois, les mains avaient effleuré le bout du majeur de Wade. Le blond commençait à paniquer, tout comme ses amis. L'étrange adolescent propulsa sa main une dernière fois, il toucha et fit une pause presque indétectable, ce qui permit à son adversaire d’immobiliser cette main avec les siennes. L'albinos s'exclama avec une grande joie.

- Bravo ! Franchement, j'suis bluffé !

Et avec un grand sourire, Wade attrapa un couteau, le pouce contre la lame encore une fois. Il l'orienta vers sa poitrine, prit de l'élan et projeta le couteau contre son cœur, toute la table eut un haut-le-cœur. Le pommeau du couteau toucha la poitrine de l'albinos, qui eut un instant le regard vide. Puis il se mit à sourire, il leva son autre main qui s'était glissée sous la table, sur la paume de cette dernière, se trouvait la lame, il montra le pommeau, sans lame. Toute la table était sans voix. Ravi de son tour, Wade donna un coup sur le dos de chaque lame, toutes tombèrent.

- Alors c'était comment ?

Le blond avait tout de même un sourire sur le visage, quelque chose entre le soulagement et la surprise. Puis, ce sourire se fit plus tendre, plus amical.

- Wouah … Tu m'as fait peur, mais pas mal comme tour. Wade c'est ça ? Moi c'est Lars Triarz !

Les autres garçons étaient tout aussi impressionnés que Lars. Dans le lot, il y avait un brun un peu plus petit que Lars, mais plus grand que Wade, au visage assez rond et joufflu, il était en très léger surpoids, son nom était Oscar. Il y avait un garçon de la même taille que Wade, qui paraissait pourtant plus petit à cause de l'absence de cheveux sur son crâne qui, lui, portait le nom de Jack. Le dernier était un peu plus grand et musclé que Lars, c'était Klaus. L'albinos s'intégra lentement au groupe. Bien qu'il n'eût d'atomes crochus qu'avec Lars. Bien sûr, il ne manquait pas non plus de fantaisie avec les autres. Il en sortait de ses manches des atomes crochus.

L’entraînement fut rendu plus vivable. Wade était un cancre, mais il ne faisait plus ça pour combler sa solitude, mais amusé ces coéquipiers. Il fallait bien avouer que les cours de théories ne l'amusaient guère, et il faisait le nécessaire pour ne pas être bien classé et ainsi éviter de devenir ce qu'il appelait ''un chien de l'armée''. Il nourrissait toujours ce mépris pour l'armée, qui n'était jamais bien méchant. Il commençait même à trouver ça amusant.
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Emporté par la nostalgie, il se remémora son entraînement de fond en comble, l'évolution de sa relation avec les autres, jusqu'à la fin de leur formation.
« Pourquoi tu as fait ça ? »
Lars à moi.
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Le souffle rauque, les vêtements trempés de sueur, Wade et Lars s'écrasèrent simultanément à terre. Leurs uniformes étaient sales, de terres, poussière, sueur, tout ce qui était imaginable. C'en était enfin fini de ce foutu entraînement. Ça faisait une semaine qu'il n'avait pas quitté leurs uniformes et leurs équipements tridimensionnels, tant c'était devenu intense. Il fallait avouer que ces trucs-là, n'était pas léger. Pas du tout. Cependant, ça avait été rigolo. Wade s'était amusé à devoir tenir le même rythme que Lars, qui visait le classement. Il allait l'atteindre ça ne faisait aucun doute, quant à Wade, il avait été assez mauvais auparavant pour se permettre d'exploiter le maximum de ses capacités et ne pas se retrouver dans les dix meilleures recrues.

C'est ensemble qu'ils se traînèrent jusque dans la chambre de Lars. Wade appréciait aller dans la chambre de Lars au lieu de la sienne. Il avait un peu de mal avec la solitude, puis Lars était rigolo quand même. Lors des entraînements, ils se fixaient des buts, si l'un échouait, pouf, un gage. Les trois autres amis de Lars, et maintenant de Wade, essayaient de s'incruster, ça fonctionnait, parfois.

Lars alla s'écraser sur son lit, Wade s'écrasa sur Lars. Comme le poids de l'albinos était largement en dessous de ce qu'ils avaient put transporter en une semaine le blond put supporter la chose, ils commencèrent à communiquer par râles de fatigue. Étant dans un état larvaire, ils n'avaient pas franchement envie de se lever. Donc, ils fermèrent les yeux et se laissèrent bercer par les affres du sommeil. Il manquait juste la tisane pour imiter deux petits vieux avec leurs rhumatismes.

Deux heures plus tard, ils sortirent lentement de leur état de fatigue extrême. Wade roula sur lui-même pour laisser son coéquipier se relever et se traîner à son bureau, devant lequel il s'assit. L'albinos regarda le blond. Depuis la dernière description qui avait été faîte de ce gus, il avait quand même bien changé. Il avait pris quelques centimètres, gardant une carrure correcte qui donnait faisait régner autour de lui une sorte d'aura protectrice. Son visage s'était fait plus mince et long, mais il gardait toujours cette douce chaleur qu'il avait toujours dégagée. Puis maintenant, une petite barbe commençait à naître sur son menton et autour de ses lèvres.

Wade avait pris un peu de poids, qui était exclusivement du muscle, la peau de ses cuisses et de ses bras était collée à ses muscles tant le manque de matière grasse se faisait sentir. Il avait gardé un visage enfantin. Sa chevelure avait doublé de volume. Son corps s'était également nettement allongé depuis déjà trois ans.
L'heure du repas sonna. Wade gémit et se laissa tomber du lit, il se releva lentement en gémissant. Puis il se traîna vers la sortie, posant sa main sur la poignée, il tourna la tête.

- Tu viens ?
- Non. Il faut que je continue, je crois qu'on y est presque.
- J'te ramène à bouffer.

Wade sortit de la chambre. Il avait l'air relativement amorphe actuellement, mais dans sa tête, c'était une véritable fiesta. Les paroles de Lars lui procuraient une joie intense. Les deux adolescents mûrissaient le projet d'un équipement tridimensionnel allégé. Qui leur permettrait pour la même quantité de gaz d'aller plus vite que la normal. Ils avaient imaginé un dispositif de contrepoids, Lars avait fait les plans et ils s'étaient tout deux mis à le construire. Le hic était que lorsqu'ils avaient fini leur dur labeur, l'équipement se disloqua en à peine une journée. Imaginant un autre prototype, ils se rendirent compte que l'utiliser sur une durée, même courte aurait de grosses séquelles, comme une jambe brisée. Il fallait reconnaître que ce n'était pas pratique.

Il préférait ne pas déranger son ami pour le laisser travailler en paix, c'est pour ça qu'après lui avoir apporté de quoi se nourrir, il demeura silencieux. Quasiment immobile sur le lit de son ami, se laissant bercé par le bruit de sa mine contre ces schémas, des cliquetis métalliques lorsqu'il bricolait le dispositif. Wade ferma les yeux et fini par s'endormir.

Il fut réveillé deux bonnes heures plus tard, en sursautant, par une sorte de cri de joie. Il regarda toute la pièce et posa ses yeux sur Lars qui semblait au comble de la joie. Ce dernier se tourna vers l'albinos et avec un grand sourire, il lui parla, d'une voix tremblante de joie.

- C'est fini ! Ça y est, il est prêt.

Le visage de Wade fut aussitôt saisi d'une immense joie. Il sauta du lit, Lars fit de même, l'un attrapa le dispositif, l'autre, un équipement tridimensionnel. Ils sortirent de la chambre, longèrent lentement le sombre couloir qui menait au réfectoire, qu'ils traversèrent à pas feutrés. Une fois dehors, ils se faufilèrent parmi les ombres des bâtiments pour atteindre la forêt. Une fois qu'ils y furent bien enfoncés, éclairés par la seule lumière d'une lune pleine. Wade tendit l'équipement à Lars.

- À toi l'honneur.

Le visage de Lars se couvrit d'incompréhension, d'habitude, l'albinos insistait toujours pour tester en premier le dispositif, il l'avait d'ailleurs bassiné avec ça plus d'une fois. Maintenant qu'il lui proposait, Lars n'allait pas se faire prier. Wade aida le blond à s'équiper. Le dispositif était constitué de plusieurs sangles de cuir qui soutenaient l'équipement, deux sangles montaient jusqu'aux épaules, une sorte de bandeau recouvrait le ventre du porteur, deux autres sangles partaient du torse pour rejoindre celles des épaules, ces sangles se rassemblaient pour allez jusqu'aux poignets. Les bras étaient maintenus par seulement deux sangles placées à l'opposé, des bandeaux similaires à celui du ventre étaient situé aux poignets. La partie basse avait deux socles de fer allégés sur les côtés extérieurs du haut des cuisses, puis de multiples sangles se croisaient jusqu'aux semelles puisque, le fonctionnement de ce dispositif reposait sur les jambes du porteur, c'était avec ça qu'il contrôlait sa vitesse en quelques sortes. Les sangles du haut du corps servaient à repartir le poids dans tout le corps pour éviter que les jambes ne subissent des dégâts plus ou moins graves.

Wade recula pour laisser la magie opérer. Les deux câbles jaillirent pour se planter dans un tronc, Lars plia ses genoux et se propulsa en l'air, sa vitesse fut phénoménale, il frôla le tronc d'arbre, l'esquivant juste au bon moment. Passant d'arbre en arbre à une vitesse incroyable. Wade n'en revenait pas, il lui courait après, un grand sourire aux lèvres. Il regardait les jambes de Lars s'appuyer contre un arbre juste avant qu'il ne reparte dans les airs, il avait tendance à ne pas trop changer de direction. Juste à donner un coup de pied ou à tordre les câbles pour esquiver un arbre ou une branche. Wade s'arrêta et regarda Lars lui tourner autour. Le blond fondit vers le sol et, emporté par son élan, fit trois pas vers Wade. Lorsqu'il s'arrêta, les câbles se rétractèrent. Il se mit à sourire.

- C'était super !

Évidemment ! L'albinos l'avait bien vu ! C'est pour ça qu'il se hâta à son tour d'enfiler l'équipement. Une fois prêt, il se mit face aux arbres et fit jaillir les grappins. Il fut propulsé dans les airs, le vent s'écrasa contre son visage, il le fendait ce vent, mais il en fallait plus. Ses pieds tapèrent contre un tronc d'arbre, ses câbles se détachèrent de l'arbre pour pouvoir, aller se planter dans un autre, c'était comme si son corps ne faisait plus qu'un avec l'air. C'était fabuleux, tout était si rapide, si intense. Tellement qu'il n'avait plus conscience des limites d'un être humain, des lois du monde, il était libre.

L'albinos grimpa jusqu'à la cime des arbres, puis se laissa retomber, redressant sa trajectoire qu'une fois que son nombril soit à rat du sol, ses pieds frappèrent le sol, son dos se cambra en avant, il fut propulsé en l'air. Il slaloma d'arbre en arbre, pour ensuite, fondre sur Lars. Ce dernier resta droit, avec un sourire, convaincu que Wade allait s'arrêter. Sauf que non. Lars réceptionna le corps de Wade, dont les jambes s'enroulèrent autour de la taille du blond, les maigres mains de l'albinos attrapèrent son visage. Les lèvres de Wade dévorèrent celle de Lars, avec une grande avidité. Lorsque les lèvres de Wade quittèrent doucement celle de Lars, il observa le visage légèrement décoiffé et écarlate de ce dernier.

- Pourquoi tu fais ça ?

Interrogea le blond encore sous le choc. Wade sourit, ses pieds touchèrent le sol, ses mains glissèrent jusqu'au col de Lars, il plongea son regard dans le sien.

- Pour récompenser des heures de travail acharné. Et... Ce n'est pas fini.

Il poussa le blond contre un arbre et l'embrassa avec plus de fougue. Ses mains baladeuses se glissèrent sous les vêtements du jeune homme qui frissonna et enlaça à son tour Wade. Très vite, les deux adolescents s'étaient débarrassés de ces tissus encombrant qu'étaient leurs uniformes. Les lèvres de l'albinos glissaient contre le cou de Lars, puis sur son torse, son ventre et…
-

Wade se pencha en arrière et se mit à rêvasser, avec un sourire mélancolique, ça avait été très amusant, quand même.
« On dit souvent que chez les soldats, la bravoure est une qualité. T'en penses quoi ? »
Moi au Caporal Sten, District de Trost.
-
Cela faisait un petit moment que les deux recrues avaient eut leur aventure. Cette dernière avait resserré encore plus leur lien. Ils étaient tous deux d'accord sur le fait que ce n'était qu'une amitié très forte et en rien de l'amour. De plus, ils allaient tous deux rejoindre différent corps d'armée. Lars la garnison et Wade les bataillons. Autant dire que les deux n'étaient pas réjouis de cette décision, mais, il fallait faire avec, ils le savaient bien. Pour l'instant, le moment n'était pas aux remords. Lars regardait Wade s'amusait avec son dispositif à lui, Lars avait réussi à reconstruire deux modèles du dispositif, plus équilibrés et maniable. Ça n'empêcher pas l'albinos de s'écraser tous les deux toits.

Les grappins de l'albinos se plantèrent contre le gigantesque mur. Wade atterrit de manière relativement hasardeuse à côté de Lars qui était tranquillement assis sur le toit d'une maison. Maison qui, était collée aux remparts qui protégeaient les humains. Lorsque les pieds du voltigeur touchèrent le toit, il dut lever en lever un, puis se pencher pour que ses mains trouvent des prises sur le toit. Il mit au moins cinq minutes à grimper au sommet du toit et à s'asseoir aux côtés de Lars. Il regarda Wade, amusé par sa difficulté à grimper, ce dernier poussa un soupir de satisfaction une fois au sommet. Un petit silence s'installa. Que l'albinos ne tarda pas à rompre, il n'aimait pas les temps morts, il avait toujours besoin de faire quelque chose.

- Prêt pour la garnison ?
- Oui ! Même si j'avoue que ton étrangeté va me manquer.
- Bah ! On s'retrouvera à la caserne. Les Bataillons ne sont pas souvent en exploration.
- Ça coûte cher en même temps.
- Puis on est jamais sûr de revenir.

La mine de Lars devint blafarde quand il réalisa que Wade avait dit ça le plus naturellement du monde. Lorsqu'il s’aperçut de l'effet que ça avait eut sur son ami, l'albinos reprit la parole avec un ton plus rassurant.

- Il faudra plus que des gros sacs pour me tuer, ne t'inquiètent pas pour ça.

À ses mots, il tapa sur le dispositif avec un grand sourire, Lars en eut un en coin. Wade se redressa d'un seul coup, il commença à jouer au funambule sur le sommet du toit, tout en discutant. Il n'avait jamais précisé à Lars que sa mère était dans la garnison, il se demandait s'il le devait. Se résignant finalement à la douleur qu'il ressentit en y repensant simplement, qu'est-ce que ça serait s'il lui racontait ? Et à quoi bon ?

Wade monta sur les pierres qui constituaient le contour de la maison. Il commença à tenir en équilibre sur un pied puis un autre. Un silence étrangement agréable s'installa, une légère brise siffla. Elle accompagna magnifiquement bien le puissant bruit sourd qui résonna. Les deux soldats regardèrent en direction de ce bruit, avec effroi, ils découvrirent qu'il venait du mur, tout comme ce large volute de fumée dépassait le mur, un autre plus petit, se propager depuis la porte.

De cette fumée, une silhouette qui même de là où ils étaient, était impressionnante. Wade courut jusqu'à Lars qui s'était redressé et regardait l'ombre sortir de la fumée. Un titan. De dix mètres. Sans cheveux, même de là, on voyait ses dents sales qui n'attendaient que la chair humaine. Lars se sentit affreusement mal, il avait l'impression qu'il allait s'évanouir. Tout son corps semblait lourd. Il faillit défaillir en voyant les grappins de Wade se planter dans un toit et la silhouette de ce dernier fendre l'air jusqu'à un autre toit, il se tourna vers le blond, qui ne savait que dire.

La vérité, c'était que Wade n'avait qu'une envie, celle de charcuter du titan. Encore et encore. Il sentait en lui une chaleur étrange. Une énergie incroyable. L'adrénaline y était pour beaucoup. De toute sa hauteur, avec un sourire en coin, il plongea son regard dans celui de Lars.

- Tu n'as pas envie de tester ton dispositif ?

Le blond recula légèrement.

- Hé, tu es quelqu'un de trop bien pour que je te laisse crever, amène-toi.

Puis il se tourna et regagna les airs, confiant. Un instant plus tard Lars était à ses côtés, ils se lancèrent un regard complice. Puis, ils passèrent chacun d'un côté d'une rangée de maisons. Au bout de cette allée, se trouvait un titan, d'environs onze mètres, un ventre pendant, les bras flasques tombant le long du corps, le regard vide, le sourire glacial. Celui qu'il vit en premier fut Lars. Le titan s'avança vers ce dernier qui se trouva paralysé de peur, dans les airs. Un hurlement retenti, celui de Wade qui charcuta le titan des mollets à l'entrejambe.

Le titan s'écrasa, Lars reprit ses esprits et envoya ses grappins se planter dans la nuque du titan puis planta ses deux lames dans le point faible du titan. De la vapeur s'échappa de la plaie. Lars rejoint son acolyte qui, entre-temps s'était posé sur un toit et avait tendu sa main, celle de Lars tapa dedans. Ce n'était que le début d'un long combat, puisque déjà, ils se tournaient pour voir une escouade de trois membres de la garnison se faire submerger par quatre titans, dont deux furent abattu, avant que le dernier des survivants de la garnison ne s'écrase au sol et se brise la nuque.

Wade et Lars ne se firent pas prier, leurs lames cassées tombèrent puis, de toute leur vitesse, ils fusèrent vers les titans. Un des titans était accroupit, en train d'attraper deux cadavres, il croquait un bout de l'un, puis de l'autre. L'autre monstre, s'enfonça dans un couloir de maison. Vif comme un éclair, Wade apparut dans son champ de vison juste avant de lui lacérer les yeux. Le titan poussa un hurlement et se mit à se débattre dans tous les sens. Mais, son agresseur était déjà sur un toit, duquel il se servit pour se projeter en l'air, il trancha presque entièrement le poignet qui s'était dressé sur son chemin, il planta ses deux lames dans l'entaille qu'il avait faîte au poignet s'en servant d'appui. Il se fit secouer dans tous les sens en criant comme un enfant qui s'amusait comme un petit fou. Ses câbles et ses lames lui servaient de ceinture de sécurité dans ce dangereux manège.

Pendant ce temps Lars avait tenté de surprendre le titan, sauf que le dispositif d'allègement étant difficile à manier, il avait été emmené un peu trop loin, ce qui attira l'attention du titan. Il fut donc forcé de se battre face à lui de front, enfin se battre, façon de parler. Le titan jetait ses bras dans tous les sens en avançant certes lentement, mais il tenait tout de même le soldat en échec qui ne cessait de reculer. Sa rapidité lui permettait d'esquiver, mais pas d'attaquer, ses mouvements étaient trop incertains et par-dessus tout, il avait peur.

Du côté de Wade, ce dernier avait laissé ses lames en souvenir au titan, puis était passé à travers une fenêtre, cassant un lit. Le toit de cette dernière fut presque aussitôt balayé par la gigantesque main du titan. Wade se tourna et commença à ramper, les doigts s'approchèrent dangereusement, mais, grâce à sa silhouette relativement fine, il passa entre pendant que c'était encore possible. Une fois debout, avec un équilibre incertain, il envoya ses grappins se planter dans une maison voisine. Wade tapa contre le mur pour se projeter de nouveau vers le monstre. Sauf que cette fois, les grappins se plantèrent dans ces globes oculaires, un nouveau hurlement retenti. Le titan se cambra en arrière offrant à l'albinos un superbe vol plané. Aveugle pour la seconde fois, les grappins se détachèrent des yeux. L'adolescent tournoya dans les airs puis, les jambes en arrière, il s'arma de deux nouvelles lames. Cette fois, il viserait la nuque. Il avait effet aperçut Lars contre son titan, il avait du mal, Wade devait en finir. Il propulsa ses bras devant lui en même temps que les grappins ce qui, avec l'aide du dispositif, le fit fondre droit vers la nuque, qu'il trancha d'un coup sec. Alors que le titan chutait, le jeune homme se propulsa de nouveau en arrière en criant de joie et en réalisant une figure acrobatique. Comme il se sentait bien, comme le sang de titan lui allait bien.

Il se posa, encore bien secoué puis, courut jusqu'à un endroit d'où il se projeta vers le titan de Lars, sauf que son impulsion fut la dernière. Ses dernières réserves de gaz se consumèrent après cette impulsion. Il brisa ses lames contre le dos du titan en tentant de les planter, il alla s'écraser sur un toit, dont il démolit la toiture et parvint à se rattraper à la gouttière de justesse, le corps douloureux. Le titan s'était tourné vers lui, et levait une main vengeresse prête à lui briser les os. Lars en profita il fusa et trancha la nuque du monstre qui tomba à genoux et s'écrasa. Lars atterrit sur le toit et courut auprès de Wade pour le tracter hors du vide. La tension retomba. Wade s'accrocha aux tuiles du toit et se coucha en ricanant légèrement, le corps ensanglanté. Le visage de Lars était d'un sérieux d'instructeur et d'une pâleur de cadavre.

- Wade, c'est pas drôle, tu as failli mourir !

Le rire de l'albinos s'intensifia, il roula sur lui même pour pouvoir regarder son ami.

- Tu étais là pour être mon cavalier, remplaçant la faucheuse.
- La prochaine fois, ce sera peut-être la dernière, à tous les deux.

Le ton de Lars était plus grave, il poussa un soupir d'exaspération et s'approcha de Wade, lui retirant son haut pour essuyer et panser ses plaies du mieux qu'il pouvait, c'est-à-dire, avec des bouts de vêtement déchiré. Wade s'amusait à faire des petits commentaires destinés à séduire le blond. Qui, une fois sa besogne terminée, se releva et tourna les talons. Il alla jusqu'à un cadavre tapa dans les bouteilles d'air. Puis il en décrocha une, alla jusqu'à un autre cadavre, il laissa tomber la première bonbonne et s'encombra des deux autres. Il revint sur le toit et les lança à Wade qui s'empressa de jeter les siennes et de les remplacer. Ils descendirent tous deux, il s'agissait maintenant de stocker les bonbonnes quelques part, au cas où.

- Tu dois faire plus attention au gaz, ne fait pas de manœuvres inutiles.
- Ça va, c'est bourré de cachettes, les titans, nous ne trouverons pas.
- J'ai vu le toit de la maison devant laquelle tu te battais.

Wade soupira et marmonna quelques mots pour dire qu'il ferait attention. Lars sourit. Ils stockèrent les bouteilles assez vite, l'albinos récupéra de nouvelles lames pour remplacer celles qu'il avait brisées. Wade rejoignit Lars qui était en plein milieu de la rue. Ils restèrent immobiles un moment, reposant leurs corps, fixant la brèche dans le mur. Le vent sifflait, des pas lourds et des cris retentissaient, tantôt d'humain, tantôt de titan. Une voix les interpella tout à-coups.

- Hey, les bleus, ne rester pas là vous allez vous faire bouffer !

Les deux jeunes hommes se retournèrent, un homme se tenait sur un toit, un pied surélevé par rapport à l'autre. Le soleil cachait les détails de son physique, les deux recrues vinrent jusqu'à lui, ils purent voir l'insigne de la garnison sur sa veste et découvrir un visage balafré et fatigué. Une trace de sang lui fendait le visage en deux. Quelques cheveux blancs recouvraient encore un peu son crâne et une pilosité faciale mal entretenue couvrait sa mâchoire.

- Vous êtes sacrément chanceux pour avoir survécu à ça. Suivez-moi à présent, on a besoin de toute l'aide possible.

Cet homme n'était pas seul, sur deux autres toits se tenait un groupe de deux recrus et un autre d'un membre de la garnison et d'une recrue. L'homme qui leur avait parlé leur fit signe de le suivre, ils s’exécutèrent après les avoir informées des bouteilles de gaz cachées tout près. Le groupe partit, les nouvelles bouteilles entre les bras. Plus ils avançaient, plus les cadavres étaient nombreux. Sept titans étaient en train de se décomposer aux alentours d'un quartier aux maisons hautes. Ils pénétraient le centre du District de Trost.

Les rues étaient plus étroites, les maisons étaient faites de briques rouges, les murs et les toits montaient plus haut que la majeure partie des autres bâtiments. Le haut des toits était constitué d'une plate-forme d'environs un mètre de large. Sur six maisons, se dispersaient quinze autres soldats. Presque tous des recrus. Sur la plus large des maisons, de multiples blessés étaient agglutinés sur la plate-forme. Les maisons avaient beau être longues, ces six personnes avaient l'air de se sentir assez à l'étroit. Certain avait une partie du visage bandée, d'autre le torse. Un était couché, on lui pressé une serviette sur son ventre perforé. Un dernier était adossé à la paroi de la cheminée, un bras en bandoulière, il se l'était cassé en sauvant celui qui s'était perforé le ventre avec sa propre lame en voyant un titan se dresser contre lui.

Sur la cheminée d'une maison, était perché un homme, de la garnison. Entre la fleur de l'âge et la vieillesse. Ses cheveux blancs étaient liés par un chignon. Sa veste était posée sur sa large et puissante épaule. Cet homme était imposant, des muscles bien développés symbolisaient sa haine pour la vie. Ses yeux marron scintillaient de haine, il se mordait la lèvre inférieure avec une telle véhémence que des gouttes de sangs commençaient à en perler.

Les deux membres de la garnison rejoignirent l'homme. Tandis que Wade suivit Lars qui lui cria de le suivre. Lars se posa sur des tuiles très légèrement inclinées, ce qui facilitait le déplacement dessus. Il se dirigea vers un groupe de trois jeunes recrues. Il leva un bras, leur faisant de grands signe et les interpellant. Ces gens se tournèrent, Wade qui était en retrait cru reconnaître des silhouettes familières. Pas de doute, c'était celles d'Oscar, Jack et Klaus. Les amis de Wade et Lars. L'albinos rattrapa le blond pour arriver en même que lui face aux trois recrus.

Les retrouvailles furent ponctuées d'éclats de voix joyeuses et de divers enlacements. Les trois jeunes hommes expliquèrent la situation aux deux arrivants. Le caporal Sten, qui était l'homme perché sur la cheminée et qui discutait à présent avec ces deux confrères de la garnison, avait organisé une riposte sur le tard. Avec dix membres de la garnison face à six titans. À l'issue de ce combat, six soldats avaient trouvé la mort et il fallut utiliser des recrues fraîchement recueillies sur le tas pour servir d’appât et tuer les derniers titans. Le passage d'un déviant n'avait pas faciliter la chose. Après avoir vaincu les titans, six recrues avaient rejoint les survivants. Le caporal envoya plusieurs équipes chercher des renforts et se mit à regarder la ville sans pouvoir rien faire, le nombre de blessé et de morts augmentait, il était totalement impuissant face à ça. Il semblait cependant en grandes discussions avec ses subalternes. Pendant ce temps, Wade se détacha du groupe pour s'isolait. Il regarda Sten qui ne discutait plus qu'avec l'homme qui avait demandé à Lars et Wade de le suivre. L'autre membre de la garnison était allé au chevet du survivant au bras brisé.

- Titan sur la droite !

Ce cri avait mis un terme à toutes les discutions, tout le monde se retourna. Ce titan était, d'une carrure abominable, ses muscles semblait vouloir sortir de sa peau, ses os sculptait son visage, si bien que le tour de ces yeux donnait l'impression qu'il se décomposait. Ce titan s'arrêta et poussa un hurlement. Très vite, un autre hurlement, humain, annonça la conséquence de ce cri.

- Deux nouveaux titans se dirigent vers nous ! Moins de dix mètres pour l'un ! Au moins onze pour l'autre !

Sten se tourna vers cette voix.

-Loin de nous ?
-Ils sont là dans cinq minutes maximum !
-Le titan de droite ?
-Il se traîne, entre sept et dix minutes !


Sten dégaina une lame qu'il tendit vers les titans les plus proches.

- Freder, prends cinq soldats avec toi. Je te laisse les choisir. Quatre autres protègent les blessés ! Que ceux qui peuvent se battre se préparent. Les autres, suivez-moi. On part devant, on attend les renforts avant d'attaquer.

À l'annonce du combat, le blessé au bras cassé s'était relevé, son acolyte avait essayé de l'en dissuader, mais, cet homme ne semblait d'accord pour renoncer. Une recrue se leva également, titubant quelque peu. Ces deux personnes allaient mourir, Wade souffla du nez, se résigner à la mort, ce courage. Il trouvait ça à la fois noble et ridicule. Le ridicule l'emportait. Lars se tourna vers lui, ils se regardèrent, Wade sourit, il fut le premier à se jeter derrière le caporal. Jack, Oscar et Klaus s'étaient précipité du côté des blessés. Lars allait se joindre à son compagnon quand Freder l'interpella. L'albinos lui fit un clin d’œil, accompagné d'un sourire en coin, le blond se résigna et eut un sourire, qui ne cachait nullement son inquiétude. Il rejoignit Freder.

L'équipe de Sten se campa sur un long bâtiment au toit plat. Ils étaient six en tout. Sten se trouvait au milieu de la formation, il avait rengainé l'arme qu'il avait dégainée, une fois posé, il avait croisé ses bras et n'avait pas détourner son regard du titan. Wade se trouvait un peu en retrait à quelques mètres du caporal, il s'était assis en tailleur et il regardait le panorama, relativement amusé par le titan. Deux recrues le regardaient, inquiètes. L'une avait une chevelure brune accrochée par un chignon, une peau légèrement mât et un visage déformé par la peur. L'autre était une fille au cheveu mi-long, châtain, elle avait sur son visage légèrement potelé, du sang sec. Lorsque Wade tourna la tête vers elles, la dernière des demoiselles se tourna vivement, presque en sursaut. L'autre eut une expression mêlant incompréhension, dégoût, fascination et peur. Wade souriait et c'était relativement étrange au vu de la situation, car ce sourire était beaucoup trop enfantin. De l'autre côté, à deux pas de lui, un jeune homme au nez cassé et à la carrure longue mais nullement imposante se tenait droit comme un pique, ses deux lames inclinées vers le sol, il fixait les maisons. Le dernier, était plus proche de Sten c'était un jeune homme de la même tranche d'âge que les autres, c'est-à-dire entre quinze et dix-huit ans, lui, semblait avoir déjà survécu à dix-sept années de vie. Il était d'une taille respectable, d'une carrure de petit soldat qui a visé les premières places, Wade le reconnut, ce jeune homme visait les brigades spéciales, avec son frère. Que l'albinos n'avait pas vu, il devait être mort. Ce jeune homme n'avait donc rien à faire ici, si ce n'est la vengeance, il tremblait, son visage était un mélange de peur et de haine, Wade sourit, deux nouvelles croix que ce gosse mourrait le premier.

Du côté des blessés, le troisième homme de la garnison était perché sur le toit où les infirmes étaient il y a encore quelques instant. Son regard passait du gros titan, aux deux autres et à son blessé. Blessé qui, coordonnait le transport des soldats en danger de mort dans une maison voisine dont la porte avait était enfoncée par Jack. La recrue blessée qui avait décidé de prendre les armes se tenait sur le toit d'une maison juste devant celle où les blessé se faisaient transporter. Oscar et Klaus étaient perchés sur deux maisons placées parallèlement histoire de pouvoir attaquer par deux flancs dès qu'un titan passerait entre les maisons. Un dernier homme se tenait perché vers les deux titans, sur la cheminée d'une maison. Un grand rouquin avec la bouche en sang.

Le groupe de Freder, qui était entre autre composé de Lars, de lui et de quatre autres recrues attaquait déjà, les recrus furent très vite réduits au nombre de quatre. L'un des novices venait de se faire engloutir par un titan. Il restait trois soldats encore inconnus. Une demoiselle de presque seize ans, élancée, maniant son équipement avec une connaissance parfaite, son regard était dur. Un jeune homme plus âgé que le reste des recrues et à la musculature stimulée par l'âge et un entraînement intensif se mit à courir le long d'un toit pour s'élancer vers un titan, la dernière de ces personnes était vraisemblablement une fille, vu la légère bosse au niveau de sa poitrine, son visage était couvert d'une écharpe verte et ses cheveux comme coupé relativement court, presque à rat. Elle opérait aux côtés de Lars, eux deux devaient s'occuper du plus petit des monstres, leur compagnon s'étant déjà fait happer, ils furent galvanisés par un espoir de vengeance et chacun traversa l'air de chaque côté du titan. Pendant ce temps, le reste de leur groupe œuvrait à mettre hors d'état de nuire l'autre titan. Freder hurlait des instructions que les recrues s'empressaient de respecter.

Du côté de Wade. Ce dernier avait posé ses lames et s'amusait à faire grimper ses mains sur lui comme s'il était un titan. Ce qui perturbait ses acolytes, qui le regardait d'un drôle œil, sauf Sten qui ne bougeait pas. Cela dura encore une vingtaine de secondes, qui semblèrent être une vingtaine de minutes. Sauf pour Wade qui gloussait parfois. Un bruit métallique lui fit très vite relever la tête. Sten avait avancé sa jambe droite et avait porté ses mains à ses lames. Wade se releva aussitôt, prenant les siennes en main. Sten inspira. Tous s'étaient mis en position, sauf, évidemment, ceux qui l'étaient déjà.

- Très bien, deux de chaque côté, un derrière moi. Le but : trancher ses jambes. Arrivé à moins de six mètres de lui, une personne de chaque groupe progressant sur les côtés frappera l'extérieur des jambes. Celui qui sera avec moi, frappera l'intérieur de la jambe gauche du titan.

Wade s'avança, Sten le toisa un moment. Tout le monde eut un petit rictus. Sten finit par acquiescer. Les autres ne firent aucun commentaire, personne n'avait envie de se retrouver avec lui. Le nez cassé se hasarda tout de même à poser une question.

- On n'attend pas des renforts ?
-Il sera là vite. Nous devons l'arrêter.


Sten avait jeté un regard à tout le monde, son regard dur et autoritaire fit taire le moindre désir de révolte. Il se tourna et demanda à son commando s'il était prêt, la réponse étant positive, les soldats se jetèrent vers l'ennemi. Wade laissa reposer son corps en utilisant le moins possible son dispositif, puis, montrer ses cartes maintenant, ce n'était pas drôle.
Malgré tout, la vitesse standard des équipements tridimensionnels était suffisante, amplement même. Le titan baissa ses yeux et de son regard amorphe, il vit s'approcher les minuscules silhouettes qui allaient si bien entre ses dents. S'il avait eut un système digestif, le titan auraient laissé échapper un gargouillis de son ventre. À défaut de gargouillis, le titan leva vivement son pied et l'écrasa au sol, ceux qui étaient au sol esquivèrent son large pied avec la vivacité de l'adrénaline. Sten parvint à remonter sur un toit, Wade se laissa déséquilibrer. Son corps fut emporté dans un simulacre de roulade, tantôt touchant le sol avec un coude, tantôt avec ses fesses, tantôt avec le haut de son crâne. Au final, il resta étalé à sept mètres de titan, qui était trop occupé à s'attaquer aux appétissantes demoiselles se trouvant à sa gauche.

Ce titan n'était pas facile à tuer, bien que se concentrant sur les deux demoiselles, il balançait ses bras dans tous les sens, détruisant tout sur son passage. Si bien, que la recrue dont Wade avait parié la mort, se fit démembrer par un puissant coup de bras. Son bras gauche atterrit à côté du parieur qui se redressait lentement, non sans douleur. Il réajusta son équipement, c'était le moment de mettre à profit sa vitesse. Sten avait réussi à grimper sur le titan, mais ce dernier tentait de l'attraper comme un insecte gesticulant sur son épaule. L'albinos se mit en position, ses deux grappins fusèrent et se plantèrent un peu au-dessus des tendons du genoux droit du titan, Wade plia ses jambes pour les déplier avec le plus de force possible, les grappins tirèrent les câbles, en un éclair, l'albinos fut projetée. Il leva ses lames en l'air, et trancha latéralement les tendons du titan, ce dernier s'affaissa légèrement. Sten en profita, il racla l'épaule du titan, l'homme au nez cassé se projeta sur le haut de crâne du titan. La demoiselle à la chevelure sombre se jeta sur l'épaule tandis que l'autre reculait, pour se mettre en retrait.

Ça fourmillait sur ce titan, pour remédier à ça, quoi de plus simple que de se jeter contre un bâtiment ? S'il y avait une autre réponse, le titan ne l'avait pas utilisé. En sautant, il avait tourné sur lui-même, le jeune homme au nez cassé perdit son équilibre, il fut projeté plusieurs mètres en avant et alors qu'il se pensait sauver, il se fit embrocher par les ruines d'une maison, ce jeune homme agonisa pendant plusieurs longues minutes, à l'abri des regards. La jeune fille et Sten avaient planté leurs lames pour ne pas tomber, Wade avait préféré se laisser tomber pour mieux se rattraper à un bâtiment.

Sten qui était à deux mètres de la nuque perdit tout son courage, en voyant cette jeune demoiselle, si jeune, si pleine de vie, de détermination, avec un œil fermé par la poussière, l'épaule à nue, être subitement réduite en pâte informe et sanguinolente, le titan se redressa, une ombre se dessina autour de Sten, celle de la main du titan. Une silhouette passa et trancha un bout de la main du titan, une autre la suivit pour entailler un peu plus le membre géant. Wade et la demoiselle s'étaient jetés sur la main, la laissant pendre au bras du monstre. Comme ce dernier avait, mine de rien bien progressé, ils étaient arrivés à l'endroit où les blessés étaient censés être protégés. Le soldat blessé de la garnison avait fondu sur Sten et l'avait attrapé pour le déposer sur un toit. Le titan se laissa titubait en grognant. Devant lui, se dressaient la jeune fille, Wade et le troisième soldat de la garnison. Klaus, était prêt attaquer le flanc de l'ennemi. Les autres portaient leurs aides au commando de Freder qui n'était plus constitué que de Lars et de la fille à l'écharpe verte.

D'un claquement de doigts, les soldats bondirent sur le titan, visant ses épaules et son visage. Wade s'occupait du visage. Il se servait du corps de ce titan athlétique comme de tremplin pour sauter et le lacérer de toute part. Le soldat de la garnison avait esquivé le bras qui avait été lancé contre lui et avait lacéré tout une partie de l'épaule du monstre. Qui se régénérer beaucoup trop vite. La jeune fille, elle, pendait au bout de la main du titan, son câble s'était prit entre le doigt du titan. Lorsqu'il fit volte face et lança son bras en avant, elle se cogna violemment la tête contre un mur. Lorsqu'elle retrouva la vue, elle ne put crier, d'énorme dent sales s'ouvrirent devant elle, un sinistre craquement fit frémir Klaus, qui, fonçait droit vers la nuque du titan. Ce frémissement lui fut fatal. Le titan se retourna violemment, dans la seconde qui suivit, le corps de ce jeune homme tomba, sans la tête. Sten et le blessé se regardèrent, il fallait qu'ils agissent, mais comment ? Les attaques de front ne marchaient pas contre ce trop grand titan.

Le monstre balaya un bâtiment, puis s'apprêta à en frapper un autre, qui était celui où les blessés étaient agglutinés. Le soldat de la garnison fusant vers l'articulation de coude qu'il trancha, juste avant de se faire attraper, en poussant un hurlement de rage et de douleur, il parvint à sectionner le poignet du titan, et se laissa finalement tomber, vaincu. Wade qui était maintenant bien essoufflé par son dispositif, rassembla ses dernières forces, il remonta du nombril à l'omoplate de titan, bien décidé à tuer ce titan, juste avant que son dispositif ne s'enraille, les câbles se raidirent, l’ascension de la recrue se termina, il chuta.

Il aperçut rapidement Sten et le blessé se jeter contre l'ennemi. Très vite, il se concentra sur son dispositif pour se sauver la vie. Mourir ici n'était pas possible. Des bras s'enroulèrent autour de lui, il fut plaqué contre un torse chaud, une odeur de sang mêlée à celle de la peur. Wade releva sa tête, son sauveur avait une tête blonde, connue, l'albinos sourit, il fut déposé sur un toit par Lars, qui l'aida à remettre en place son dispositif. Lorsqu'ils se relevèrent, ils virent le titan posé un genou au sol et son bras pendouiller, Sten s'était apparemment défoulé. Freder quant à lui, venait d'atterrir sur un toit, une lame couverte de sang. Une longue entaille décorait la nuque du monstre, ce dernier s'écroula dans un bruit sourd, soulevant un nuage de poussière.

Wade et Lars purent voir, étalé à côté de son ami, le blessé, une trainer de sang lui coulant de la bouche, les yeux livides, le corps coupé en deux. Il s'était bien battu. Le commando rejoignit le toit de deux maisons mitoyennes à proximité. Il n'était plus que huit. Sten, Freder, Jack, Oscar, la recrue blessée, Lars, la fille à l'écharpe verte et Wade. Ils discutèrent, informant Freder des pertes. Sten était retourné se percher sur une cheminée, son dernier subalterne vint à lui, il ne quitta pas les titans qui se dessinaient au loin du regard.

- Quelles sont les pertes ?
- Nous ne sommes plus que huit.
- Des blessés ?
- Il n'y en a plus.
- Plus ?
- Ils sont tous morts.


Sten resta silencieux. Ne quittant pas les titans des yeux pendant encore une trentaine de secondes. Freder attendait, il n'avait pas l'air au meilleur de sa forme. Ses vêtements étaient couverts de sang de titan et d'humain, ce n'était pas toujours le sien malheureusement. Les soldats étaient préparés en cas d'attaque, mais l'entraînement ne les préparait pas à voir la mort. Il avait perdu deux amis et le Sten qu'il avait toujours connu était mort, il en était sûr. Pourquoi ? Les yeux de Sten étaient impassibles, son regard ne crachait plus rien, Sten avait abandonné tout ce en quoi il croyait. Il se tourna enfin, regarda Freder puis se tourna vers les recrues.

- Rassemblez un maximum de bouteilles, de lames et d'équipement en bon état.

Voyant que tous se regardaient sans trop comprendre, il décida d'asseoir son autorité.

- MAINTENANT !

Tout le monde se précipita. Sauf Wade qui plongea son regard dans celui de Sten. L'albinos fronçait les sourcils, sa joie venait de disparaître, Sten lui, conservait son regard dur, mais il devait bien avouer que ce garçon était étrange. Lars posa sa main sur l'épaule de Wade qui se détacha du regard du caporal. Ce dernier porta son regard sur Freder, qui avait croisé les bras. Sten soupira.

- Tu es sérieux ?
- Quoi ?
- On va tous y passer.
- Rectification, ils vont tous y passer.


Freder soupira et leva les yeux au ciel, il décroisa ses bras.

- Tu vois bien qu'on est plus en état de se battre. Je ne suis plus en état. Tu n'es plus en état. C'est quoi ta tactique ? Foncer dans le tas et couper le plus de nuques possible ? Regarde les pertes, pour trois titans seulement ! Là-bas, ils sont six et encore, on ne voit pas les petits ! Donc, je te le demande une dernière fois, as-tu une stratégie ?

Le silence répondit à Freder. Puis l'annonce de l'ordre de retraite à tous les soldats : il ne pouvait pas gagner.

- On se replie, je m'occupe de tout.

Freder se tourna, Sten bouillonnait de colère. Il attrapa l'épaule de son ancien ami, qui se retourna et lui frappa le visage, à deux reprises et suffisamment fort pour le faire rouler le long du toit et s'arrêter de justesse, grâce à la gouttière. Le caporal releva la tête vers les recrues.

- Je n'accepterai plus aucune tentative de rébellion. Nous mènerons la contre-attaque de l'humanité ! Lorsqu'on aura débarrassé le District de Trost de ces monstres, on sera des héros, vous serez déjà promu.

Wade aurait pu sourire, il est vrai que tuer du titan, il en avait envie, mais un rapide regard à Lars l'avait fait changer d'avis. Lars était effrayé, il suait à grosses gouttes. Wade serra les poings.

- Ou mort.

Avait complété Wade. L'expression de Sten changea.

- C'est pour ça que tu as frappé Freder ? Parce qu'il ne voulait participer à ta boucherie humaine ?

Wade faisait preuve d'une extrême mauvaise foi, mais, en même temps l'attitude de Sten accès sur le sacrifice de soit pour l'honneur le faisait vomir.

- Vous voulez défendre l'humanité ou non ?
- Se jeter dans la bouche d'un titan, c'est la défendre ? Les civils sont tous évacués, pas besoin de gagner du temps.

Sten perdit son calme. Il dégaina.

- Nous allons nous battre, je tuerai quiconque refusera d'obéir. Je vous ORDONNE de combattre.
- Il y a eu un ordre de repli !

Cria Lars, le caporal respirait fort et vite, il s'approcha de Freder, à deux mètres de lui, il clama une menace.

- C'est lui qui vous pousse à vous rebeller ? Très bien !

Il leva son pied, qu'il reposa immédiatement, un éclair avait jailli vers lui, une violente douleur lui tordit le ventre, des cheveux lui caressaient le visage, il avait du mal à respirer.
Deux lames traversaient le corps du caporal. Les lèvres de l'assassin murmurèrent quelques mots à l'oreille du militaire.

- On dit souvent que chez les soldats, la bravoure est une qualité. T'en penses quoi ?

Wade retira ses lames, Sten eut un dernier souffle alors qu'il tombait mollement du toit. La main de l'albinos attrapa l'épaule de Freder et l'aida à se relever.

- C'est toi le chef à présent.

Freder acquiesça et se releva complètement. Il se tourna vers les recrues et les observa. Ses instructions permirent de traverser le district sans n'avoir aucune perte supplémentaire. Lars et Wade partaient devant pour s'assurer qu'ils empruntaient le bon chemin. Une heure après, ils étaient tous sains et sauf, mais traumatisés.
-
Wade ferma son cahier. Il se rappelait de la suite, elle n'était plus si lointaine. Il voyait souvent Lars, Jack et Oscar. Et, un peu trop ses supérieurs qui semblaient très préoccupés par son équipement dont il avait déclaré être le seul en possession, sauvant Lars de ces longs interrogatoires ennuyant.
D'ailleurs, il avait à faire avec ces gens. Il s'apprêta à se lever, mais se rassit, rouvrit le cahier et sortit du tiroir de quoi écrire. Il nota la date du jour qui suivrait.

« Bonjour maman. »
Retrouvailles.



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MessageSujet: Re: "Les titans ça baise pas du coup ? Oh les cons." II Ven 12 Fév - 21:07
Levi Ackerman
Eh bien, eh bien, eh bien... OH MAIS DIS DONC.
Le grand seigneur Waduck est enfin.... VALIDAY !

Félicitations, Wadichou ! Tu as complété ta fiche personnage avec brio! Te voici prêt à aller jouer dans l'univers de l'Attaque des Titans. Tu as été ajouté au groupe du Bataillon d'Exploration. Tu peux également chercher des relations en créant ta fiche de liens ici, demander un logement dans cette section et tenir à jour ton carnet de bord en créant un sujet ici!

Si tu as la moindre question, n'hésite pas à contacter tes administrateurs et modérateurs chéris que sont Emilio, Levi, Reiner, Arunja et Hazel.

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MessageSujet: Re: "Les titans ça baise pas du coup ? Oh les cons." II Ven 12 Fév - 21:11
Wade Nux
Je ... Je ... Tant d'émotion... Je suis si touché. Merci Forum ! Merci à tous !
*verse une petite larme*

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MessageSujet: Re: "Les titans ça baise pas du coup ? Oh les cons." II Ven 12 Fév - 21:22
Levi Ackerman
On est tous très fiers de toi. *hug* 8D

*lance des confettis partout*

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Couleur RP : #006666



Cadeaux. Merchi. ♥ :
 
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Localisation : Au QG du Bataillon.
Métier : Caporal-chef et chef de l’escouade d’opération spéciale.
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MessageSujet: Re: "Les titans ça baise pas du coup ? Oh les cons." II Ven 12 Fév - 22:01
Kristopher Moreau
Ooouuuaaaiis, bienvenue 8D

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MessageSujet: Re: "Les titans ça baise pas du coup ? Oh les cons." II Sam 13 Fév - 4:43
Hanji Zoe
Yahooooo!!! j'vais pouvoir lire ta fiche maintenant que tout est fini! :aa:

*regarde la longueur de l'histoire.... regarde sa montre* euuuuh ouai ben demain ! Yao Ming

Bienvenue Wade :3

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YAHOOOOOO~~ ! Allons attraper des Titans~~ !!
*:.。.o(≧▽≦)o.。.:*

-=≡|| Tous mes petits secrets sont ici ! ||≡=-
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MessageSujet: Re: "Les titans ça baise pas du coup ? Oh les cons." II
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"Les titans ça baise pas du coup ? Oh les cons." II
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