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MessageSujet: La sécurité est le premier pas vers la liberté [PV : Leanne] Mar 23 Fév - 22:01
Johann Oswald
En temps normal, le simple fait d'être un soldat demandait pas mal de ressources, mais le pire restait en été. La température atteignait facilement les trente degrés ces derniers temps, et il fallait bien avouer que l'uniforme militaire était loin d'être léger. Les membres de la Garnison, chargé de la protection de la population et de l'entretien des murs, devaient se soumettre aux rondes quotidiennes sous un soleil de plomb, parfois même à rester plantés des heures près du Mur Rose à ne savoir que faire. Enfin, ils savaient tous à quoi ils s'étaient engagés. Presque tous.

- A vos ordres, sergent !

Johann salua son supérieur, conformément aux règles, le poing sur le cœur. Assigné rapidement à une ronde en ville, il fallait toutefois qu'il soit accompagné par quelqu'un de plus expérimenté afin qu'il apprenne les bases du métier. Enfin, surtout pour qu'il n'aille surtout pas dormir dans un champ à proximité en échappant à ses responsabilités, nan.

Depuis le petit matin, les deux soldats s'étaient contentés de surveiller aux alentours de la muraille sans rechigner. Jusqu'à maintenant. Le blondinet commençait sérieusement à avoir soif, et surtout, il s'ennuyait ferme. De plus, c'était un petit coin assez tranquille qu'il connaissait très bien. Ayant passé toute son enfance dans ce secteur, il savait parfaitement où aller pour rejoindre un endroit en particulier ou quoique ce soit d'autre. Il était même rassuré que certaine chose n'avait pas changé, même après son déménagement.

Lorsque le soldat avait reconnu le chemin que lui et son supérieur prenaient, il se souvint soudainement qu'une auberge se tenait sur le bas côté. Occasion parfaite de prendre une pause ! Il s'était tourné vers le sergent pour lui demander son avis quant à aller se désaltérer. En lui écorchant son nom au passage.

- Sergent Corper, vous ne voulez pas faire une petite pause ?

Cooper. Leanne Cooper, le sergent de la Garnison à qui on avait collé une nouvelle recrue  pour cette ronde du jour. Elle était assez stricte, du moins, c'est que ce laissait penser son apparence. La femme possédait une longue entaille déjà cicatrisée sur son oeil gauche, ce qui avait d'abord intrigué le blond. Il se demandait bien comment elle avait eu cette blessure, mais n'osait pas vraiment le lui demander ; cela ne le regardait pas et elle devait surement ne pas vouloir en parler. Quand bien même.

Sans lui laisser le temps de répondre, Johann quitta précipitamment son supérieur pour se ruer dans un coin de l'allée. Il resta un bon moment recroquevillé sur lui-même, penché sur un centre d'intérêt suspect. Un chaton.


- Sergent, regardez, ce chaton est vraiment trop mignon !!

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MessageSujet: Re: La sécurité est le premier pas vers la liberté [PV : Leanne] Lun 21 Mar - 19:32
Leanne Cooper

*Et encore une nuit où il a fait trop chaud... Bon sang, ce que je peux détester ça ! Me réveiller le matin en sueur ! Encore ça serait pour une certaine raison bien particulière je dis pas, mais là... Je n'ai plus qu'à prendre une douche vite fait. Et vu comment s’amorce la matinée, la journée va être horrible à souhait. Et en plus aujourd'hui je suis de ronde en ville. Vraiment que du bonheur. Pour une fois j'aurais préféré poser mes fesses derrière un bureau à remplir de la paperasse. D'autant plus que je fais équipe avec un bleu. C'est bien ma veine. Aller ma fille, fini ta douche et prépare-toi. Il faut montrer l'exemple aux jeunes ! Tâche d'arriver en avance, et de jouer ton rôle à la perfection.*

Je finis mon entreprise rapidement, revêts cet uniforme vraiment non adapté pour la saison et rejoins le réfectoire pour prendre mon petit déjeuner. En arrivant, j'aperçois les membres de la Garnison qui revenaient de leur garde de nuit. Je me dirige vers eux, les saluts et prends la température, sans vilain jeu de mots. Un rapide compte rendu donc, histoire de se mettre dans le bain, à savoir s'il n'y avait pas eu de problème majeur durant la nuit, bagarre ou tout autre incident du genre. J'aime être au courant des choses en temps et en heures. Et si un événement notoire a eu lieu, je préfère prendre les devants pour mieux amortir et répondre aux questions que les citoyens pourraient me poser à ce sujet. Dans cette éventualité. Bien que cela se soit rarement produit, mais prudence et mère de sûreté !

Je quitte la salle au bout d'une vingtaine de minutes et m'empresse de rejoindre le point de rendez-vous. J'ai dix minutes d'avance, parfait cela mettra un peu de pression. Soudain, au coin du bâtiment se dessine une jolie petite tête blonde ! Et par petite, je ne pèse pas mes mots. *Mon Dieu, comment peut-on être aussi petit?* Il ne doit pas dépasser le mètre soixante, mince, un visage d'ange, des yeux... indescriptiblement vert ! Je m'approche du jeunot non sans la moindre perplexité à savoir, comment un petit bout comme lui avait pu réussir ses années de formation. Plus je m'approche, et plus je ne peux que constater son côté angelot. Je suis quelque peu mal à l'aise, moi qui avais prévue de jouer sur l'intimidation. C'est une chose que j'aime bien faire, une sorte de bizutage pour tous les nouveaux cadets. Je les pousse un peu dans leur retranchement pendant tout le premier mois, pour voir s'ils sont là pour glander ou s'ils peuvent apporter quelque chose de concret à la Garnison. Des glandeurs il y en a suffisamment qui s'entassent sur les pavés de la ville. Je vais avoir du mal avec celui-là. Qu'on ce le dise, j'aime les choses mignonnes.

Arrivé en face de lui, le jeune homme me salut solennellement. Oswald Johann, 14 ans, décrit comme étant partisan du moindre effort. A passé ses épreuves sans distinctions particulières, mais non sans justesse. Quoi qu'il en soit, il est tout sourire ce garçon et semble vraiment inoffensif, voir un peu sot. Ça n'avait pas dû être simple pour lui pendant sa formation. Les instructeurs avaient dû s'en donner à cœur joie.

" Salutation cadet Oswald ! Je suis le Sergent Cooper Leanne. Nous allons effectuer une ronde de routine en ville. Ce qui implique surveillance de la population, être à l'écoute de ces derniers, maintien de l'ordre public, contrôle des affaires en cours, s'il y a lieu d'être. Et inspection de l'état de la façade EST du mur. Nous patrouillerons jusqu'à la relève du soir. Nous prendrons évidement notre pause-déjeuner à midi. Et bien allons-y, nous allons commencer par la vérification du mur. "

" A vos ordres, sergent ! "

Cela fait un moment que nous patrouillons, sous ce soleil qui ne fait qu’accroître la température ambiante un peu plus au fur et à mesure que la matinée avance. Rien de bien particulier n'est à notifier durant notre inspection. Aucune intervention d'aucune sorte. Il faut bien l'avouer, c'est d'un ennui total. D'autant plus que l'interaction avec le cadet Oswald est assez limitée. *On ne copine pas avec des gamins tout juste sortis des jupons de leur mère.* Je me dis cela mais je n'en pense rien. Ce gamin aussi avait connu des débuts dans l'armée, plus que marquant. Tout comme moi, il y a cinq ans. Être confronté aux titans alors qu'on est tout juste sorti de sa formation, c'est une expérience que je ne souhaitai même pas à mon pire ennemi. A ce souvenir, je ne peux m’empêcher de serrer la bague de mon père, toujours accroché autour de mon cou. Elle me réconforte et me redonne courage quand le moral est au plus bas ou dans les moments de doute.

Nous sommes sur le point d'arriver dans le quartier commerçant. L'heure du repas approche, et l'activité en ville n'étant pas très mouvementée, il me semble que nous pouvons prendre un peu d'avance sur notre pause. Je jette un œil au cadet, il semble tout émoustillé depuis quelques minutes. Il n'est jamais venu en ville ou quoi ?

"Sergent Corper, vous ne voulez pas faire une petite pause ? "

*Et bien il ne manque pas d'aplomb lui!* C'est assez surprenant d'entendre le cadet me proposer une "petite pause". Mais à la vue de l'auberge de la vieille Frësher, j'en déduis assez vite le pourquoi de sa question. Et il est vrai que depuis ce matin, nous n'avons pas pris de pause, le jeunot doit se sentir un peu fatigué. Surtout s'il est comme l'avait décrit son instructeur en chef dans son dossier, "un flemmard". *Non mais attend un peu !!! J'ai bien entendu ? Cor- Corper ?!! Oh par tous les saints! Alors là, il ne va pas y louper.*

" Dites donc, cadet Oswa- …. Mais il est passé où ?! "

Je détourne mon regard, et le vois courir dans un coin. Il s’accroupit et stagne dans cette position. *Il me fait quoi là?! J'ai encore rien dit, qu'il se fait déjà dans le pantalon ?!* Je décide de m'approcher de lui, au cas où il y ait un problème quelconque. Je ne veux pas passer pour une tortionnaire. Surtout que les passants me regardent de travers. Et au bon Dieu, que je n'aime pas ça. Je fais toujours attention à l'apparence que je renvoie aux autres, je me tiens toujours droite, toujours avec une tenue parfaite, toujours polie. Oui bon parfois je craque. Et j'avoue que je ne suis pas très fière de moi durant ces moments, enfin non je devrais dire après. Car pendant mes petits débordements je ne pense à rien d'autre qu'à celui sur qui je suis en train de frapper et sur le bienfait de se défouler. Je manque cruellement d'exercices, je sens que mes nerfs arrivent de plus en plus vite à fleur de peau. Il va falloir que je remédie à ça rapidement. J'arrive donc près du cadet, mais je ne voie pas bien ce qu'il fait ou ce qui retient son attention comme ça. Je préfère garder une certaine distance, sait on jamais.

" Sergent, regardez, ce chaton est vraiment trop mignon !! "

*Oh mon Dieu ! Non ne me dite pas que...* Je me penche pour voir, et oui effectivement il y a un chaton. Un adorable petit chaton tout blanc, avec des tâches beiges. S'il a bien une chose sur laquelle j'ai du mal à me retenir, c'est ces adorables créatures que Dieu eut l'immense bonté d’introduire sur notre planète, les chats. Bon il y a aussi mes ennemies naturelles, les araignées, celles-là, disons que c'est quasiment impossible pour moi de me contrôler. Réflexe systématique, je hurle. *Uhhh, ne te laisse pas aller Leanne ! Contrôle toi !! Tu as un cadet devant toi ! Pas de faux pas ! Pas de …. Oh mon Dieu ce chaton est vraiment trop mignon!!* Exit mes bonnes résolutions, c'est le coup d'oeil de trop. J'ai déjà la main sur le chaton. Et je ne me suis même pas rendu compte de mon mouvement.*Et merde!* Je n'ose pas regarder le cadet, ça ficherait mes années de répression sentimentale en un clin d’œil s'il s’aperçoit de mon état. Il faut que je me reprenne de suite ! Je me relève et tente de reprendre un ton plus sérieux en me raclant un peu la gorge.

" Hmm ! Oui je dois bien avouer que ce chaton est mignon. Mais je ne crois pas que jouer avec les mignons petits chatons rentre dans l'ordre des devoirs de la Garnison. Qui plus est, cadet Oswald, vous veniez de me poser une question et vous n'avez même pas attendu ma réponse. Et ! Dernière chose, et pas de moindre... Je, ne, m’appelle, pas, CoRper, mais Cooper ! Rappelez-vous en cadet ! Ne vous a-t-on pas appris le respect de vos supérieurs dans votre formation ?! Ou bien n'étiez-vous pas suffisamment réveillez ce matin pour comprendre mes mots ? Non ! Ne prenez pas la peine de répondre, c'était purement rhétorique. Quoi qu'il en soit. Laissons cet adorable chaton à ses occupations, et oui, nous allons prendre une pause, non pas parce que vous l'avez suggéré, mais parce qu'il est bientôt midi. Et veuillez... ne plus refaire ce genre de chose ! Compris soldat Oswald ? "

*Ooooh Leaaanne !! Bon Dieu ce que tu peux être mesquine. Tout ça pour ne pas te discréditer face à ce cadet ! C'est pathétique, tu es pathétique Leanne Cooper !! Mais bon, quand même il n'avait pas à faire cela. Donc d'un côté je n'ai pas eu tort de lui parler sur ce ton ! Je suis son supérieur, c'est un cadet, on est dans l'armée ! Point.* Maintenant que j'ai mis les choses au clair, dans une totale confusion de sentiments, entre le remords de lui avoir parlé sèchement et celui d'avoir répondu comme se devait de le faire un "chef" présumé, il est temps d'aller nous restaurer. Cela me changera les idées, et ça laissera tomber la tension du moment.

Je charge le cadet de me suivre, en essayant d'être un peu moins sèche. On se dirige vers l'auberge de Madame Frësher et prenons place sur la terrasse. Nous sommes les seuls, mais très vite, deux ou trois petits groupes nous rejoignent. Voilà une des choses qui est fort appréciable en été, c'est de pouvoir manger en terrasse et de profiter pleinement de ce qui nous entoure, avec un bon repas  et en bonne compagnie. Pas trop de quoi discuter aujourd'hui, mais on fera avec. Bien que, il pourrait peut être s'avérer intéressant d'en apprendre plus sur ce Johann Oswald. Voir ce qu'il pense de notre situation présente et connaître son ressentit sur sa prise de fonction brutale et autre.

Pour le moment, contentons-nous de choisir notre collation. Sur le tableau est indiqué le plat du jour.*Oh ! Aujourd'hui c'est bouillabaisse ! Chouette!* Je commande ce succulent plat fait maison par la propriétaire, et invite le jeune Oswald à faire de même. La vieille Frësher commence à me parler de tout et de rien et à me demander comment je vais. Je lui réponds sans ménagement, ne faisant même pas attention au cadet sur le moment. Mais à l'instant où elle retourne dans ses cuisines, je ne peux m'empêcher de me blâmer mentalement pour avoir de nouveau baissé ma garde.  Je n'ai pas l'impression d'avoir un collègue en face de moi, il n'y a que l'uniforme qui me remette dans le contexte. J'ai plus l'impression d'être avec un petit frère, ou le fils d'une voisine. Je me tâte de lui poser des questions, parce qu'il va certainement m'en poser en retour, et je ne pourrais pas lui répondre sincèrement à chacune d'entre elles. Qu'a cela ne tienne, je verrais bien.

" Et bien cadet Oswald, comment ce passe votre intégration dans la Garnison ? Je sais que vous avez participé à la bataille de Trost, cela n'a pas été trop … difficile ? "

Bien sûr que ça l'a été ! Mais je veux connaître son ressentit personnel, avec ses mots. S'il doit être intégré à mon unité, je me dois de le connaître au mieux. En tant que supérieur, et dans l'unique but de pouvoir gérer au mieux une potentielle situation délicate pouvant l'impliquer. Et aussi pour répondre à ses attentes et exploiter au mieux ses compétences. *Tout cela n'est que dans un but professionnel.* C'est bien ce que je tente de me persuader. Mais il est de ces personnes avec qui les autres aiment discuter. Et je sens une irrésistible envie de le faire, le tout bridé en même temps par ma stupide manie de me tenir éloigné des autres. Parfois c'est dur de se rendre compte que l'on possède un trouble émotionnel.

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MessageSujet: Re: La sécurité est le premier pas vers la liberté [PV : Leanne] Mar 29 Mar - 19:23
Johann Oswald
Heureux de pouvoir partager son petit plaisir de câliner cette boule de poil, Johann ne fit pas tout de suite attention au changement d'attitude assez surprenant de la jeune femme. Mais maintenant qu'il y pensait, il se disait avec soulagement que cela lui arrivait de se montrer sensible. Mais bien sûr, cela ne dura qu'un court instant. Elle se racla la gorge afin de paraître plus autoritaire et d'effacer cette image pourtant agréable d'une femme attentionnée et sensible. lol Et la revoilà partie pour un long discours... Décidément, elle aimait se faire respecter. Non pas que cela soit si étonnant mais bon.

- Hmm ! Oui je dois bien avouer que ce chaton est mignon. Mais je ne crois pas que jouer avec les mignons petits chatons rentre dans l'ordre des devoirs de la Garnison. Qui plus est [...] ne plus refaire ce genre de chose ! Compris soldat Oswald ?


- Euh... Oui sergent.

En bref, voici ce qu'il avait entendu. Il abrégeait toujours automatiquement ce genre de savon. Dommage, il avait cru un instant que son supérieur pouvait se montrer un peu plus clément. Mais peut-être était-ce une feinte. Ou juste un fanatisme pour les chatons. En tous les cas, ils laissèrent l'animal à ses occupations et la brune ordonna alors un déplacement jusque dans l'auberge Frësher avoisinante. Ah, tout de même ils allaient pouvoir se reposer ! Quoi de mieux par cette chaleur ? Johann croisa les bras derrière la tête, marchant nonchalamment derrière elle.

Une fois attablés à la meilleure place qui se trouvait être la terrasse, les deux soldats commandèrent le fameux plat du jour qui se faisait tellement désiré d'après l'odeur qui se dégageait de l'intérieur. Alors que les plats arrivent à la table, l'aubergiste elle-même vient tailler une petite bavette avec la femme soldat. Johann se contenta de les scruter toutes les deux, se demandant alors s'il n'assistait pas pour la deuxième fois de la journée un des côtés "relâche" du sergent. Elle avait beau hausser le ton et prendre des airs sévères, de ce point de vue actuel, elle semblait être une demoiselle tout à fait charmante.


Lorsque la dame Frësher quitta enfin la terrasse pour commencer à s'occuper d'un afflux de clients, le sergent Cooper s'adressa enfin au cadet.

- Et bien cadet Oswald, comment ce passe votre intégration dans la Garnison ? Je sais que vous avez participé à la bataille de Trost, cela n'a pas été trop … difficile ?

Evidemment, il n'avait rien oublié de ces jours là. Comment les oublier ? Cette bataille avait été très sanglante. Johann s'était même surpris, quelques jours plus tard, à chercher certains camarades qu'il connaissait mais seulement bien trop tard. Et cela ne l'avait pas attristé. Il se demandait d'ailleurs pourquoi. Même si l'Humanité avait perdu énormément de soldat, il s'était écoulé peu de temps avant que s'ensuive la deuxième bataille. Celle qui consistait à conduire un humain capable de se transformer en titan pour reboucher le Mur Rose. Une expérience très épuisante... Surtout pour quelqu'un qui avait d'abord cherché à se la couler douce parmi les Brigades Spéciales.

Mais en définitif... Il ne voyait pas l'utilité de cette question. Ni même le sens. Est-ce que la bataille avait été difficile ? L'intégration ? La vivre ? Des titans. Qui avaient bouffé des humains. Se remémorant chaque visage dévorant sans pitié les soldats un à un, Johann ne comprit pas pourquoi il essayait à cet instant précis de réprimer un sourire. Quelques secondes seulement passèrent, il releva la tête vers son supérieur, qui attendait certainement une réponse pour cette question assez facile. Lorsqu'il planta son regard émeraude dans celui de la jeune femme, il su parfaitement qu'elle-même l'avait vécu. Cela ne lui dérangeait pas vraiment d'en parler mais...


- Je ne comprends pas votre question, Sergent.

Il marqua un blanc.

- Vous y étiez, vous aussi ? C'était... Distrayant ?

Peut-être aurait-il fallu qu'il cherche encore un peu plus longtemps son dernier mot.
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MessageSujet: Re: La sécurité est le premier pas vers la liberté [PV : Leanne]
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