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MessageSujet: Au bord de l'eau, le soleil brûle au gré des vagues... (PV Johann) Ven 13 Mai - 22:25
Etan Zweerts
Au bord de l'eau, le soleil brûlait au gré des vagues. Le jour mourrait dans une lente agonie au-delà des murs mais, ses rayons se reflétaient encore sur la surface du fleuve qui traversait le district de Karanese avec une nuance bisque. Il faisait doux. On aurait presque pu se croire dans un lieu idyllique, au bord de l'eau, par un temps clément, parmi les dernières leurs du crépuscule. On aurait pu y croire, s'il n'y avait pas ces murs gigantesques et leur ombre s'avançant inexorablement sur la ville. Ces murs, cet enclos. Il leva les yeux à droite. Le mur Rose, et bien plus loin, Sina; la pourrie. Bon nombre de ceux qui l'avaient "utilisé" vivaient là-bas.

* Quel monde pourri * - pensa-t-il crachant de dégoût dans un coin du mur - * Le soir, c'est l'ombre du mur Rose lui-même qui englouti la ville dans la pénombre de la nuit, comme une main mise qui venait de l'intérieur. Le lendemain matin c'est celle de l'enceinte de Karanese qui projettera sur la ville, comme une menace, comme un rappel des dangers qui nous guettent à l'extérieur. Mais quelle merde! Au final, tout ce qu'on fait ici bas c'est se faire baiser... *

Il avait marché le long du fleuve jusqu'à plus ou moins le centre de la ville. Ce lieu, il l'aimait bien. C'était le seul, sur une dizaine de mètres qui ne recevait l'ombre d'aucun mur. C'était idiot comme comportement. Fuir une ombre. Autant la nuit, il appréciait. Autant il ressentait quelque chose de malsain dans ces murs de 50 mètres de haut. Un dégoût. La sensation d'être parqué. C'était mieux que ce qu'il avait connu. C'est certain. Il s'en accommodait grandement. Mais ça restait tout de même...

* ... écoeurant *

Il sauta le muret qui séparait la rue du lit dallé de la rivière. Une pente douce où il faisait bon de s'allongeait pour passer le temps et voir les flots couler. Perdre le temps de cette vie qui ne vaut plus rien. Qui n'a jamais eu de valeur. 21.500. C'était ce qu'il avait coûté enfant. Un beau gamin, en bonne santé, payé un peu plus cher que les autres. Une monnaie d'échange, un objet marchandable. Il alluma une cigarette. Il valait mieux consommer les derniers restes de chanvre avant de se faire prendre par un malheureux hasard. Heureusement, cela partait en fumé assez aisément. Tout comme ses pensées les plus noires.
Il ferma les yeux, les derniers rayons de ce soleil mourant lui caressaient doucereusement la peau. Le visage fatigué par l'effort de la journée, ses mains calleuses, ses avant-bras musclés par le travail, mais aussi, ses poignets blessés par d'anciennes cicatrices provoquées par d'anciennes entraves.
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MessageSujet: Re: Au bord de l'eau, le soleil brûle au gré des vagues... (PV Johann) Sam 14 Mai - 19:54
Johann Oswald
L'un des avantages de l'été, c'était bien ses douces soirées. Qui n'avait jamais aimé profiter de l'atmosphère si agréable d'un soir où les chaudes températures venaient à baisser doucement ? Non vraiment, il n'y avait pas mieux. Cela faisait maintenant quelques heures que le soleil s'était déjà couché, offrant à la population un éclairage plus que suffisant. Mais il fallait l'avouer, les Murs qui constituaient l'une des meilleures protections de l'humanité les forçaient à s'accommoder d'une gigantesque ombre à certains moment de la journée et à certains endroits. C'était peu cher donné par rapport à ce que leur réservaient les titans de l'autre côté...

Johann contempla véritablement pour la première fois ces murs qui l'entouraient. Levant la tête tout en marchant tranquillement le long de la rivière, observant alors leur immensité et leur structure élaborée. Ceux-ci gâchaient légèrement la vue... Quand bien même, lorsque le soldat repensa aux titans à l'extérieur dont certains étaient peut-être tout près, à gratter tels des animaux affamés... Cela l'amusait. Enfin, étant membre de la Garnison, ce genre de chose ne le regardait pas trop. Pour l'instant, sa préoccupation était la sécurité des habitants. Le dossier qu'il se 'devait' de lire reposait pour l'instant sous son bras, encore scellé. En effet, il n'avait pas encore eu le temps de s'en occuper puisque de toute façon, ce n'était qu'une mission d'informateur. Le reste allait ensuite tout droit aux Brigades Spéciales.

Comme certains le disait, la Garnison servait de dessous de table aux Brigades du Roi... Quand il y repensait, Johann avait souhaité y aller. Cela lui aurait certainement évité les tâches dont il s'occupait actuellement. Bon sang, si seulement il avait pu se hisser dans ce fichu top. Enfin, même s'apitoyer sur son sort devenait une tâche barbante. Il décacheta alors son dossier pour y jeter un oeil. Selon les supérieurs, un certain homme habitant dans le district de Karanese avait auparavant trempé dans des affaires illicites relevant même dans le trafic sous-terrain. Cependant, il n'y avait pour le moment aucune preuve pouvant l'accabler directement, celui-ci ayant vraisemblablement cessé ses activités. Enfin, d'après le dossier.

L'objectif était simple, récolter un maximum d'informations pour dégager le terrain aux Brigades Spéciales. L'intervention était strictement interdite, car ce qui touchait en général le trafic illégal était très souvent lié aux nobles bien à l'abri à Sina. C'était donc aux Brigades de décider s'il convenait ou pas de s'en occuper, sans mentionner la possibilité d'un éventuel pot de vin... Mais bref, ce n'était pas ses affaires. Il irait demander quelques témoignages sans grande conviction, et il rentrerait. Inutile de préciser qu'il avait littéralement la flemme de le faire.

Un peu trop distrait comme à son habitude, il eut juste le temps de lire le nom de son présumé suspect et d'apercevoir son portrait, avant qu'un souffle de vent ne vienne lui arracher la feuille des mains pour s'envoler un peu plus loin. Johann la contempla d'un air dépité quelques secondes avant de partir à sa poursuite -certes tardivement. Il la retrouva quelques mètres plus loin, aux pieds d'un homme d'une vingtaine d'année, fumant tranquillement sa cigarette. Rassuré de la voir non loin de lui, le soldat blond salua poliment la personne en face de lui, récupérant au passage la page constituant le début du paquet de feuille.

- Belle soirée n'est-ce pas ? Je peux vous déranger quelques minutes ?

Belle, peut-être, mais alors plus pour longtemps. -Nous précisons alors qu'il n'y avait absolument aucune transition entre les deux questions-. Johann reprit alors sa lecture quelques secondes pour lui adresser à nouveau la parole, sans pour autant remarquer que ce dernier ne lui avait tout simplement pas encore adressé le moindre mot.

- Andreas Loewe, ça vous dit quelque chose ? Dans le type du malfrat qui kidnappe des gens ? Ou qui participe au trafic d'humains, un truc comme ça ?

Sans oublier d'afficher son plus beau sourire. Qui n'allait vraisemblablement pas tarder à disparaître. Le trafic d'humains, ce n'était pas du tout dans ses cordes, et pour ça, ne l'atteignait pas plus que ça.
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MessageSujet: Re: Au bord de l'eau, le soleil brûle au gré des vagues... (PV Johann) Mer 18 Mai - 19:37
Etan Zweerts
* Pourquoi est-ce que les gens s'entêtent à me parler? Je suis muet les gars, muuuuueeeet *

Une feuille s'était posée à ses pieds. Le vent l'avait emporté et elle avait ramené un gars. Ce n'était vraiment pas nécessaire. Merci la feuille. Quoi qu'il en soit, le gars se mit à lui parler. Il osa même lui demander s'il pouvait le déranger. Cela devait certainement être une forme d'ironie puisqu'il le faisait déjà. Un soldat de la garnison. Tout sur ce qu'il ne voulait pas tomber. Il écrasa sa cigarette et regarda le jeune homme lui parler avec un regard vague, histoire de simuler une quelconque attention. Il n'avait aucune envie de se faire arrêter pour mépris à l'autorité. Il attendit en silence que le soldat relise sa feuille.

Il n'aimait pas les soldats. Il n'aimait pas l'humanité de façon générale. Il comparait souvent les humains à des insectes sans cervelle. Il y avait beaucoup de choses, de choix qu'il ne réussissait pas à comprendre. Des impressions qu'il n'arrivait pas à formuler, un certain mal-être vis-à-vis de leurs joies insignifiantes. S'il n'était pas aussi occupé par sa vengeance il se serait déjà suicidé. C'était la seule solution logique. Alors, autant les bêtes gens du commun, il pouvait les côtoyer avec plus ou moins de sympathie, plus si c'était une belle dame ou un gentil gérant servant de bonnes bières, moins si c'étaient des gros cons lambda. Autant, les soldats, ça lui remuait l'estomac.

L'uniforme, c'était qu'une grosse façade. Faire croire que divers individus pouvaient travailler ensemble pour un même but comme s'ils étaient un seul..., il n'y a que les naïf qui puissent croire à cela! Non, chacun avait son but égoïste. Pour un bon nombre: manger. Avoir une assiette chaude le soir venu. Assiette remplie par les bons soins des fermiers qui eux se tuaient à la tâche, pas comme ces soûlards de la garnison. Quand on sait rien faire de ses dix doigts, bah on devient soldat. Parce que c'est moins tachant que remuer la terre, c'est moins crevant que faire du pain.
Oui, évidemment, "les soldats protègent l'humanité". C'était aussi énervant qu'un dicton populaire qu'on te sors à toutes les sauces. Les titans avaient été nommés les ennemies de l'humanité. Même ceux qui ne les avaient pas vus, comme ces bons à rien du mur Sina qui abusaient de lui enfant, en avaient peur, ce qui à son avis était bien la preuve qu'ils étaient foutrement cons. Avoir peur de quelque chose qu'on n'a pas vu, c'est con. Mais si en plus ce sont ceux-là qui gouvernent... ça crée inévitablement un monde pourri. Et l'armée, était la massue que le gouvernement utilisait pour garder la main-mise sur ce monde pourri. Et malgré tout ce petit vaurien de soldat osait s'adresser à lui! Lui qu'il aurait bénit à tout jamais le titan colossal qui avait déclenché l'attaque! Lui, qui fut délivré par les titans. Lui, qui commençait juste à vivre depuis 5 ans. Lui, dont la seule crainte s'était fait engloutir dans la bouche ensanglantée d'un titan au regard vide de sens. Il n'y avait qu'une seule chose qu'il redoutait dans sa vie. C'était l'Homme. L'ennemie de l'humanité, mais c'est l'homme lui-même! Les titans ça te trucide avec ses dents oui! Mais ça dors! C'est con! Et d'habitude ça ne fait pas plus de 15 mètres! Les humains, eux, soit-disant sont sans défense mais, à Sina, on trouve encore le temps d'asservir la population. On trouve encore le temps de leur prendre leur humanité à des enfants qui n'ont rien demandé! On trouve encore le temps de perpétrer des abus de jour comme de nuit! Et tout cela de connivence avec les Brigades Spéciales, celles qu'il a trop souvent passer devant lui sans sourciller alors qu'il se faisait traîner par un quelconque noble. Ouais, cela quand ils n'étaient pas gratifiés de quelques pièces d'or pour acheter leur silence...

Et ce petit blond, qui avait encore toutes ses dents et dont les cheveux étaient soigneusement peignés trouvait encore LE TEMPS de lui poser des questions?!

* Calme-toi. Ce n'est pas le moment de lui arracher le cou même si tu en meurs d'envie. Te mets pas dans un sale pétrin, ce n'est pas le moment de te faire arrêter pour meurtre... *

Cependant, quand il entendit le nom "Andreas Loewe" il se figea. Il n'entendit pas la suite de la phrase. Il ne voyait même plus le sourire benêt que le jeune homme affichait et qui n'allait pas du tout de pair avec les atrocités qu'il annonçait. Andreas Loewe. Ce nom était le synonyme de l'enfer. Il revoyait soudainement l'horrible silhouette de cet homme. Grand, hautain, musclé, fort. La peur l'envahit. Il haleta malgré lui. L'air lui manquait. Il se sentait englouti dans la noirceur de l'âme de cet homme. Juste l'énonciation de son nom avait suffi à le plonger au plus profond de ses souvenirs. Andreas Loewe était le démon personnifié. Que dis-je! Le Diable. Cet être infecte était le bras droit de son maître. Cette brute ne pouvait pas être vivante! N'y avait donc pas d'espoir dans ce foutu monde?! Pas de justice, pas d'options!?

La terreur se lisait sur son visage. Le souvenir de tous les sévices subis et perpétrés sur lui par Loewe lui retournait l'estomac. Ses poignets brûlaient comme si les chaînes qui lui coupaient la peau jadis l'eurent enchaîné de nouveau. Les cicatrices de son dos s'embrasaient dans une vive douleur comme si le fouet venait de toucher sa peau. Son cou se contractait avec force comme si sa main invisible, noueuse et féroce, l'aurait encore serré. La réminiscence de sa puanteur envahissait ses narines. Un creux se forma dans son ventre. Sa bile monta, elle passa dans sa gorge, et il vomit aux pieds du soldat. Il déversa le contenu de son estomac en toussant. Une fois que celui-ci fut vide, il s'assit difficilement. Son estomac avait encore envie de se contracter mais, il n'y restait rien à faire sortir. Sa tête tournait et il mit sa main sur ses yeux. Ses nerfs lâchèrent et se mit à rire, sourdement, comme si c'était la folie qui le secouait.

* Je suis mort. Je suis un homme mort. Si Loewe me trouve... je... je.... *

Il éclata de rire. Toujours sans un bruit. La futilité de son existence lui secouait les épaules dans un mouvement involontaire, nerveux. Il n'avait aucune autre réaction possible. Les pleurs? Cela faisait longtemps que c'est yeux s'en étaient séchés. Le sort, c'était cet esprit malfaisant qui s'acharne sur les plus faibles, qui façonne l'espoir, trompeur, qui guète et qui t'écrase! Avec un malin plaisir dès que tu oses y croire...
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MessageSujet: Re: Au bord de l'eau, le soleil brûle au gré des vagues... (PV Johann) Lun 23 Mai - 18:42
Johann Oswald
Johann aurait pu s'attendre à n'importe quelle réaction hormis celle-ci. L'homme se mit à trembler nerveusement, la terreur se lisant dans ses yeux. Sa respiration devint saccadée, et il vida soudainement son estomac devant un blond désemparé. Il espérait sincèrement que c'est parce qu'il était venu parler à une personne malade, non que c'était de sa faute. Même si c'était très improbable. De toute façon, il ne voyait pas en quoi ses propos auraient pu le rendre comme ça. ...Oh. A moins que c'était le "trafic d'esclaves" qui l'avait plus ou moins dérangé. Oui, en y repensant ce n'était pas très joyeux.


- M-monsieur tout va bien ?!

V'là la question. Le brun s'assit difficilement sur le sol, se passant les mains sur le visage comme pour se débarrasser de visions cauchemardesques. Mais depuis le début, il n'avait pas dit un seul mot, ce qui inquiétait le soldat... Alors qu'il tentait de façon répétée d'entendre une bribe de la voix de son interlocuteur, celui-ci mima un rire de forcené. Ok là Johann ne savait absolument pas quoi faire. Il avait hésité à jouer au ni-vu-ni-connu en s'éloignant discrètement mais vraiment, il n'avait pas pu, son conscience lui interdisant. Même s'il aurait largement préféré. Il tenta encore quelques fois d'obtenir une réaction en lui répétant "monsieur" et "ça va ?" mais sans aucun retour.

En attendant, l'autre restait complètement renfermé, donnant l'impression de marmonner sombrement pour lui-même. Les secondes lui paraissaient interminables, alors qu'il cherchait vainement quoi faire, entre aller chercher une possible aide, ou attendre qu'il se calme. Laissant finalement la panique prendre soudainement le dessus, le blond laissa tomber son dossier au sol, pris une énorme inspiration et attrapa le col de la chemise du brun et lui donna deux vigoureuses claques, une de chaque côté. Clairement, il risquait très trèèès gros. Mais franchement, ça lui avait fait du bien.

Il tenta alors de reprendre son calme, régularisant sa respiration après cet élan de "violence". Après ce geste, il lui fallait s'attendre au pire. Craindre pour sa vie direct. Même s'il n'avait que quinze ans, ses trois années de formation lui avait tout de même procuré une certaine résistance. Quoique ses deux claques avaient peut-être été bien trop faiblardes. Bah, c'est le geste qui compte. Mais est-ce qu'il avait bien fait ? Restant attentif sur l'attitude du brun, Johann remarqua soudainement ses marques. Enfin, il était plus juste de dire 'apercevoir'. Car ces fameuses cicatrices étaient dissimulées sous sa chemise blanche, au niveau des poignets. La manche de son haut s'était tout simplement relevée lorsqu'il s'était agité.


- Ces marques...

Il avait beau être simple d'esprit, il ne lui fallu pas longtemps pour tracer un lien entre son attitude, autant de cicatrices à cet endroit et le nom de Andreas Loewe. Il le connaissait. C'était le détail que Johann ne pouvait tout bonnement pas ignorer, quitte à utiliser des moyens peu orthodoxes. Il avait besoin de tout ce qu'il savait. Maintenant. Peut-être même qu'ils réussiraient à le coincer sans passer par les nobles dirigeants qui le protégeait. C'était peu probable après tout, mais en attendant, il voulait faire son job. Et dieu sait que c'était rare.

Loewe était dangereux, et c'est pour cette raison que cette mission était confiée aux Brigades Spéciales. Ses relations avec la noblesse de Sina le rendait presque intouchables, et la Garnison était encore plus impuissante. Outre le fait qu'il avait grillé sa couverture en tant que marchant d'esclaves, il était encore à ce jour resté impuni... Car Johann n'était pas la justice. Il était soldat et se foutait pas mal du monde qui l'entourait. Qui pouvait se prétendre à même de rendre justice ?
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MessageSujet: Re: Au bord de l'eau, le soleil brûle au gré des vagues... (PV Johann) Jeu 26 Mai - 17:46
Etan Zweerts
Etan restait atone. Il ne sentait pas les claques. Toute façon ce n'était rien comparé à ce que Loewe pouvait et faisait. Ce petit gringalet n'avait pas la force de le blesser. Visiblement cela faisait du bien au jeunot. Il avait enduré tellement pire que céder deux claques à cet idiot ne lui faisait plus rien. Cependant, sa manche s'étant relevé, il vit. Et pire encore, il comprit. Il le voyait dans son regard, il l'entendait dans sa voix. Il n'y avait rien de plus dangereux qu'un homme, même simplet, qui savait. S'il avait la stupide idée d'éventer sa présence, s'en était fini de lui, de sa vie. Loewe ne le tuerais pas, non il ferait bien pire, il l'asservirait à nouveau. Il ferait de lui la bête qu'il était jadis. Sans futur, sans option, rien. Il ne lui resterait plus que le néant. " NON ", pensa-t-il avec tellement de force qu'il se sorti de sa stupeur. Il lança son bras droit attraper l'épaule droite du jeune soldat et le tira avec force vers lui et vers le bas. Etan était musclé et profitait amplement de sa force pour bouger l'adolescent comme bon lui plaisait. Après cette première secousse, il fit un pas à genoux et enroula son bras gauche autour de son cou, se plaçant par la même occasion dos contre dos. Il serra, sans l'étrangler, pensant encore ce qu'il ferait de lui. Néanmoins il prit soin de contrôler le bras droit du soldat. Tous ses muscles étaient en tension et exerçaient une forte pression sur le corps qu'il tenait. Il profita de l'avoir immobilisé contre lui pour réfléchir à ce qu'il allait faire. Le tuer? Certainement. Cela restait l'option la plus sure. Pas petit soldat trop curieux, pas de risques. Et le petit soldat devait tout aussi certainement ressentir l'aura meurtrière qui se dégageait d'Etan, sa décision étant prise. La question était comment?

* Que faire? Je peux le balancer dans l'eau. Son corps aura atteint les confins de Karanese avant qu'il ne soit découvert. Au pire je peux le lester.... c'est vrai qu'il n'a pas l'air lourd... *

Etan regarda celui qu'il tenait toujours fermement. Il était bien plus petit que lui, 50 kg tout mouillé, une vingtaine de centimètres en moins que lui. Il était plutôt faiblard. Il ressemblait surtout à un enfant, le même enfant d'un jour il avait été, aussi faible, chétif, et abusé. Il les avait lui aussi subit ses emprises douloureuses qu'il effectuait désormais sur d'autres, tout aussi petits qu'il l'avait été, tout aussi jeune. Son emprise faibli à cette idée.

* Qu'est-ce qui te prend de penser à ça? *

L'annonce du nom de Loewe l'avait pas mal secoué. Il le lâcha définitivement. De toute façon, le p'tit était soldat. Avec une telle carrure, il ne ferait pas long feu dans l'armée. Avec un peu de chance ils se ferait même rapidement tuer. Il se releva et s'épousseta.

* Tu deviens téméraire. Le laisser vivre c'est dangereux pour toi. * - lui disait la petite voix de la sagesse dans sa tête.

Elle avait probablement raison. Cependant. Quelque chose, quelque chose dans sa poitrine l'en empêchait. Il l'avait senti, bloquant ses bras, les privant de force alors qu'il le tenait contre lui. Il se connaissait et savait l'inutilité de poursuivre son geste. Qui l'eut cru qu'il s'empêcherais un acte mortel envers un soldat. Mais, il était si jeune. Il avait au fond un peu pitié de lui.

* Ils les prennent au berceau pour mourir avant qu'ils n'aient comprit comment fonctionnait ce monde. Quelles pourritures. Il n'a certainement pas compris que ceux qui lui donnent des ordres ne valent pas mieux que Loewe. Mais il devra le trouver tout seul. Je suis pas assez cinglé comme pour me jeter dans la bouche du loup. *

Il fit au revoir de la main puis tapota la tête imaginaire d'un nabot et tourna aussitôt les talons. Pas dur de faire le lien avec une phrase du type " Tchüss petit " ou " Ciao le nabot ". Ceci, dit il n'allait certainement pas s'en tirer aussi simplement après avoir manqué d'étrangler un membre de la garnison n'est-ce pas?
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MessageSujet: Re: Au bord de l'eau, le soleil brûle au gré des vagues... (PV Johann) Dim 12 Juin - 15:55
Johann Oswald
Spoiler:
 

Contrairement à la première fois, Johann s'était préparé au pire. Mais même s'il s'y était préparé, il n'avait pas pu l'empêcher. Sincèrement, comment empêcher cette force brute qui fonçait droit sur vous ? Il sentit pour commencer une pression sur son épaule droite. Le reste fut bien trop rapide, alors qu'il tenta de comprendre ce qu'il lui réservait encore. En quelques secondes, les mouvements du soldat étaient complètement restreints, sentant le bras de son opposant sous son menton, ne pouvant qu'admirer le ciel en manquant de souffle. Ah oui, cet idiot était en effet en train de l'étrangler. Tout du moins presque, son pseudo-bourreau prenait d'abord tout son temps, se demandant quoi faire du corps frêle qu'il arrivait à tenir sans aucune difficulté. Ouais, c'est un peu une forme de sadisme hein.

Réfléchis plus vite s'te plait..!

C'est qu'il prenait vraiment son temps le bougre. Tandis que Johann essayait de penser à comment se défaire de cette prise -parce que oui, il fallait bien qu'il réagisse- , il la sentit soudainement faiblir progressivement. Dire qu'il était à deux doigts de tomber en syncope. L'homme relâcha définitivement le soldat qui s’aplatit au sol. Il toussa deux trois fois, reprenant un souffle régulier, avant de voir l'autre brun lui faire un signe d'au revoir de la main. Comme si rien ne s'était passé. Tranquillement.

C'est une blague ?

Non parce que personnellement il ne l'avait pas très bien prise. Il maudissait déjà le fait d'avoir été choisi pour faire cette mission des plus barbantes. Bizarrement ses supérieurs se passaient tous les mots pour lui refiler ce genre de choses. Rien que de penser à ça, ça l'énervait... Et pourtant il ne lui fallait pas grand chose pour lui faire sa journée. Bref, retournons aux événements présents. Son comique se faisait la malle.

Le blond se releva et retira la poussière sur son pantalon d'un geste rapide. Blague ou pas, il était temps de lui rendre la pareille. Car ce n'était ni plus ni moins un jeu. Un simple jeu ou la torture psychologique prédominait. De toute façon, même s'il avait envie de rentrer le plus rapidement possible, il avait encore plus envie de s'amuser. S'attirer les honneurs de ses supérieurs était finalement une bonne idée, surtout s'il pouvait récupérer de précieuses données de cet homme brun. D'ailleurs celui-ci n'était pas parti assez loin pour ne plus entendre sa voix, Johann l'interpella donc d'une voix effroyablement narquoise.

- Je pense que Loewe sera ravi d'apprendre ce que j'ai trouvé.

Le brun avait beau être plus fort physiquement, il n'était pas du tout en position de force. Qu'il le tue ou non, d'autres se chargerait du sale boulot de toute façon. Afin de démontrer son sérieux sur le sujet, le soldat dégaina l'une de ses lames et la pointa sur son interlocuteur. La distance de sécurité étant déjà de plus de cinq mètres, il aurait largement le temps de se défendre. C'était assez dangereux mais il pensait au moins avoir la maîtrise de son équipement tridimensionnel pour pouvoir faire face à la pire des situations.

- Tu n'as que deux possibilités : me dire tout ce que tu sais sur lui ou bien lui passer le bonjour de ma part.

Nul doute qu'il avait été au moins torturé pour avoir de telles cicatrices. Et en vue de sa réaction à l'entente du nom Andreas Loewe, il était certain qu'il y connaissait au moins quelque chose. N'importe quoi ferait l'affaire. Surtout après avoir essayé de le tuer, même pour déconner. Peut-être qu'en parler directement à l’intéressé susciterait une réaction plus plus intéressante que tout à l'heure.

N'obtenant toujours pas le moindre mot de l'homme, il conclut bien assez rapidement qu'il était tout simplement muet. La belle affaire... Avec tout son bazar, il devait certainement avoir quelques feuilles et un stylo à utiliser. Par contre, l'endroit n'était peut-être pas très propice à la discussion. Sauf si l'autre préférait la tranquillité de l'endroit à l'agitation d'une taverne. Peu importe l'endroit, Johann ne voulait que savoir le maximum sur Loewe et le foutre là où il le méritait.

- Autour d'un verre peut-être ?
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MessageSujet: Re: Au bord de l'eau, le soleil brûle au gré des vagues... (PV Johann) Mer 29 Juin - 23:58
Etan Zweerts
Le moustique. Vous devez tous avoir connue ce petit monstre volant. Vous en avez fait l'expérience maintes fois, tellement que vous le reconnaissez sans nul doute parmi des centaines d'insectes et des milliers de volatiles. Oui, le moustique, cet être infame qui n'a qu'un seul but dans ce bas monde: vous emmerder. Sa seule vocation: vous nuire. Oui, c'est un sacré coco.
Et la bataille s'engage, il te tourne autour avec son vibrement d'ailes qui n'annonce rien de bon, et tu secoue la main pour le chasser. Tu crois que le répit durera mais non! Le revoilà qu'il attaque de nouveau, et tu ripostes a nouveau et autant de fois qu'il sera nécessaire. Puis, soudain, il se pose innocent, tandis que tu es à l'affût. Il ne réagit pas, tu attends un temps prudent, et VLAM! Tu abats ta main de toute tes forces, tu l'assomes. Néanmoins tu ne le tue pas, tu es prit de pitié, déplacée, mais tu te dis: oh il a bien compris cette fois-ci qu'il fallait pas venir me chercher. Mais c'est faux!
Dès que le monstre reprendra ses esprit il attaquera à nouveau. Il ne connaît pas la retraite ou le salut.
Il regardait cet enfant, soldat, et il voyait un moustique qui n'avait pas comprit la leçon. Il aurait mieux fait de le tuer quand il en avait l'occasion. C'était trop tard désormais. L'adolescent crierait. Il pourrait le pousser dans l'eau, l'enfant appellerait à l'aide avant qu'il n'est pu quitter les lieux. Comme c'était frustrant.
Son regard se durcit d'une noirceur profonde. Il n'appréciait pas la menace. Cette menace était aussi dangereuse pour le petit soldat que pour Etan et celui qui la proférait ne semblait pas se rendre compte d'idiotie qu'il venait de proférer. Loewe serait certes ravi d'apprendre qu'Etan était en vie mais il ne saurait pas par où commencer à chercher. Commencer par Karanese ne l'amènerais à rien puisque Etan aurait déjà fuit. Et comme le petit soldat de lui amènerait pas son dû, pire qu'il l'obligerait à une chasse à l'homme sur tout le mur Rose, il se payerait avec lui. Et un microbe comme lui ne pourrait ni lui résister ni se sauver. Et ses supérieurs ne bougeraient pas le moindre petit doigt pour sortir un membre de la garnison sans rang des griffes d'un des maîtres du marché noir. Il ne sont pas cons, eux ils savent que pour tenir une humanité en cage il faut réussir à gardé l'équilibre entre noirceur et candeur dans l'âme des encagés, et pour ce faire il faut être en bon termes avec le côté obscur, même si cela les entache un peu.
Mais le petit avait raison sur un point. Il n'avait pas de 3ème option pour la situation présente. Quel culot le petit. Il le regarda de haut en bas. Et ce fut vite fait, il n'était pas très grand. Il n'était pas fort, il l'avait maîtrisé facilement. Il ne semblait pas particulièrement vif d'esprit, sinon il n'aurait pas eut la folle idée de le menacer de tout rapporter à Loewe, alors qu'est-ce qu'il pourrait bien en faire de lui? Parce que la seule option était de manipuler ce nigaud. Avec un peu de chance il pourrait même le tuer en faisant accuser Loewe.
L'idée même le fit sourire, sourire d'une manière diabolique, en coin, une lueur macabre s'allumant l'espace d'un instant dans ses yeux. Le petit soldat cherchait Loewe. Il allait trouver bien plus que cela, il allait plonger dans ce vaste infra-monde. Et Etan serait son guide, oh que oui. Et il se ferait payer au prix fort.
Un verre lui fut proposer. Son sourire s'accentua. Il tendit la main invitant le jeune garçon à le suivre comme disant " allons-y ". Il se mit à marcher d'un pas lent attendant que l'adolescent se mette à sa hauteur. Il doutait. Dévoiler à son interlocuteur sa principale particularité, son mutisme, ou pas?

* Il a l'air idiot mais tout de même. Toute façon c'est perdu d'avance. S'il va tout raconter à Loewe il lui dira que je n'ai pas dit un mot. Tsk, bon, qu'est-ce qu'il ne doit pas connaître? Mon nom. Mais la plus part des tenancier me connaissent ça ne va pas être facile. Ah je sais ce con de la Taverne du Lutin.*

Il bifurqua soudainement à droite. Il fit signe avec la main au jeune soldat " Pars ici ". Puis il tapa sa tête " je connais " et ensuite il secoua sa main pouce et auriculaire levés devant sa bouche " boire ". Le tout formait la phrase " Je connais -un endroit pour- boire ". Il n'était pas sur que le petit ai compris, au pire il le suivrait. Il le testait aussi de cette façon. Etan n'avait pas la moindre envie de lui montrer qu'il savait lire et écrire. Cette petite marche lui permettait d'inventer mentalement son histoire. Il n'allait évidement pas dire toute la vérité au premier petit soldat venu faut pas déconner. Puis il aimerait bien savoir pourquoi l'armée demande à un gamin de la garnison d'enquêter sur Loewe.

* C'est bizarre comme enquête et surtout peine perdue. Comment était-il censé faire? C'est impossible qu'un soldat sache par où commencer, d'ailleurs il avait bien demander au hasard au premier mec qu'il avait trouvé, il a juste eu de la chance de tomber sur moi. Les supérieurs doivent bien s'imaginer qu'un ados n'allait pas trouver tout seul un des plus grands criminels de ce monde. Alors, pourquoi? Pour enterrer cette enquête? Ou pour pouvoir éliminer un pion désagréable sans faire un scandale si jamais il réussissait? Le gamin perdait assurément la tête s'il menait à bien cette mission, et serait pareillement gratifiait s'il échouait car il a permit à un grand criminel de continuer impuni. Cette enquête est un coup monté. Et ce petit con me ferait plonger avec lui. Rah j'en ai de la veine! Sa peau pour la mienne donc. La manoeuvre est délicate, cependant... *

Cependant le jeu en valait la chandelle. Et comment! L'idée de voir Loewe tomber était douce, douce comme une vengeance longuement attendue. Une vengeance sur son passé, sur ses blessures encore béantes dans son coeur, sur les morceaux de son âme brisée, éparpillés par les sévices subit par cet homme en partie. Le voir choir, le voir mordre la poussière, ça ne lui redonnerais pas toutes ces années, ça n'effacerais pas ses blessures, mais ça les recoudrait, ça recollerais quelques morceaux de son être. Cela donnerait un semblant de justice à ce bas monde. Et ça pourrait aussi lui briser les ailes à jamais. C'était trop mielleux pour ne pas céder à cette idée, malgré le péril qu'ils allaient encourir. Il allait tout perdre après 5 ans de vie, de vraie vie. Sans pouvoir se venger de l'homme qui l'a vendu.

* Mais au diable l'homme qui m'a vendu si je ne peux même pas me venger de celui qui m'a violé! *

Il avait commencé par voir son maître se faire croquer par un titan, et ce fut le jour le plus beau de sa vie. Le jour où Loewe tomberait allait être le second plus heureux de sa vie. Et il allait rester en vie pour le voir.

* Je le jure, je ME le jure *

Entre temps, ils étaient arrivés à la taverne. Il entra et comme il connaissait les lieux il se dirigea directement vers la table la plus au fond. Ils auraient besoin de toute la discrétion du monde et plus encore. Il s'assit et prit son calepin, résolu. Il écrivit frénétiquement:

" Tu es un homme mort, tu sais? Tes supérieurs doivent savoir qu'un seul soldat, qui plus est jeune, n'est pas capable de mener à bien une telle enquête. Loewe n'est pas un homme qu'on puisse faire tomber avec une enquête. Tu le sais ça? Alors à ton avis pourquoi ils ont confier ça à un corniaud en ton genre? Parce qu'ils espèrent que tu vas pas réussir. Et parce qu'ils ont besoin d'une tête de turc le moment venu quand il faudra expliquer pourquoi Loewe n'est toujours pas arrêté. Tu es un homme mort. Dès le premier moment où on t'a confier cette enquête. Et c'était prémédité. Alors ne me traîne pas dans tes affaires. Cependant, si tu veux vivre... on peut peut-être s'arranger tous les deux. "

Il retourna le calepin vers le gamin pour qu'il puisse lire. Son écriture qui d'habitude était soignée était désordonnée par la pression de coucher sur le papier des pensées qui se bousculaient dans sa tête. Il semblait avoir un plan ou du moins être en train de le construire.
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MessageSujet: Re: Au bord de l'eau, le soleil brûle au gré des vagues... (PV Johann) Lun 4 Juil - 20:33
Johann Oswald
Force de reconnaître que Johann pouvait paraître plus crédible qu'il ne l'était. Il réajusta le col de sa chemise tandis que le grand brun se résigna le suivre. Même si au final, c'était plutôt le soldat qui le suivait. Après tout, il ne traînait que rarement dans les tavernes du coin. Cela dit, il eut la chance d'avoir à ses côtés un gars du genre spécialiste... Ce dernier lui indiqua d'après ses gestes qu'il le conduisait à un endroit où il pourrait boire. Pas de problème, n'importe laquelle ferait l'affaire de toute façon. Il marchèrent silencieusement tous les deux pendant quelques minutes. Les dernières lueurs disparaissaient lentement, laissant place à la faible lumière des lanternes avoisinantes.

A peine eut-il mit le pied dans la taverne qu'il se rua vers la table la plus loin du tavernier. Sans même le saluer. Celui-ci ne posa les yeux sur ses nouveaux clients que très rapidement et ce, d'un air totalement désintéressé. Le blondinet prit le temps d'observer les lieux, ceux-ci étant plutôt calmes malgré la fin de soirée. Une fois assit dans leur coin bien à l'abri des regards, l'autre se mit à écrire d'une manière... Disons presque passionnée. Intrigué, Johann appuya sa tête sur son poing et pencha la tête pour apercevoir les premiers mots tels que "homme mort".

... WOW C'EST PAS UN DEATH NOTE OK Il tourna alors la tête dans une autre direction, quelque peu troublé. Et accessoirement inquiet pour sa vie. Il fallait le dire mais l'homme assit en face de lui tirait une tête vraiment effrayante. A moins que ça ne soit sa tête naturelle. 'sais pas. En bref, quelques secondes lui suffirent pour lui écrire brièvement ce qu'il en pensait et ce qu'il comptait faire. Sauf que le soldat s'attendait à voir apparaître des données intéressantes sur Loewe. Dans tous les cas, il prit le carnet tourné vers lui et se mit à le lire soigneusement. Même pour lui, lire était un petit plaisir qu'il se réservait entre deux siestes inopinées. Quoique pour une fois le contenu de sa lecture lui plaisait moins que d'habitude.

En fait il voulait juste gratter un verre. Mais tant qu'il y était... Pour récapituler, le fumeur pensait que cette fameuse enquête n'était qu'une façade et qu'un soldat allait y passer pour ça. En l’occurrence, lui. Le soldat lui afficha un sourire traduisant un 'c'est une blague ?' Non parce que ce n'était pas trop dans ses plans de prendre le rôle de bouc émissaire. Visiblement, l'autre n'avait pas très envie de rire. Donc il était sérieux. Ou bien il se créait une porte de sortie suite aux menaces conférées par le blond. C'était une possibilité, mais il fallait bien l'avouer, cela restait très cohérent. Au fil des secondes, le scénario se matérialisait dans sa tête. Et il était très solide. Toujours perplexe, Johann posa son menton entre son pouce et son index avant de se plonger dans une profonde réflexion. Félicitations à Etan pour l'avoir fait réfléchir plus de cinq minutes.

"Alors ne me traîne pas dans tes affaires."

Eh oh t'es déjà dedans hein...


Il le savait bien avant. Cette enquête n'était qu'un prétexte pour soulager leur conscience, ils savaient tous qu'elle n'allait rien donner. Car quand bien même ils auraient trouvé de quoi établir une théorie sur une affaire illégale, elle serait de suite étouffée. Et selon le soldat, ça s'arrêtait là. Il n'avait jamais envisagé la possibilité de représailles et pourtant, c'était plausible. C'était même logique. Il plongea son poing la paume de sa main, frappé d'une illumination. Il se mit à rire nonchalamment d'un "ah mais c'est vrai en fait haha". S'il en croyait les dires du brun, il ne lui restait qu'une seule chance de s'en sortir. Faire tomber Loewe. Rapidement tiré de sa bonne humeur par cette dernière pensée, il fit de nouveau une moue boudeuse.

C'était le job des Brigades Spéciales ça... Sérieusement c'était barbant. Mais il y a des fois où la vie est en jeu, et il faut donc se bouger. Tutafé. En définitif ils étaient coincés tous les deux. C'est pourquoi ils allaient peut-être devoir coopérer.

- C'est pas comme si j'avais vraiment le choix...

Il reposa son carnet sur la table en soupirant longuement. Il passa se passa la main dans les cheveux en signe de frustration.

Ok je me demandais bien pourquoi on m'avait donné cette mission toute pourrie...

Certainement parce qu'il ne faisait rien pour s'attirer les faveurs de ses supérieurs. De toute façon, même si Johann était salement coincé désormais, l'autre n'était pas mieux. Il savait clairement qu'il craignait d'une façon ou d'une autre ce cher Loewe, donc tant qu'à faire... Ils étaient dans le même bateau, et si l'autre pouvait en sortir plus facilement, le blond se chargerait de le ré-embarquer. Parce qu'on ne quitte pas le navire ! ... Non c'est parce qu'il est égoïste lol.

"On peut peut-être s'arranger tous les deux."

Pas de peut-être. Bien sûr qu'ils allaient s'arranger. Hors de question de payer pour un sale type qu'il n'avait jamais rencontré.


- Bon je veux bien t'aider si tu m'aides... Mais t'as pas intérêt à te jouer de moi.
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MessageSujet: Re: Au bord de l'eau, le soleil brûle au gré des vagues... (PV Johann) Mer 6 Juil - 1:11
Etan Zweerts
Etan voyait l'expression du jeune homme changer au cours de sa lecture. Celui-ci réalisait petit à petit. Il avait vu juste, le jeune soldat ne s'était même pas posé la question. Il n'avait pas douté de ses supérieurs et entrevoyait désormais leurs cruauté. Mais il restait un enfant. Sa façon de répondre " t'as pas intérêt de te jouer de moi " le fit rouler les yeux en l'air. Il avait à présent plutôt pitié de cette petite cervelle de moineau. Il se demandait comment ce gosse s'était arrangé pour survivre tout ce temps étant si peu réfléchi. Visiblement il avait dû avoir une vie choyée auprès de ses parents avant d'avoir eu la folle et stupide idée de s'engager. S'il avait pu parler il aurait aimé lui passer le savon qui semblait lui manquer. Mais, être mué implique aussi de communiquer le plus efficacement possible. Et il n'avait pas le temps pour des réprimandes inutiles. Cependant, il était content de constater qu'il avait gagné un certain ascendant sur le jeune soldat puisque celui-ci admettait le bien fondé de sa logique. Il reprit le carnet pour continuer d'écrire plus posément.

" Si j'avais voulu me jouer de toi, pourquoi t'aurais-je averti de ce que tu encourrais? "

En effet, il matraquait encore le bon sens sur la tête de ce petit histoire de voir si ça finissait par rentrer mais, il se garda bien de lui dévoiler que sa précédente menace qui consistait à tout raconter à Loewe était idiote et sans effet. Etan se devait de garder un longueur d'avance. De préférence une longueur constituée de plusieurs coups, d'un maximum de coups. Il n'était pas assez idiot pour dévoiler toutes ses cartes avant d'avoir obtenue une certaine sécurité. Il se méfiait des bourdes que ce microbe pouvait commettre par mégarde. Après lui avoir montré la phrase qu'il avait écrite il continua, distillant sur le papier des consignes de bon sens. Si le petit était capable de se sortir de cet "imbroglio" ce sera d'autant plus positif pour lui. Il n'avait pas envie de tout quitter à cause d'une fuite susceptible d'arriver aux oreilles de Loewe.

" Tout d'abord, il va falloir se montrer discret. Tes supérieurs ne doivent pas savoir ce que tu découvres. Je te rappelle que c'est eux qui t'on foutu dans ce merdier. Ne fais confiance à aucun militaire. Pour l'instant du moins. Si nous voulons faire choir Loewe de son trône souterrain, il nous faudra le couper de ses soutiens dans Sina, dans la noblesse et dans l'armée. Ses activités sont tentaculaires, cela ne va pas être tâche aisée. Et cela peut nous prendre un certain temps. "

Il joua avec son crayon réfléchissant à un moyen d'être plus concret sans trop en dévoilé à son moustique attitré. Il savait que toute précision allait dévoiler une partie de sa personne. C'était un risque à prendre. Un risque imprudent. Et Etan n'aimait pas les imprudences. Ce n'est pas un étant imprudent qu'on survivait dans ce monde, mais il s'étonnait à y prendre goût. Il reprit finalement le cours de son monologue écrit.

" Ce qui serait plus simple c'est de réussir à refiler ton enquête à un autre soldat. D'une il faut trouver quelqu'un d'assez con pour ne pas se poser des questions et de deux cela n'assurerait pas à ta tête de rester sur tes épaules quand tes supérieurs l'apprendrons, puisque le plus probable c'est qu'ils se disent que si un minus comme toi a refilé l'enquête c'est qu'il y a donc bien appris quelque chose d'embarrassant. " Il fait une pause et alla à la ligne pour y inscrire le concept suivant.
" Cependant, je dois admettre que je n'y connais pas grand chose au fonctionnement de l'armée. Je ne m'y suis jamais intéressé. Tu fais partie de quel régiment? Si tu pouvais me parler des principaux acteurs et de tes principaux supérieurs ça pourrait m'aider à me faire une idée. J'aimerais aussi entendre tes suspicions.
Mais avant tout: vas nous chercher à boire avant que le gérant ne se demande ce qu'on fout et se ramène pour nous embêter. Prends moi une brune, une bière brune, une bonne bière brune. Prends-toi quelque chose, un jus de fruit.
"

Il mit la main dans sa poche et en sorti plusieurs pièces. Il les conta et en déposa les trois quarts sur le carnet le tournant vers le jeune homme. Il se disait que le soldat n'était pas sorti de chez lui en prévoyant de finir dans cette taverne pourrie et s'abandonnait quelque peu à la bienveillance propre des aînés. Un sentiment qu'il n'aurait pourtant jamais cru pouvoir ressentir, encore moins envers un moustique, qu'il prenait vraiment pour un enfant. Il n'était même pas sûr qu'il sache reconnaître une -bière- brune d'une blonde! La base du métier quoi! Et il y avait tout de même un risque que cet imbécile de tenancier réussisse à le rouler dans la farine et lui servir de la pisse au lieu d'une boisson potable, mais c'était un risque à prendre. Il ne voulait pour rien au monde avoir affaire au gros lard derrière le bar, qui plus est son carnet était déjà remplit d'information capitale qui pouvaient leur coûter une sentence capitale pour complot. Valez mieux éloigner ces feuilles de la vue d'un idiot.
Néanmoins, la vraie info qu'Etan communiquait malgré lui, totalement inconsciemment se référait à son écriture et sa façon de parler. Son écriture était soignée et il utilisait des mots qui ne viendraient jamais à l'esprit d'un habitant lambda. Et pire encore, Etan les écrivait sans les fautes d'orthographe criante de la classe à laquelle appartenaient ses vêtements. Certes Etan était toujours propre sur lui mais, la qualité du tissu dénotait une vie plutôt modeste. Son patron, malgré le fait d'être le meilleur boulangé de son quartier aurait du mal à placer le mot choir dans une conversation par exemple. Mais encore, dans ce monde en vase clos, tout le monde avait, à force des années, une relation avec l'armée. Certains avaient des amis, de la famille dans l'armée. D'autres les côtoyaient tous les jours surtout les brigades spéciales ou la garnison. Comment pouvait-il ignorer l'identité et le caractère des membres les plus charismatiques ou les plus détestés? Quel homme pouvait ne pas s'intéresser à ceux qui les sauvegardaient, eux, les derniers humains? Avait-il passé sa vie dans une caverne pour ignorer tout ça? Il ne reconnaissait même pas l'écusson qu'il portait dans le dos et au bras. Mais, qui était donc cet homme où chaque élément de sa personnalité ne faisait sens avec les autres?
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MessageSujet: Re: Au bord de l'eau, le soleil brûle au gré des vagues... (PV Johann) Sam 9 Juil - 17:56
Johann Oswald
L'homme repris le carnet et écrivit à nouveau. La confiance l'avait gagné depuis leur première rencontre. Impossible de passer devant cet air de satisfaction et d'assurance.

" Si j'avais voulu me jouer de toi, pourquoi t'aurais-je averti de ce que tu encourrais? "

Peut-être parce qu'il voulait que je le laisse tranquille ? Pour me faire peur ? Un truc comme ça... Il n'avait pas le choix, il l'écouterait de toute manière. C'est d'un air blasé que le soldat attendit patiemment que l'autre expose la suite des événements qu'il préparait. Après tout, réfléchir à comment se sortir de cette délicate situation était bien la dernière chose dont il avait envie. Si cet homme se "proposait" gentiment de le faire, pourquoi refuser ? Ce n'était pas forcément par gaieté de cœur mais tant qu'on y était, allons-y.

Les minutes passaient, il continuait d'écrire, et l'autre continuait de lire. Cette activité des plus ennuyeuse lui arracha un bâillement, ne donnant pas l'air d'y donner une quelconque importance malgré les mises en jeu. Le carnet retourna à nouveau dans son sens. Deux petits paragraphes s'offraient à lui. Pour récapituler, c'était bien la faute de ses adorés supérieurs qui avaient eu l'intelligence de lui refourguer cette mission. Mais la refiler à quelqu'un d'autre n'allait pas forcément arranger les choses, d'autant plus que trouver quelqu'un de plus idiot que Johann serait certainement une tâche ardue. Bawé.

Après ce court passage sur une première solution, le deuxième entamait le sujet du vrai corps d'armée. Après tout, ce n'était rien de plus qu'un civil, il n'avait sûrement jamais approché de trop près l'armée et encore moins son fonctionnement. C'est là que ça bloquait. Johann ne s'y connaissait pas forcément non plus -sauf que lui n'avait pas d'excuse. Il déglutit en essayant de se remémorer ses cours de théories et autres, lorsque ses yeux se posèrent sur la dernière ligne écrite.

"Mais avant tout: vas nous chercher à boire avant que le gérant ne se demande ce qu'on fout et se ramène pour nous embêter. Prends moi une brune, une bière brune, une bonne bière brune. Prends-toi quelque chose, un jus de fruit."

Accompagné dans sa lecture, une main vint poser quelques pièces sur la page qu'il venait de lire. Oh. Il allait finalement pouvoir le gratter, son verre. Enfin, il soupira lorsqu'il se releva, et en profita pour s'étirer le cou. Le soldat aurait préféré qu'il aille les chercher lui même, mais sa faculté de communiquer avec les autres l'aurait plus ralenti qu'autre chose. Il glissa la monnaie dans sa main et se dirigea vers le tenancier qui les regardait d'un mauvais oeil. Ignorant ce détail, le blondinet afficha un grand sourire et passa la commande. "Une bonne bière brune et un jus d'orange". Oui parce qu'étant mineur il ne pouvait pas se permettre grand chose... Ceux-ci n'étant en général pas vraiment autorisés à l'intérieur au passage. Enfin, disons que les soldats pouvaient se le permettre.

Le tenancier se serait sans doute déplacé exprès pour leur dire de virer ou de consommer, aussi fixa-t-il les deux personnes quelques secondes avant de se charger de leur commande. Il marmonna quelque chose à propos de l'âge de Johann mais celui-ci n'en tint pas rigueur, récupérant les deux boissons au passage. Il retourna à la table du fond, sirotant son nectar. Il lâcha presque la bière fraîche sur la table en se rasseyant, puis pris une inspiration.

- Okay j'ai bien écouté ton histoire, mais maintenant à mon tour.

Si possible, il aimerait prendre le moins de risques. Une solution écourtée et efficace, c'est tout ce qu'il voulait. Et d'après ses seules connaissances, le seul moyen d'y arriver était d'arrêter Loewe. Quoique ce n'était peut-être pas très sûr, mais dans l'immédiat ça l'aiderait beaucoup.

- Il doit sûrement y avoir quelques marionnettistes dans mon régiment, mais le problème sera de savoir s'ils sont eux-mêmes tirés par quelqu'un de plus influençables, et ainsi de suite. Etant un simple soldat, je n'ai qu'à me contenter d'exécuter les ordres le plus correctement possible, fit-il en haussant des épaules. Le mieux ce serait de le prendre sur les faits et publiquement. Couper ses liens avec Sina c'est trop barbant.

Comme il l'avait si bien dit, cela pouvait prendre du temps. Énormément de temps pour de grands risques.

- On ferait mieux de l'attirer dans un piège, un piège où il sera forcé d'admettre ses fautes. Je crois savoir que tu le connais... Et j'attends toujours les précieuses informations dont tu disposes sur lui pour me mettre au boulot (lol). Si on met en avant tes connaissances sur lui, je suis sûr que ce sera facile de le coincer. On devrait éventuellement mener une enquête dans les sous-terrains pour s'en assurer une réussite...

Euh... Que quelqu'un le fasse hein. Parce que rien que sa patrouille en haut était chiante, alors dans les sous-terrains... Cet endroit était trop glauque. De toute façon, il pouvait sans doute trouver quelques informateurs à soudoyer. Rien de bien compliqué en somme, du moins, c'est ce qu'il pensait.


- Je ne tiens pas non plus à me sacrifier pour cet idiot, donc si on ne trouve pas comment l'arrêter dans tous les cas on se fera exploser. Evidemment, je me propose pour trouver un moyen de me lier aux Brigades Spéciales si nécessaire. Mais euh...

Ca devait bien faire quelques heures qu'ils 'discutaient' et pourtant... Il avait oublié ses bonnes manières ou bien ?

- C'est quoi votre nom déjà ?


Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Au bord de l'eau, le soleil brûle au gré des vagues... (PV Johann) Dim 10 Juil - 21:44
Etan Zweerts
Il haussa un sourcil sourcil et gouta la bière. Passable. Visiblement le tenancier et lui avaient des considération différentes au sujet de ce qu'était une "bonne bière". Puis le microbe continua à parler. Il éclata de rire. Un rire sourd, où juste son corps bougeait mais aucun son n'était produit. On entendait juste sa respiration saccadé par le rire. Le tout formait un ensemble un peu glauque. De quoi vraiment penser qu'Etan avait un grain, et pas petit. Puis il se ressaisit et réfléchit à la probabilité d'un piège. Il faisait tourner sa chope, avec lenteur, n'écoutant que d'une oreille ce que le mioche lui racontait. Soudain, il leva la tête et laissa sa bière tranquille.

* Mon prénom? *

Il reprit lentement son calepin et son crayon et traça quelques mots.

" Samuele Dalbi.
 Et toi?
"

Il avait pensé à ce nom m'emprunt depuis qu'il avait décidé de l'emmener ici, à la Taverne du Lutin. Il n'était pas assez fou pour lui donner son vrai nom après avoir brandi la menace d'avertir Loewe de sa présence. Il tapota la pointe du crayon contre la feuille un instant puis continua d'écrire assez vite essayant d'être conscis.

" Cela fait 5 ans que j'ai eut la chance de ne plus croiser Loewe. Avant cela, il n'était que le bras droit du chef d'une organisation appelé Lotus, dirigée par Ahmès. Loewe était chargé de la sécurité d'Ahmès. Et je peux t'assurer qu'il faisait bien son travail. Trop bien même. Il est grand, avoisine le mètre quatre-vingt cinq et son activité préférée c'est cogner... "

* et baiser... connard *  

Son expression s'endurcissait au fur et à mesure qu'il décrivait ce goujat.

" Je suppose qu'à un moment donné entre ses 5 ans, Ahmès est mort et Loewe s'est retrouvé promu et a continué le "business" traffic d'esclaves, prostitutions, assassinats, séquestration, menaces et chantages... Leurs spécialité c'est la prostitution d'enfants. Et crois-moi il y a assez de malades à Sina pour les payer grassement pour ses enfants. "

C'était très simple comme explication, distillé, aseptisé. Etan ne montrait aucun sentiment. Il les avait enfermé à double tour et rédigé le sommaire d'activités du Lotus. Mais, il bouillait intérieurement. Il gardait son calme et s'efforçait de respirer régulièrement, de penser à contrôler son débit d'air pour ne pas se laisser gagner par tout ce qu'il essayait de cacher au jeune soldat. Prétendre être juste un informateur. Quelqu'un qui à légèrement eu à faire à eux. Juste légèrement. De toute façon il ne pouvait pas faire un scandale au milieu de l'établissement dans lequel ils étaient en se défoulant sur le minus, donc il n'avait pas de choix de se contrôler. Le pov' chou, si blondinet lui, le visage enfantin, non fallait pas lui casser la gueule. Il n'avait que son physique pour qualité.

" Je vais devoir investiguer un peu de mon côté si on veut lui tendre un piège. Et toi aussi. Faudrait pouvoir connaître qui est susceptible parmi les Brigades Spéciales de recevoir des pots-de-vin du Lotus. Il ne faudrait pas se faire poignarder dans le dos par l'armée. Comment pourrais-je te contacter au besoin? "
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MessageSujet: Re: Au bord de l'eau, le soleil brûle au gré des vagues... (PV Johann) Ven 15 Juil - 19:46
Johann Oswald
Il l'a mieux pris que je le pensais.

Son nom lui apparut enfin. Samuele Dalbi disait-il. Enfin, écrivait-il pardon. Argh, encore un truc difficile à retenir... Heureusement qu'il allait pouvoir en garder une trace écrite dans son calepin. Peut-être avait-il oublié de demander son identité, mais lui-même ne l'avait pas fait. En temps normal, c'était plutôt habituel qu'un soldat ne donne pas son identité à un civil, mais la situation actuelle l'exigeait. Après tout, ils allaient certainement se revoir plus vite qu'ils ne l'auraient aimé...

- Moi c'est Johann. Enchanté.

Certes on pouvait ressentir une pointe de sarcasme mais sans malveillance bien sûr. Il ramena ses bras en arrière pour s'étirer, attendant à nouveau que Samuele finisse de lui écrire quelque chose. Au fil des secondes qui passaient, Johann pouvait distinguer l'expression du brun devenir plus tendue, tandis que le nombre de ligne augmentait. Jolie écriture au passage. Le blond en profita pour siroter à nouveau son jus d'orange. Ça ne devait pas être des oranges très fraîches, mais tant que ça le désaltérait...

Le carnet tourna dans sa direction. Reposant son verre, il plissa les yeux et commença une lecture à propos d'une certaine organisation dirigée par un gars appelé Ahmès. C'est qui lui ? Enfin, pour une organisation criminelle ils avaient choisit un nom bien élégant. Le Lotus, qui, après avoir perdu Ahmès aurait été reprit par Loewe... Ainsi s'ensuivit la longue liste de méfaits comprenant trafic d'esclaves, prostitutions, assassinats et d'autre joyeusetés.

Lire de telles informations laissait un sentiment de malaise, sans compter l'aura sombre qui se dégageait de Samuele. Flippant. Enfin, au moins il possédait de précieuses informations dans son carnet, il suffisait de ne pas le perdre. En bref, tout ceci n'était qu'une longue liste de faits sur sa cible.

Pour remonter jusqu'à lui, le plus "facile" restait encore de passer par l'armée, et ce pour plusieurs raisons. Un, nombreux étaient les corrompus. Deux, l'argent ne devenait pas un problème. Trois, ce n'était pas loin. En effet, Johann pouvait se rapprocher - sûrement non sans mal - des Brigades Spéciales et trouver un ou deux soldats à soudoyer. Quoique dit comme cela ça semblait particulièrement dangereux, surtout pour sa position. Mais bon, c'était toujours mieux que de finir au tribunal judiciaire. Le "et toi aussi" du "tu devrais bosser de ton côté" le fit grimacer. Such a pain.

- Oui, oui, je vais essayer de chercher de mon côté... Si tu as du nouveau tu n'as qu'à venir me voir directement, dit-il nonchalamment. Johann Oswald sera là dans l'heure...

En vérité il n'avait pas vraiment envie de le retrouver dans les prochains jours. Il préférait que ça soit lui qui vienne le voir plutôt, quand il penserait au bon moment. Enfin, s'il avait le cran de venir jusqu'aux quartiers de la Garnison... A moins qu'il ne tombe sur lui par hasard pendant l'une de ses rondes. Compliqué tout ça.

- Bah, je te chercherai dans ce secteur au besoin. De toute façon je viens souvent par ici... Pour des affaires.

Du chocolat. Hum, bref, il était temps pour lui de partir. Il avait trouvé la 'conversation' bien trop longue à son goût. Tout en se levant, il ferma son carnet et le rangea dans la poche intérieur de sa veste. Il fixa soudainement ses mains. Un silence gênant passa. Après une courte réflexion, Johann se frappa le visage de la paume de sa main.

- Si je me fais pas déjà tuer avec ça...

Avant qu'ils ne se rencontrent, le soldat n'avait pas les mains vides. Il avait quelque chose avec lui. Un certain dossier mentionnant plusieurs fois le nom de Loewe. Ce foutu dossier qu'il avait oublié lorsque son cher Samuele eut la soudaine envie de tester les chances de survies d'un adolescent pendant une strangulation. Bon, peu de personne passait là bas - l'espérait-il - et son dossier devait certainement reposer là où il l'était il y a quelques heures. Par chance il y était toujours. Il gratifia Samuele d'un bref signe d'au-revoir et de quitter la taverne d'un pas pressé, se dirigeant alors vers l'endroit où il avait laissé ses précieux documents.

Il ne lui fallut que quelque minutes pour retracer son chemin depuis la Taverne, se retrouvant à nouveau au bord de la rivière qui traversait les trois Murs. Affinant son regard afin de percer l'obscurité, Johann décela alors le blanc de ses feuilles... malheureusement éparpillé. Le dossier était ouvert et les pages menaçaient de partir plus un peu plus loin à chaque seconde. Bon sang, il n'avait plus qu'à toutes les ramasser pour les re-ranger... Alors qu'une longue enquête l'attendait après ça. Sérieusement, ce jour n'aurait pas du exister.


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