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MessageSujet: Night is often a curse PV: Helena (PARTI 1: FINI) Sam 13 Fév - 4:31
Kristopher Moreau
Dans le château, une souris sortis de sa cachette silencieusement et se glissa en dessous d'une porte, merci a sa petite taille. Elle tourna son regard de droite a gauche avant de se décider qu'elle allait tourner vers la droite, explorant les environs. La petite souris avait besoin d'un peu de nourriture car elle avait faim et diable, qu'elle avait terriblement faim. Cependant, dans sa grande intelligence, elle savait ou trouver a manger. Pendant un moment, ce ne fut que ca, errer dans les corridors de ce château, dans la nuit. Le rongeur arriva enfin a destination: La cafétéria. Cependant, elle vit qu'une des nombreuses tables étaient occuper par une seule personne. Elle allait rebrousser le chemin, déçue, quand elle entendit quelque chose tomber par terre. Elle tourna son regard et vit une miette de pain d'une taille assez colossale, enfin pour elle, sur le sol. L'humain le lui avait lancer et lui lança un regard qui semblait dire 'merci'. Elle prit la miette avec ses deux pattes avant et commença a rouler la miette de pain tout droit vers sa tanière, contente et trouvant cet humain sympathique, pas comme les autres humains! Oh que non, elle détestait les autres humains. En particulier un mais elle ne souhaitait pas en parler. C'est ainsi qu'elle rentra dans sa tanière avec son 'trésor' qu'elle commença aussitôt a déguster.

Kristopher poussa un petit soupir et porta la tasse de thé chaud vers sa bouche, sirotant le liquide avec lenteur, savourant le goût. Sa main tremblait légèrement, sa respiration était un peu plus rapide que la normale. Quelques jours avaient passé depuis les expérimentations sur Eren et les souvenirs s'étaient manifestés de plus belle, le privant de sommeil cette nuit-la. Une chandelle était posée sur la table en bois, il était assis confortablement sur le banc de la table. Il avait espéré qu'un bon thé chaud allait le calmer ainsi que le livre qu'il lisait en ce moment. Les résultats étaient navrants, cela le calmant à peine. À peine.

Plusieurs choses s'étaient passées il y a quelques jours. Une petite sortie en dehors des Murs, des disputes avec la plupart de ses coéquipiers, etc. Au moins, il y en avait qui n'était pas comme ça. L'un d'eux s'était amuser à se moquer de Kristopher d'une manière taquine, car peu le voyait proche d'une femme et de ce fait, beaucoup pensait qu'il était de l'autre côté, si vous voyez ce que je veux dire. Non pas qu'il allait se plaindre de ça, il pouvait aimer un homme comme une femme. De toute façon, personne n'a jamais vraiment oser s'approcher de lui pour lui faire la cour. Il se disait qu'il était trop 'effrayant' pour ça.

Kristopher n'avait pas une grosse opinion sur lui-même, il ne se rabaissait quand même pas non plus ! Simplement, il n'espérait pas que quelqu'un se jette dans ses bras. Être tout seul lui suffisait amplement.

Le livre qu'il était en train de lire était plutôt passionnant et divertissant, même s'il trouvait dommage que cela ne le calmait guère. Sa main qui tremblait ne rendait pas la lecture facile, il décida donc de poser le livre sur la table et continuait à le lire. Le roman parlait d'un royaume ou se trouvait 7 seigneurs qui étaient gouvernés par un seul roi, qui occupait un trône fait en métal brûlé par des dragons, créatures mythologiques aux grandes ailes et qui pouvait cracher du feu, possédant des écailles aussi dure que l'acier. Kristopher aimait bien lire des livres, il aimait se plonger dans un univers qui n'était pas le sien, à s'imaginer des personnages et tout le reste quoi.

Il prit une autre gorgée de son thé et poussa un soupir d'aise tout en lisant, la flamme de la bougie vacillant alors qu'un vent s'infiltrait par l'une des nombreuses fissures, pourtant invisibles, du QG.

Kristopher pensait qu'il était le seul à être réveillé a une heure aussi tardive de la nuit... Sauf qu'il se trompait.

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MessageSujet: Re: Night is often a curse PV: Helena (PARTI 1: FINI) Dim 14 Fév - 1:20
Helena Silverstone
Encore une soirée à pleurer en silence sous la couette. Helena se faisait clairement pitié, et contrairement à ce qui était arrivé deux mois auparavant, elle faisait tout pour éviter de réveiller à nouveau ses camarades de chambre lorsqu’elle faisait une crise d’angoisse.

L’albinos au visage inondé de larmes se leva de son lit en froissant légèrement ses draps, attrapa sa cape verte pliée sur sa chaise de bureau, enfila une paire de botte par-dessus ses jambes nues et sortie doucement de la chambre sans faire de bruit. Dans les couloirs froids du château, elle enfila doucement sa cape par-dessus sa chemise de nuit blanche et les talons de ses bottes résonnèrent contre les pierres froides sous ses pieds.

Contrairement aux conseils qui lui avaient été donnés, elle ne rejoignit pas Alexander à l’infirmerie comme elle l’avait fait plusieurs fois depuis sa première grosse crise. Ce soir, elle ne se sentait pas d’humeur à parler à l’infirmier, même si ce dernier était un ange. Non, elle avait besoin de s’aérer et d’hurler un bon coup, sous le seul regard de la lune et des étoiles.

Les larmes coulaient toujours de ses joues et ses pas s’accélérèrent, jusqu’à ce qu’elle finisse par arriver devant la grosse porte en bois de l’entrée. Elle poussa les battants et sortie, et là, elle se mit à courir pendant un petit moment en s’éloignant de la bâtisse au maximum. Les morsures du froid de ce mois de février lui glaçaient le visage et les oreilles, mais elle n’en avait que faire. Elle s’isola dans la forêt d’entrainement qu’elle connaissait par cœur et se mit à hurler toute sa rage contre elle-même, sachant pertinemment que personne ne l’entendrait depuis le château. Et même si quelqu’un était dehors à cette heure, il ne trouverait pas d’où viendraient ces hurlements ponctués de sanglots, perdus entre ces grands arbres.

Elle se mit donc à hurler toute sa haine, toute sa douleur. Elle pleurait toujours en même temps, et elle finit par faire ce qui arrivait inévitablement quand elle était seule : elle se fit du mal. Elle écrasa plusieurs fois ses poings de toutes ses forces contre le tronc d’arbre en face d’elle, faisant saigner ses phalanges et ses doigts. Elle continua cela un petit moment, même si la douleur était horrible. Mais d’un côté, ça l’a soulageait totalement. Elle finit par se laisser tomber à genoux devant l’arbre et pleurnicha un moment comme ça, les bras ballants sous sa cape qui ne la réchauffait plus, les mains ensanglantées et le front appuyé contre le tronc.

  « Gregory… Tu n’avais pas le DROIT de partir, tu n’avais PAS le droit de m’abandonner, tu n’aurais pas dû… mourir. T’étais trop jeune, putain, t’arrivais à peine à courir correctement… J’aurais dû prendre ta place ce jour-là, j’aurais dû être celle qui ne reverrait plus jamais les étoiles… Dire qu’aujourd’hui, sans toi, j’suis même pas foutue de tenir debout correctement et de ne pas chialer comme une foutue grosse merde presque tous les soirs… » murmura rageusement la jeune femme contre l’écorce sombre qui lui faisait face.

Au bout d’un moment qui lui parut être une éternité, elle se releva, sécha les quelques larmes qui restaient sur son visage et marcha vers le Quartier Général d’un pas lent. Elle faisait peur, avec ses cheveux blancs en bataille, ses yeux encore plus rouges que d’habitude, son nez rougit par le froid et ses pleurs, mais aussi avec ses mains sanglantes, dont l’hémoglobine tombait goutte à goutte sur l’herbe gelée.

Après plusieurs looongues minutes de marche, elle arriva devant la grande porte en bois. Vidée de ses forces à force d’avoir pleuré, hurlé et après s’être défoulé contre l’arbre, elle poussa difficilement la porte et marcha doucement en direction du réfectoire pour se laver les mains et se réchauffer avec un thé ou un chocolat chaud. Elle eut un petit rire nerveux en se souvenant des fameux chocolats chauds que sa mère faisait à son petit frère et à elle-même, quand ils vivaient encore tous les quatre ensembles. Elle donnerait tout pour retourner à cette époque.

Elle marchait lentement, sachant pertinemment qu’à cette heure rares étaient les personnes encore debout. Elle pensait ne croiser personne, encore moins au réfectoire, et pourtant lorsqu’elle poussa la porte de la cafétéria, elle aperçut une petite lueur orange chanceler sur sa gauche, puis un homme la tête baissée sur un carnet, ou un livre, elle ne voyait rien de bien clair d’ici. En tout cas, elle n’était pas seule.

Elle resta sans bouger pendant trois secondes après avoir vu l’homme, s’appuyant contre la porte et se demandant ce qu’il pouvait bien foutre ici, si elle devait rebrousser chemin pour terminer de se calmer ailleurs. Puis, finalement, elle se dit qu’elle n’en avait plus grand-chose à faire. Il n’avait qu’à la juger s’il en avait envie.

Elle s’avança jusqu’aux éviers et fit couler l’eau glacée sur ses plaies encore saignantes, grimaçant de douleur en sentant l’eau mordre sa peau à vif. Elle inspira lentement l’air entre ses dents, sans ouvrir la bouche pour ne pas jurer, mais ça la faisait souffrir. Elle s’appliqua alors à nettoyer ses plaies sous l’eau, dans la pénombre, augmentant leur saignement lorsqu’elle retirait un petit bout d’écorce ou de la terre. La désinfection dura cinq bonnes minutes, elle attrapa une serviette propre dans le placard sous l’évier et l’appuya contre ses plaies afin d’en sécher l’eau et les quelques gouttes de sang qui s’en échappaient encore. Une fois la tâche terminée, elle balança la serviette dans la corbeille des torchons sales à laver, attrapa une tasse et se fit un thé à la menthe.

Une fois l’infusion prête, elle se retourna et fixa le petit point lumineux au bout de la salle, hésitant un instant. Et puis, sans plus d’hésitation, elle se dirigea vers la flamme de la bougie et s’assit à côté de l’homme sans le détailler, en gardant quand même une certaine distance d’éloignement sur le banc. Après tout, même s’il était du Bataillon, elle ne le connaissait pas et ne désirait pas trop s’imposer. Elle avait juste besoin d’un peu de lumière, elle ne se sentait pas à rester seule dans l’obscurité. Et puis, elle ne le dérangerait pas. Elle posa sa tasse sur la table et cacha ses bras nus sous sa cape. Elle n’avait pas pris la peine de se changer, elle était toujours en robe de chambre à manches courtes, mais heureusement pour elle sa pèlerine verte recouvrait ses bras et elle n’avait donc pas très froid. Ses cheveux étaient toujours en bataille, elle ne se donna pas la peine de les recoiffer même avec ses doigts : après tout, l’homme l’avait certainement vu entrer dans cet état, cela ne servait à rien d’essayer de se donner une meilleure allure.

Elle prit la parole d’une voix douce, calme, pas trop insistante pour s’excuser de s’imposer aux côtés de l’homme.

« Désolée de m’imposer comme ça... C’est juste que la lueur d’une bougie, c’est quand même plus rassurant que la pénombre totale de la quasi-totalité du reste de la pièce. Je ne t’embêterais pas longtemps, je ne parlerais pas non plus si tu n’as pas envie de discuter... »

Elle avait seulement besoin d’un peu de lumière ; histoire de ne pas craquer une nouvelle fois. Elle n’osa pas se tourner pour regarder à quoi l’homme ressemblait, elle qui avait déjà une sale allure comme ça. Elle attrapa sa tasse et l’entoura de ses mains pour se réchauffer un peu, même si l’homme pouvait voir les blessures de la jeune femme. Elle s’en fichait royalement, qu’il remarque ça. Elle avait… Juste besoin d’un peu de lumière, oui…

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MessageSujet: Re: Night is often a curse PV: Helena (PARTI 1: FINI) Dim 14 Fév - 21:57
Kristopher Moreau
Kristopher continuait de se plonger de plus en plus profondément dans l'univers sombre et remplis de complot de son livre, se voyant déjà dans l'histoire comme un simple chevalier qui gardait un mur géant faite de glace, mur qui semblait s'inspirer des trois murs de son monde. Il se tenait debout, sur le Mur, une épée a son fourreau, portant une armure noire couverte de fourrure noire pour le garder au chaud tandis que la neige tombait sur ses épaules, ses cheveux voletant au vent. À ses côtés se trouvaient ses compagnons d'armes, de bons guerriers aux bons cœurs.

C'était bon de rêver, parfois, même si on finit par se faire du mal en faisant ça. C'est en désirant quelque chose qu'on ne peut avoir que l'on se fait du mal, non ? Il aurait tellement voulu avoir de bons amis qui l'auraient épaulé dans les aventures, avec qui boire une bonne bière froide après une sortie 'victorieuse' en dehors des Murs, avec qui plaisanter. Peut-être aurait-il eu tout ça s'il n'aurait jamais été aussi curieux et qu'il n'aurait pas découvert ces bandits et trafiquants. Trafiquants qu'il avait tué, même s'il y avait des survivants, malheureusement.

Il tourna quelques pages de son livre, trop concentrer dans sa lecture pour entendre quelqu'un crier au loin, chose qui serait difficile d'entendre avec le vent et sa concentration. Des chapitres expliquaient parfois la géographie de ce monde, d'autre la religion et l'univers, parfois décrivant même des scènes plutôt... Osées, on va dire. Ce qui rendit Kristopher un peu mal à l'aise, gêner en imaginant ces choses dans sa tête. Il le savait, qu'au fond, qu'il était toujours 'innocent'. Beaucoup de ses coéquipiers le lui en avaient fait la remarque, de toute façon. Il ne le niait pas et se surprenait parfois a regarder des hommes ou des femmes d'une drôle de façon, s'imaginant bien des scénarios.

Il se disait plusieurs fois que personne ne voudrait de lui dans sa vie, vu sa nature de Shifter, ce qui n'était pas forcément une bonne chose vue les événements récents. Et puis, quelqu'un d'intelligent l'associerait facilement avec le Titan Colossal et Cuirassé, puisqu'il n'a jamais montré sa véritable nature. Enfin, c'est-ce qu'il pense en tout cas.

Ses pensées et son train-train de son imagination s'interrompirent en entendant quelqu'un s'asseoir a coté de lui, qui disait qu'elle ne voulait pas s'imposer comme ça mais que la présence d'une lumière dans ces ténèbres étaient rassurants. Kristopher tourna sa tête vers 'l'intrus' et fronça légèrement les sourcils en la voyant. Il ne la connaissait pas et son apparence était des plus fascinante. La personne avait des cheveux d'un blanc purs comme la neige et la peau très pale, comme si elle souffrait d'une quelconque maladie. La femme albinos avait des yeux rouges et en dessous de ses yeux se trouvaient des cernes. Était-elle insomniaque ? Il ne le savait pas. En voyant qu'elle ne portait qu'une chemise de nuit et que ses cheveux étaient en batailles, il sut que quelque chose s'était passée pour qu'elle soit tirer de son sommeil comme ça, si tant soit-il qu'elle ait dormi.

Il détestait voir des personnes comme ça, ça lui faisait rappeler lui-même. Il poussa un petit soupir et se leva, se mettant ensuite derrière la femme, commençant à aplatir ses cheveux et à les replacer correctement.

''Ce n'est rien. Ne bouge pas, je ne vais pas te faire de mal'' dit Kristopher d'une voix douce.

Il s'y connaissait, en cheveux, puisqu'il avait grandi entourer de personne de la gente féminine. Sa sœur, par le passé, lui demandait souvent de s'occuper de ses cheveux

''Je ne vais pas te demander ce que tu fais ici en pleine nuit. Nous avons tous nos secrets''

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MessageSujet: Re: Night is often a curse PV: Helena (PARTI 1: FINI) Lun 15 Fév - 0:06
Helena Silverstone
Il y eut un petit moment de silence, pendant lequel Helena n’osait toujours pas relever les yeux vers l’inconnu à ses côtés. Puis, elle entendit un soupir et le banc de bois sur lequel elle était assise trembla légèrement. L’homme se levait… elle le dérangeait tellement ? Elle aurait peut-être mieux fait de se taire, après tout. Et de rester dans son coin, près des éviers. C’était compréhensif, il ne la connaissait pas et elle s’installait à ses côtés sans aucune gêne… Elle s’apprêtait à s’excuser et relever la tête vers son collègue quand deux mains légères se posèrent doucement sur ses cheveux. Ce premier contact la crispa, elle ne s’y attendait pas et elle allait reculer d’un bond pour s’éloigner lorsqu’une voix douce mais masculine brisa le silence qui les entouraient.

« Ce n'est rien. Ne bouge pas, je ne vais pas te faire de mal. »

La voix était calme et elle semblait appartenir à un homme qui ne devait pas avoir plus de trente ans, certainement. Étrangement, Helena fit confiance à la voix et obtempéra sans discuter. Sans savoir à quoi l’homme ressemblait, elle avait l’impression qu’il dégageait une forte aura, mais elle n’arrivait pas à discerner quel type exactement. Lorsque les mains de l’inconnu se mirent à la recoiffer d’un geste presque expert, le corps de la jeune femme fut saisi d’un frisson agréable. Il était rare qu’on la touche comme cela, mais elle appréciait beaucoup d’être papouillée. Quand on touchait sa chevelure, en général c’était ses camarades de chambre qui l’aidaient à se faire une natte ou un chignon pour l’entrainement, afin que ses cheveux ne se coincent pas dans l’équipement tridimensionnel. Là, c’était un homme. Qu’elle ne connaissait pas, en plus de ça. Elle se laissa faire sans un bruit, en attendant qu’il termine sa besogne et en se demandant ce qu’il pouvait bien penser d’elle, et pourquoi il s’était mis à la recoiffer sans même la connaître. Ce geste était, pour Helena, un signe de sympathie et de réconfort : quelqu’un lui prêtait de l’attention. Un geste tendre, affectueux. Et en plus, ces quelques gestes suffirent à la détendre un peu plus, bien que son moral ne soit pas pour autant revenu.

« Je ne vais pas te demander ce que tu fais ici en pleine nuit. Nous avons tous nos secrets. »

La jeune femme poussa un soupir de soulagement. Au moins, elle n’aurait pas à se justifier. En plus de ça, elle se voyait mal expliquer qu’une heure auparavant elle était en train d’hurler à s’en briser la voix en se servant d’un tronc d’arbre comme punching-ball.

« … Merci. »

Elle se laissa recoiffer sans dire un mot de plus, et bu en même temps quelques gorgées de son thé. Après tout, s’il disait cela c’est que lui aussi avait ses raisons d’être ici. Il était peut-être comme elle, souffrant d’insomnies et de crises de panique ou d’angoisse. Après tout, pourquoi serait-elle la seule dans ce château à souffrir de ce genre de choses ? Avec toutes les horreurs que les soldats pouvaient voir en dehors des Murs, l’albinos ne devait certainement pas être la seule à souffrir de troubles mentaux. Elle reposa la tasse sur la table et croisa ses bras sous sa poitrine, se réchauffant sous sa cape. Au bout d’un petit instant, elle brisa le silence en parlant doucement à son coiffeur improvisé, ne pouvant s’empêcher de lui poser une question qui la taraudait depuis qu’elle était arrivée :

« C’est gentil de t’occuper de moi comme ça, j’ai pas l’habitude. » dit-elle avec un petit rire nerveux. Elle se reprit et déclara ensuite : « Je ne me suis pas présentée, je m’appelle Helena. Membre du Bataillon depuis quelques mois. Et toi ? »

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MessageSujet: Re: Night is often a curse PV: Helena (PARTI 1: FINI) Lun 15 Fév - 3:16
Kristopher Moreau
La femme se laissa faire tandis que Kristopher continuait de refaire la coiffure catastrophique de la jeune albinos silencieusement, commençant son travail en douceur, se chargeant de raplatir les cheveux gentiment. Par le passé, il n'avait jamais o combien de fois il avait arrangé les cheveux de sa sœur et des autres filles du village, qui étaient en majorité tandis que les garçons et les hommes étaient plutôt en minorité. Heureusement, il y avait d'autres garçons qui étaient de son âge par le passé, jouant souvent avec eux, même si des filles le rejoignaient souvent. Il sentit que l'albinos commençait à se détendre et qu'elle aimait plutôt bien qu'ont la chochotte un peu. En même temps, selon sa maman, elle avait dit que son fils, Kristopher, avait des mains plutôt douces et agréables au toucher.

Celle-ci, pendant qu'il lui faisait sa coiffure, souffla un remerciement alors qu'elle soupirait d'aise. Elle était polie, au moins. Ces petits gestes que Kristopher faisait, peu pouvaient en profiter et peu étaient vivants pour l'avoir vu faire ce genre de geste. Ce fut comme ça pendant un long moment de silence, silence qui fut 'interrompue' lorsqu'elle prenait des gorgées de sa tasse de thé. Le jeune homme a la chevelure corbeau sentie le vent passer sur ses vêtements et ressentit un petit, très petit frisson. Il était habitué au froid comme ça, les hivers lorsqu'il habitait au Mur Maria avec sa famille était assez rigoureux et remplis de défis. Il avait de bons souvenirs de sa vie passée. De très bons souvenirs.

D'une voix douce teintée d'une certaine nervosité, elle dit que c'était gentil de sa part de s'occuper d'elle comme ça. Elle eut un petit rire, qui était aussi nerveux. Bon sang, était-ce son apparence qui rendait les gens comme ça? D'accord, il se disait souvent qu'il n'était pas un modèle de beauté ni un Apollon aux muscles et aux visages magnifiques, mais quand même ! Il n'était pas agacé, juste... Fatiguer. De ça
.
La fille se présenta ensuite sous le nom d'Helena, un nom qui était inconnu au brun, ce qui était un peu normal, car il n'était pas du genre à s'approcher des gens pour les apprendre a les connaitre. Il n'était pas comme ça. Il se considérait plutôt comme un observateur, qui juge quelqu'un selon ses interactions avec les gens, leurs comportements, leur attitude selon la situation. Kristopher pratiquait cette 'méthode' depuis qu'il avait rejoint les Brigades d'Entrainements, auquel il s'était entraîné pour devenir un soldat, pour se perfectionner et apprendre a maîtriser ses peurs, ses instincts. Ça avait marché, en quelque sorte. Il n'était plus aussi peureux qu'avant et pourtant, pourtant... Il avait toujours peur.

Elle était membre des Bataillons d'Explorations depuis quelques mois. Lui, il l'était depuis plusieurs années. Il se présenta à son tour, d'une voix toujours aussi calme et sans émotion apparente :

''Je m'appelle Kristopher. Kristopher Moreau. Je suis au Bataillon depuis mes 18 ans''

Il avait fini à moitié sa coiffure, continuant toujours de ses mains expertes a la faire belle.

''Tu as tué combien de Titan depuis que tu es ici ?''

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MessageSujet: Re: Night is often a curse PV: Helena (PARTI 1: FINI) Lun 15 Fév - 18:42
Helena Silverstone
L’homme ne mit pas longtemps à répondre à la question de l’albinos. Ce dernier se présenta sous le nom de Kristopher Moreau, tandis qu’il continuait à la coiffer. En entendant son nom, le corps de la jeune femme fut saisit d’un autre frisson agréable. Kristopher… c’était un beau prénom. Mais elle ne connaissait effectivement pas cet homme déjà si attentionné envers elle ; c’était la première fois qu’elle lui parlait. Après tout, même si les quartiers du Bataillon n’étaient pas énormes, ils étaient quand même plusieurs centaines de personnes à vivre ici… et en quelques mois, on ne sympathise pas avec tout le monde en un claquement de doigts.

Il lui déclara également être du Bataillon depuis ses 18 ans. Bien, elle avait visé juste, c’était un homme qui devait avoir entre vingt et trente ans. S’il lui avait donné le nombre d’années exactes, elle aurait pu savoir son âge. Arf.

Et puis, il lui demanda  combien de Titans elle avait tuée depuis qu’elle était ici. Ahhh… La jeune femme repensa aux quelques rares sorties qu’elle avait faites en dehors du Mur Rose, pour finalement rester dans l’enceinte de Maria, à chasser les Titans s’introduisant depuis la porte brisée du district de Shinganshina. Finalement, elle en avait vu et tué des Titans, mais elle n’était jamais réellement sortie à l’extérieur, en dehors des Murs. Kristopher, lui, s’il était là depuis plusieurs années en avait eu la réelle chance. Elle soupira, bût une autre gorgée de son thé et répondit doucement à l’homme aux mains douces, se raclant d’abord la gorge.

« J’en ai certainement tué moins que toi ! A vrai dire, je n’en ai tué que quatre pour l’instant, en étant sortie seulement deux fois. Dont deux toute seule, un à chaque expédition. Par contre, j’ai vu beaucoup plus d’hommes et de femmes du Bataillon mourir sous les mains des Titans… » Helena s’arrêta de parler trois petites secondes, repensant à ce qu’elle venait de dire. Le visage pâle de la jeune femme s’assombrit, mais Kristopher étant dans son dos ne put s’en apercevoir. En réalisant la terrible réalité qu’elle venait de dire dans sa dernière phrase, Helena se rappela à quel point elle haïssait ces monstres de l’extérieur qui ne pensaient qu’à bouffer les Humains. Et qui avaient tué son Gregory. « …. Que de Titans mourir sous nos lames. Je me demande si on arrivera tous à les tuer, un jour. Ou s’ils arrêteront de nous manger. Je ne comprends pas pourquoi ils veulent bouffer les humains, d’ailleurs. On ne leur a rien fait à ce que je sache. Quand on est en expédition, c’est eux qui viennent nous attaquer, alors que lorsqu’on risque d’en croiser un, on le contourne sans l’embêter. On ne fait que se défendre, après tout. »

L’albinos soupira après avoir posé ces questions tout haut, questions qu’elle n’avait jamais posé à personne à part à elle-même, dans sa tête, le soir quand tout le monde dormait. Elle eut envie de secouer doucement la tête de gauche à droite pour exprimer son incompréhension face aux intentions des Titans, mais avant d’amorcer son geste, elle se rappela que le soldat était en train de la coiffer et qu’elle gâcherait tous ses efforts si elle bougeait son crâne. Elle cligna des yeux et reprit :

« En plus… contrairement à moi, tu as eu la chance de pouvoir sortir à l’extérieur des Murs, non ? Avant 845 et la destruction du Mur Maria, tu étais peut-être déjà engagé. Tu as tué combien de Titans, toi d’ailleurs ? Et c’est comment, en dehors des murs ? »

… Et puis d’un coup, la jeune femme fut prise d’un sursaut, et posa une main sur sa bouche.

« Oh ! Rassure-moi, tu n’es pas un haut gradé hein ? Je n’ai fais que te tutoyer depuis avant sans même m’être posé la question… Arg… »

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MessageSujet: Re: Night is often a curse PV: Helena (PARTI 1: FINI) Mar 16 Fév - 3:33
Kristopher Moreau
Il attendait la réponse à la question de la femme albinos qu'il était en train de coiffer patiemment et gentiment, sa poitrine s'affaissant et s'élevant au gré de ses respirations calmes. Heureusement qu'il contrôlait le tremblement de ses mains pour l'instant pour ne pas ruiner encore plus la coiffure de celle-ci, elle aurait peut-être perdu la tête, comme la plupart des filles qui s'occupaient de leur apparence. Enfin, il croyait que celle-là voulait aussi avoir une bonne apparence, apparence assez catastrophique pour l'instant. Le pourquoi, il déduisait simplement qu'elle avait vu des horreurs en dehors des Murs qui l'avait marqué a vie. C'était aussi simple que cela, pour lui, de déduire quelque chose comme ça. En même temps, ils sont dans les Bataillons d'Explorations, ce n'est pas de jolis oursons tout mignons qui les attendent en dehors des Murs. C'était des monstres qui les attendaient et une montagne de cadavre.

La jeune femme soupira, prit une gorgée de son thé et dit d'une voix calme, après s'être raclé la gorge qu'elle n'en avait que tuer que quatre, deux tout seul, étant sortie deux fois en dehors des Murs. Cela ne l'étonnait guère, elle n'était qu'une 'novice' en quelque sorte. Alors qu'Helena dit quelque chose, elle se coupa pendant un court moment, ce qui fit froncer les sourcils du brun. Des mauvais souvenirs, surement. Finalement, elle ne dit simplement qu'elle a vu plus d'hommes et de femmes mourir sous la main de ces carnivores immortels qu'eux en train de mourir sous leur lame.

Elle posa ensuite plusieurs questions à la suite tandis qu'il continuait silencieusement de toujours la coiffer. Arriver a tous les tuer... Kristopher ne savait pas à combien s'énumérait les Titans en dehors des Murs et il ne savait pas aussi à quel point les territoires devaient être grand. Il se souvenait pourtant de sa mère qui parlait souvent des territoires de ses ancêtres, a quel point ils étaient grands, vastes et sauvages. Dans sa tête, il s'imaginait des montagnes à perte de vue, des grandes forêts vertes et remplies d'animaux que personne n'a jamais vue.

Il aurait aimé visiter la terre de ses ancêtres, mais il sentait que, dans le futur, il ne pourra pas vivre assez longtemps pour le voir de ses propres yeux, ce que sa mère aurait forcément voulu. Ce que tout le monde aurait forcément voulu, d'ailleurs. Qui ne voulait pas visiter l'extérieur des Murs, ne serait-ce que pour une journée, sans qu'il n'y ait de Titans ? Découvrir des paysages, des animaux qu'on n'aurait jamais crus possible qu'ils puissent exister, de nouvelle sorte de plantes et de métal. Si seulement on le pouvait. Helena poussa un petit soupir et continua sur sa lancée de question, demandant a Kristopher combien de Titans il avait tué et s'il avait expérimenté des sorties à l'extérieur des Murs et surtout s'il était déjà engagé avant 845. De même qu'elle voulait savoir a quoi ressemblait l'Extérieur des Murs.

Le brun allait répondre quand celle-ci l'interrompit en lui demandant s'il n'était pas un haut-gradé, puisque tout au long de cette conversation, elle n'avait fait que tutoyer. Tutoyer, vouvoyez, cela importait peu pour le soldat Moreau, ici présent.

''Non, je ne suis pas un haut-gradé. Je ne suis qu'un simple soldat, considéré comme de la chair a canon, un outil qui peut être sacrifié aux yeux de ses supérieurs'' Dit-il de sa voix sans émotion.

Même si je ne me laisserais pas faire, pensa ensuite intérieurement le brun.

''Tout a une fin, Helena donc oui, on va surement vaincre les Titans. Quand je regarde un Titan bouffer quelqu'un, avec un grand sourire sur sa gueule, je me dis toujours que... Qu'on dirait qu'ils sont forcés de le faire. Je ne sais pas pourquoi''

Il continua cependant sur sa lancée, du même ton vide

''Oui, j'étais engagé dans les Bataillons avant les événements de 845. Le Mur Maria était un endroit assez joli ou habiter, le paysage en Hiver était surtout appréciable à regarder''

Il parlait par expérience, il venait de là-bas. Enfin, d'un village plutôt isolé, mais quand même !

''Oui, j'ai vu l'Extérieur des Murs et... Et... C'était magnifique, si on oublie les Titans. Des paysages que peu arrivent à voir''

Il finit enfin de coiffer la jeune albinos, ayant rendu l'apparence de ses cheveux plutôt agréables, lisses à nouveau.

''Voilà, c'est fait'' Dit-il en se rasseyant, rattrapant son livre.

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MessageSujet: Re: Night is often a curse PV: Helena (PARTI 1: FINI) Mer 17 Fév - 20:48
Helena Silverstone
Quand Kristopher lui répondit enfin en lui déclarant qu’il n’était « qu’un simple soldat qui servait de chair à canon aux yeux de ses supérieurs », Helena se retint de pousser un soupir de soulagement : elle pouvait le tutoyer sans avoir d’ennuis. Mais le reste de la phrase de l’homme n’était pas totalement fausse : après tout, ils seraient les premiers à être sacrifiés sur le terrain en cas de besoin. Il était réaliste, certainement plus qu’elle. Avait-il déjà vécu quelque chose d’horrible à en expédition ? Comme il l’avait souligné, ils n’étaient que de simples soldats. Puis ; Kristopher continua de parler pendant un petit moment, répondant à ses questions sans plus de détails. L’albinos l’écouta sans faire de bruit, attentive à ses mots tandis qu’il terminait de la coiffer.

Le soldat parlait d’une voix dénuée de chaleur, plate… Helena avait l’impression que ce qu’il disait le peinait, un peu. Qu’il était triste. Contrairement à elle, qui cachait sa tristesse derrière le dialogue et une fausse joie, les paroles de l’homme semblaient faire part de son humeur. Et puis, quand il se mit à parler du Mur Maria, la jeune femme ferma les yeux. Elle savait comment étaient les paysages là-bas ; que ce soit en Hiver, au Printemps, en Été ou en Automne, elle y avait vécu… avant tout ça.

Et quand il se mit à parler de l’Extérieur, Helena aurait aimé qu’il continue un peu, qu’il lui parle un peu plus de ce qu’il avait pu voir… Ce qu’on appelait « Océan » ou « Mer », peut-être ? Mais le jeune homme fût très bref et ne continua pas sur sa lancée. Il s’installa une nouvelle fois aux côtés d’Helena, en déclarant qu’il avait terminé de la coiffer. La blanchette passa une main sur ses cheveux à nouveaux lisses, beaux, agréables au touché, tandis que le jeune homme reprenait son livre.

Une fois installé correctement à ses côtés, Helena bu encore une fois une gorgée de thé, reposa sa tasse et tourna doucement la tête, osant enfin regarder à quoi son interlocuteur ressemblait, ne faisant plus attention à ses propres blessures.

Le peu de lumière qu’il y avait lui permit de distinguer malgré tout les traits de son interlocuteur, la bougie étant proche de ce dernier. Des cheveux noirs corbeaux en bataille, ni courts, ni longs, une peau pâle mais pas autant que la sienne, des yeux d’un beau gris, il semblait plutôt jeune et musclé grâce aux entraînements du Bataillon… Ah, mais c’est qu’il était mignon, le bougre !

L’albinos se tourna alors légèrement vers lui, appuyant son menton sur la paume de sa main droite. Si elle avait eu une apparence normale, elle – aussi, elle aurait aimé lui ressembler. En version féminine. C’était beau, les cheveux noirs. Et ses yeux gris étaient eux aussi jolis. Elle l’observa encore un peu tandis qu’il semblait continuer sa lecture. Elle se demanda alors si elle le dérangeait… Après tout, il ne lui prêtait plus attention, et il était présent dans la cafétéria bien avant elle. Oui, elle devait le déranger. Elle sourit, baissa la tête et attrapa sa tasse de thé, à présent vide.

« Eh bien… Merci pour la coiffure, c’était très gentil. Je ne vais pas te déranger plus longtemps, en tous cas, je suis ravie d’avoir fait ta connaissance, Kristopher ! » déclara-t-elle d’un ton joyeux.

Elle se releva en prenant appui sur la table, et se dirigea vers les éviers afin de nettoyer la tasse. Après ça, elle s’en irait rejoindre sa chambre. En tous cas, rencontrer cet homme lui avait fait plaisir, il avait semblé très gentil. La jeune femme regretta de ne pas avoir un peu plus discuté avec lui, mais elle n’avait pas envie de l’embêter plus. Une autre – fois, peut-être ?

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MessageSujet: Re: Night is often a curse PV: Helena (PARTI 1: FINI) Mer 17 Fév - 23:06
Kristopher Moreau
De la chair à canon, oui, il était de la chair à canon aux yeux de ses supérieurs. Aux yeux de tout le monde et tout le monde savaient qu’ils étaient de la chair à canon dans les Bataillons. Le Caporal Livai devait l’être aussi aux yeux du Commandant Erwin, même s’il voyait mal le grand blond sacrifier un soldat expérimenté et considérer comme le Soldat le plus fort de l’Humanité par tout le monde. Ce serait une très grosse perte pour l’armée, mais qui sait, on ne peut jamais prévoir ce que le géant blond pouvait faire.

Il se souvient de chaque expédition et de chaque échec, même si souvent, les Bataillons d’Explorations finissaient par récolter des informations, précieuses ou pas. Il avait d’ailleurs entendu parler de gens qui pouvaient posséder des livres et des encyclopédies qui parlaient de la vie à l’Extérieur avant la venue des Titans et comment vivaient les civilisations avant la venue des carnivores Géants. Son ancien et nouveau lui était toujours curieux, mais moins qu’avant. Il ne fallait plus se plonger dans les affaires des autres.

Il continuait à lire son livre, se plongeant une fois de plus dans cet univers sombre et dépravé, remplis de complot. Cette fois, il s’imaginait être un chef militaire aux commandes d’une grande armée qui allait repousser des envahisseuses barbares venues de terres stériles et dangereuses, là où seules les dures et les plus forts pouvaient survivre. Son armée était en difficulté et il était entouré de ses barbares, continuant de combattre malgré tout comme un forcené. Le moment d’après, une armée alliée vint en aide et vainquit les barbares.

Il sentit le regard de l’albinos se poser sur lui, qui l’observait, le détaillait souvent. Kristopher faisait aussi souvent la même chose, mais d’une manière plus discrète et subtile. La jugeait-il sur son apparence ? Était-il beau à ses yeux ? Il ne le savait pas. Et il n’en avait cure. Helena le remercia pour la petite séance de coiffure et fut ravie de l’avoir connu. Il sentit cependant quelque chose dans sa voix… Comme s’il croyait qu’elle le dérangeait. Elle se leva et s’en alla. Pendant un moment, il hésita et finalement, il referma son livre et le mit dans ses poches avant d’amener la chandelle avec lui, se dirigeant vers Helena.


‘’Hey… Attends. Je veux juste mettre les choses aux clairs’'
Dit-il d’une voix douce

Il observa ses yeux qui étaient d’un rouge rubis, qu’il trouvait beau. Silencieux pendant un moment.

‘’Tu ne me déranges pas, tu sais. Il m’en faudrait plus que ça pour me déranger vraiment’

Il passa une main dans ses cheveux de sa main libre

‘’Tu veux que je te raccompagne ?’’ Demanda-il en n’ayant aucune arrière pensé.

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MessageSujet: Re: Night is often a curse PV: Helena (PARTI 1: FINI) Jeu 18 Fév - 1:03
Helena Silverstone
Helena venait de terminer de laver sa tasse, qu’elle avait posé sur l’égouttoir. L’idée de faire plus ample connaissance avec le brun ne la dérangeait pas, mais il n’avait pas l’air d’avoir envie de papoter avec elle. Et elle était nulle pour lancer les discussions. Tant pis, ce serait pour une autre fois, peut-être Elle se dirigeait vers la porte du réfectoire pour en sortir, quand la voix douce de Kristopher l’interrompit. Il l’apostropha, lui demandant de l’attendre pour « mettre les choses au clair ». L’albinos se retourna en se demandant ce qu’il voulait dire par là et elle constata qu’il était juste derrière elle, avec la chandelle dans une de ses mains.

Il regarda les yeux de la jeune femme pendant un petit instant avant de reprendre la parole. Elle fronça les sourcils, se demandant pourquoi il l’observait ainsi. Certes, elle était peut-être laide, avec ses yeux rouges, ses cernes et sa balafre sur la joue, mais c’était gênant d’être observée comme ça, en silence, après avoir été interpellée.

Il reprit la parole au bout d’un instant, déclarant qu’elle ne le dérangeait vraiment pas, et qu’il lui en fallait plus pour être dérangé. Ah. Elle ne le dérangeait vraiment pas ? Elle fronça d’avantage les sourcils, incompréhensive. Ce n’était pourtant pas l’impression qu’elle avait eu… L’avoir vu se concentrer comme ça dans la lecture de son livre juste après l’avoir chouchouté avait provoqué un sentiment de tristesse chez Helena : elle avait eu l’impression qu’il la rejetait et qu’au final elle le dégoûtait. On l’avait maintes fois traitée de monstre à cause de sa maladie, dans son enfance.

Lorsque Kristopher passa sa main libre dans ses cheveux noirs corbeaux, le visage d’Helena se radoucit. Cette petite mimique avait fait fit intérieurement fondre l’albinos ; et elle le trouva tout à coup charmant. Encore plus quand il lui proposa de l’accompagner jusqu’à sa chambre, même si un petit sourire grivois s’afficha sur le faciès de la jeune femme : s’il espérait tirer son coup dans la piaule d’Helena, c’était loupé. Mais alors totalement. Elle avait deux colocataires. C’était impossible de le faire rentrer à l’intérieur de nuit.

« D’accord. Je veux bien. »  déclara la jeune femme juste après qu’il l’ai questionnée.

Elle se retourna une seconde fois, vers la porte cette fois-ci et poussa cette dernière en invitant ensuite Kristopher à passer devant elle. Une fois passé, elle se mit à ses côtés et mena le pas jusqu’à sa chambre, prenant des tournants et montant les étages du château. Le trajet dura plusieurs longues minutes, pendant lesquelles Helena n’osa pas parler : elle ne savait pas quel sujet aborder avec Kristopher. Mais même s’ils ne parlaient pas, elle ne se sentait pas spécialement gênée, comme cela lui arrivait lorsqu’il y avait un blanc dans une discussion avec ses amies. Là, le silence de Kristopher ne la gênait pas. Entendre le bruit de leurs pas synchronisés résonner contre les pierres froides et humides de la bâtisse l’apaisait, bien qu’intérieurement elle se sente toujours aussi… vide et triste. Mais il ne fallait pas qu’elle le montre. Il ne fallait pas qu’elle craque, il fallait qu’elle garde cette façade de joie et de bonne humeur, même si ses sourires et son ton enjoué étaient totalement faux. Elle ne connaissait quasiment pas Kristopher, elle ne savait rien de lui : elle ne pouvait pas lui montrer sa vraie personnalité, celle qui était fragile et qui pouvait s’écrouler à tout moment. Seule ses parents et Alexander étaient au courant, suite aux crises d’angoisse qu’elle avait eu. Si une crise faisait surface alors qu’Helena était avec Kristopher, il la prendrait certainement pour une folle. En plus d’un monstre.

Une fois arrivée devant la porte de sa chambre, Helena se plaça entre cette dernière et Kristopher. Puis elle regarda le jeune soldat : il était plus grand qu’elle d’une quinzaine de centimètres. Rah ! Pourquoi les femmes étaient – elles quasiment toutes plus petites que les hommes ? Mais petite ne voulait pas dire faible. Un petit sourire s’afficha sur le visage de l’albinos, une idée germant dans sa tête.

« Merci de m’avoir raccompagnée. C’est gentil. T’es gentil. » conclu-t-elle en penchant doucement la tête sur le côté.

« Je ne suis pas encore fatiguée, j’ai encore de l’énergie à dépenser… Je te proposerais bien de rester un peu avec moi pour papoter mais je partage ma chambre avec deux filles. C’est donc pas vraiment possible, mais ça te dit d’aller faire une balade avec moi, à l’extérieur du QG ? Il faut juste que j’enfile une tenue un peu plus chaude que… ça. Il fait froid, dehors. » déclara-t-elle en soulevant légèrement le bas de sa robe.

Et, sans attendre de réponse positive ou négative, elle poussa doucement la porte de sa chambre pour ne pas réveiller ses camarades. Le souffle lent et régulier de ses amies lui indiquait qu’elles dormaient à poings fermés et comme des bébés, ce qui était souvent le cas de ses deux colocataires qui tombaient comme des masses après l’entraînement. Elle laissa la porte de sa chambre ouverte pour profiter de la faible lumière des torches oranges, qui émanait du couloir, afin de voir où elle posait les pieds, puis elle se dirigea vers son lit et son armoire qui étaient à l’opposé de la porte, près de la fenêtre. Elle jeta un coup d’œil à travers le verre, la lune était presque pleine. Elle ouvrit l’armoire en même temps qu’elle se dégageait de ses bottes d’un mouvement de jambes, attrapa un pantalon, une paire de chaussettes et un pull rouge assez épais, puis elle referma le placard. Elle balança les vêtements sur le lit, et sans aucune pointe de gêne ou de pudeur vis-à-vis de Kristopher (elle ne savait pas si il la regardait et elle n’en avait que faire, elle n’était pas pudique et ne songea même pas au fait qu’il pouvait être derrière elle en train de regarder), elle enleva sa cape mais également la robe de chambre qu’elle avait sur les épaules. Elle plia et plaça ces dernières sur sa chaise de bureau. Après ça, elle enfila le pull, puis le pantalon et les chaussettes et elle remit ses bottes en quatrième vitesse. Elle sorti de la chambre en attrapant un manteau et ferma la porte sans faire de  bruit. En se retournant, elle regarda Kristopher avec un regard interrogateur.

« Tu m’accompagnes, du coup ? »

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MessageSujet: Re: Night is often a curse PV: Helena (PARTI 1: FINI) Jeu 18 Fév - 3:45
Kristopher Moreau
Les sourcils de la jeune femme albinos devant lui se froncèrent, comme si elle croyait que ce qu'il disait en ce moment n'était que des mensonges. Kristopher mentait, oui, mais il ne mentait pas sur ce point-la il était sincère même de la. Quand on regardait Kristopher et quand on l'entendait parler, on pourrait dire qu'il était désintéressé de la vie et par ce fait, qu'il n'accordait pas tant d'importance aux autres et qu'il mentait en leur disant des choses. La gueule qu'il avait en parlant n'aidait toujours pas d'ailleurs, un poker-face éternelle, même si beaucoup disent que le visage du Caporal Livai était légendaire en terme de pokerface. Plus que lui ne l'était.

La mimique de Kristopher, celle de se passer la main dans les cheveux, sembla étrangement radoucir l'albinos devant lui et un sourire étrange s'étala sur son visage de poupée. Un sourire dont Kristopher n'avait jamais vu auparavant, a part sur le visage de personnes qui étaient en couple, un sourire dont il lui était inconnu. Il détestait ce qui lui était inconnu, mais il laissa faire pour cette fois-ci. Helena dit qu'elle voulait bien qu'elle l'accompagne et maintînt la porte du réfectoire pour qu'il passe. Quelle politesse, pensa le brun tandis qu'il passait la porte qui se referma après qu'Helena le rejoignit. Le silence les entourait, il était palpable, lourd. Pendant tout le trajet, aucune parole. Il n'avait rien a dire et il ne voulait rien dire pour l'instant. Ses tremblements avaient arrêté pour l'instant, les mémoires étaient au plus profonds de lui-même. Mémoires qui pouvaient le rendre fou, le briser, pourtant, il était incassable. Qu'était-il ? Kristopher n'en savait rien. Il n'avait plus rien auquel se raccrocher, dans cette vie.

Il s'arrêta de marcher une fois arriver a la porte de la chambre d'Helena et elle se plaça entre lui et la porte, comme si elle ne voulait pas qu'il passe. Celle-ci lui remercia de l'avoir accompagné et que c'était gentil de sa part. Qu'il était gentil. Kristopher resta de marbre face à ce compliment, même si cela ne lui dérangeait pas. Bien sûr qu'il pouvait être gentil et affectueux, mais il pouvait être aussi quelqu'un de venimeux, de méchant, de froid. Son regard seul pouvait en dire long sur les émotions qu'il pouvait éprouver selon la situation, son visage ne montrait qu'une expression de marbre.

Helena dit ensuite qu'elle l'aurait bien invité à entrer dans sa chambre pour taper un peu la discussion, mais que cela était 'hélas' impossible, puisque ses coéquipières étaient en train de dormir et qu'il risquait de les réveiller. Il n'avait pourtant aucunement l'intention d'entrer dans sa chambre, sa mère lui avait souvent dit que jamais, au grand jamais, il ne fallait entrer dans la chambre d'une dame sans permission, elle était strictement claire là-dessus. Hmm. L'albinos lui demanda cependant s'il voulait faire une balade à l'extérieur du QG, mais qu'elle devait se changer avant. Il allait répondre quand celle-ci entra dans sa chambre et qu'elle commença à se changer. Pendant un moment, il l'observa se changer, détaillant son corps, mais se reprit tout de suite, détournant son regard en sentant une chaleur se propager dans tout son corps. Que se passait-il ? Quelle était cette étrange sensation ? Il ne le savait pas et cela le déplaisait. La vue du corps nue de la femme ne le déplaisait pas pourtant... Enfin bref. Il tourna son regard vers elle quand elle lui demanda s'il voulait bien faire le tour, ce a quoi il hocha la tête en signe d'approbation et lui fit signe de le suivre.

Après un moment a errer dans les corridors, ils finirent enfin par sortir et a marcher aux alentours du QG tandis que les bruits nocturnes se faisaient entendre. Kristopher leva son regard au ciel et dit :

'C'est un beau ciel étoilé que nous avons ce soir. Tes yeux sont plus beaux cependant'' Il tourna son regard vers l'albinos. Il n'avait aucune arrière-pensée et disait la vérité, il trouvait bien beau les yeux d'Helena. Contrairement a ses yeux a lui, qui était d'acier froid.

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MessageSujet: Re: Night is often a curse PV: Helena (PARTI 1: FINI) Jeu 18 Fév - 20:13
Helena Silverstone
Le jeune homme hocha la tête pour confirmer son accord, et fit signe à l’albinos de le suivre. Cette dernière sourit et marcha derrière lui le temps d’enfiler son manteau ; une fois ce dernier mit, elle le rejoignit et marcha à ses côtés comme ils l’avaient fait quelques minutes plus tôt pour rejoindre sa chambre. Elle avançait d’un pas léger à travers les corridors, ce silence apaisant les entourant une nouvelle fois.

Elle trouvait étrange le fait de marcher aux côtés d’un parfait inconnu et de lui parler comme s’ils étaient déjà amis… Ils n’avaient échangés que quelques phrases, mais pourtant, elle se sentait à l’aise à ses côtés. Comme s’il l’apaisait, comme s’il la calmait. Et puis, il avait été très gentil avec elle, au final. Il ne s’était pas immiscé dans des questions indiscrètes, il l’avait recoiffée, s’était montré galant en l’accompagnant et avait même accepté de se balader avec elle, alors qu’il était peut-être fatigué ou qu’il voulait faire autre chose. Il était vraiment gentil, oui. Elle voulait apprendre à mieux le connaître, elle voulait se rapprocher de Kristopher. Il fallait qu’ils s’apprivoisent mutuellement, elle était certaine qu’il était quelqu’un de bien avec qui elle pourrait s’entendre à merveille.

Ils finirent par sortir du QG. Le soldat déposa la chandelle sur le buffet à côté de la porte en bois et ils se retrouvèrent le nez à l’air. Il faisait froid, le vent soufflait. La jeune femme resserra son manteau en frissonnant tandis qu’ils se baladaient aux alentours du Quartier Général, côte à côte. La bise et les bruits nocturnes les entouraient dans la pénombre, mais le ciel dégagé et les étoiles lumineuses éclairaient leur chemin. L’herbe gelée craquelait sous leurs semelles, le vent soufflait, les cheveux d’Helena étaient secoués par ce dernier. L’albinos marchait devant Kristopher lorsqu’il prit la parole.

« C'est un beau ciel étoilé que nous avons ce soir. Tes yeux sont plus beaux cependant. »

L’albinos se stoppa net dans sa marche, se tournant vers Kristopher qui l’observait. Elle cligna des yeux, incrédule. Ses sourcils se froncèrent légèrement, et elle le regarda un petit instant sans rien dire, réfléchissant au… compliment… qu’il venait de lui faire. Enfin, elle prit la parole d’une voix douce, mais tremblante (elle était un peu émue, on ne lui avait plus fait de compliment depuis un long moment) et se rapprocha un peu de lui, ne laissant qu’une trentaine de centimètres entre eux. En se rapprochant aussi près de lui, une drôle d’impression parcourut son corps. Elle souriait doucement en même temps qu’elle parlait.

« C’est très gentil de me dire ça, merci. Même si en général, les autres n’associent pas mes yeux à quelque chose de beau. » Elle se tût l’espace d’un battement de cœur, penchant légèrement sa tête sur la droite et avec un petit sourire aux lèvres, elle reprit : « Mais je préfère tes yeux. Ils sont beaux, leur couleur grise reflète la beauté des choses qui t’entourent. Comme un miroir, ou la surface calme et lisse d’un lac pendant qu’il fait nuit. J’aimerais avoir des yeux ‘’dans la norme’’, comme les tiens. Ils sont très beaux, oui. »

Elle se retourna alors, fit quelques petits pas et se laissa tomber dans l’herbe, comme le fond les enfants. Elle s’accroupit sans oser regarder Kristopher, qui était dans son dos. Un petit sourire timide était toujours présent sur sa bouche : il l’avait complimentée sur son apparence, chose qui était rare. Ça lui faisait terriblement chaud au cœur, elle n’avait pas ressenti cela depuis très longtemps. Kristopher était déjà très mignon comme ça, mais s’il continuait à lui faire des compliments, elle finirait bientôt par tomber totalement sous son charme. Elle secoua doucement la tête, essayant de faire sortir ces pensées de son crâne. Elle se faisait des films, un monstre comme elle ne pouvait plaire à personne. Il lui faisait certainement des compliments parce qu’il s’était rendu compte qu’elle n’allait pas bien, il avait peut-être vu ses cicatrices et ses blessures, et il voulait simplement lui changer les idées. Oui, ça devait être ça : il la complimentait simplement pour lui remonter le moral. Intérieurement, il ne devait pas penser tout ça. Qui pourrait la trouver belle, après tout ? Sa cicatrice sur le visage, ses yeux rouges, ses cheveux blancs, sa peau pâle et ses bras massacrés par son angoisse n’étaient pas beau à voir. Elle n’était pas belle. Lui, il était beau. Ils n’allaient pas ensemble, elle lui ferait honte. Le franc sourire qu’elle avait sur le visage se fit alors plus triste. Oui, elle ne pourrait jamais être aimée, attirer le regard désireux d’un garçon sur elle n’était pas possible. Elle était trop laide pour ça.

Elle releva ses yeux rouges vers le ciel illuminé par ces milliers d’étoiles, l’air moins enjoué qu’avant.
L’albinos ramena ses genoux contre sa poitrine et soupira, n’osant plus se retourner pour regarder le beau jeune homme derrière elle. Elle se contenta de fixer le ciel étoilé, n’osant plus dire un mot, son sourire disparaissant petit à petit.

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MessageSujet: Re: Night is often a curse PV: Helena (PARTI 1: FINI) Jeu 18 Fév - 23:02
Kristopher Moreau
Kristopher se demandait souvent comment autant d’étoile pouvait briller dans le ciel. D’où venait-elle? Comment étaient-elles apparues chacune comme ça? Que symbolisaient-elles? Étaient-elles des symboles de liberté, d’espoir dans ces ténèbres qui entouraient leur monde, agissant comme des phares au loin pour guider les gens? Il ne le savait pas. Il était curieux. Sa mère lui avait raconté beaucoup de légende sur le ciel de diamant nocturne. L’une de ses légendes disait que pour chaque guerrier ou animaux mort, leur esprit allait au ciel et s’y installait, devenant ainsi des étoiles.

Si c’était vraie, alors il y a dû aussi avoir des tas d’innocents morts tuer par les Titans et qu’ils ont rejoint le ciel. Un trop gros tas de cadavre qui avait pourrit ou qui ont été dévorés par les Titans, finissant dans leur estomac. Ses ancêtres en faisaient surement partis, de ces victimes. Il ne haïssait pas particulièrement les Titans, non. Le brun n’éprouvait pas d’empathie pour eux non plus. Il n’éprouvait rien pour eux… hormis un malaise en les regardant dévorer ses camarades. Hmpf. Ce n’était pas la peine d’en parler, de toute façon, n’y même d’y penser, peu partageait son opinion à ce sujet de toute manière.

Suite au compliment qu’il venait de faire, l’albinos s’arrêta soudainement de marcher pendant un moment, les sourcils froncés. Arf, il ne la croyait pas encore, hmm? Il allait dire quelque chose avant que celle-ci ne se mette à sourire et à parler tout en se rapprochant de lui. Un peu trop à vraie dire. Elle le remercia du compliment car peu de gens disaient qu’elle avait de beaux yeux. Cette information tiqua Kristopher, fronçant légèrement les sourcils. Des gens qui détestaient les autres pour la couleur de leurs yeux ou tout attrait physique qui peut paraître ‘dérangeant’… C’était impensable pour lui, même s’il avait déjà vu la plupart de ses coéquipiers rejeter une fille pour x raison. Si sa mère était encore vivant et qu’il faisait ça a une fille, par ses ancêtre, il prendrait une sacrée raclée de sa part. Elle lui avait toujours enseigné de ne jamais, au grand jamais, se fier à l’apparence de quelqu’un. Elle lui avait toujours appris à voir au-delà des apparences physiques et ne se fier que ce qu’il y a dans le corps.

Sa mère, une vraie femme forte. Il se souvenait de sa fine stature et de sa petite taille, comme si elle était un nain. Cela lui fit sourire intérieurement. Il manquait à ses parents. Hmm.

Helena dit ensuite qu’elle aimerait pourtant avoir des yeux dans le genre de Kristopher, c’est-à-dire dans la norme et très beau. Elle comparait ses orbes métalliques à un miroir ou à la surface d’un lac calme et immobile durant la nuit, reflétant la lumière de la lune. Les seules personnes qui avaient complimenté ses yeux étaient ses parents, sa sœur et quelques autres gars de son équipe. C’était toujours étrange de recevoir des compliments de la part de personne. Pas qu’il était contre non plus. Helena affichait toujours ce sourire et se retourna avant de s’asseoir sur l’herbe comme un enfant, regardant le ciel. Elle avait l’air si seule et si… Malheureuse. Kristopher se prit d’affection pour la petite albinos tandis qu’il s’assit aussi sur l’herbe. Il se disait souvent que les personnes les plus solitaires sont les plus gentilles. Que les personnes les plus tristes ont le sourire le plus beau. Que ceux qui ont beaucoup souffert, les plus sages. Hmm.

‘’La norme, c’est nous qui la définissons. Moi, j’aime bien tes yeux, ça me rappelle des jolis rubis. Tu veux un conseil ? N’écoute pas ce que les gens pensent de toi. Ça va juste te détruire de l’intérieur encore plus.’’

Il s’étendit ensuite sur le gazon, les mains derrière la tête, observant le ciel.

‘’Moi, contrairement à la plupart des gens, je te trouve bien sympathique’

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MessageSujet: Re: Night is often a curse PV: Helena (PARTI 1: FINI) Ven 19 Fév - 0:20
Helena Silverstone
L’albinos était tellement plongée dans ses sombres pensées qu’elle n’entendit pas le bruit de l’herbe bouger lorsque Kristopher s’assit derrière elle. Seule la douce voix du jeune homme la sortie de ses pensées morbides.

« La norme, c’est nous qui la définissons. Moi, j’aime bien tes yeux, ça me rappelle des jolis rubis. Tu veux un conseil ? N’écoute pas ce que les gens pensent de toi. Ça va juste te détruire de l’intérieur encore plus. »

Un coup de vent fit frissonner Helena tandis qu’elle entendit Kristopher bouger, derrière elle.

«  Moi, contrairement à la plupart des gens, je te trouve bien sympathique. »

Elle se demandait comment il avait deviné ce qui se tramait dans sa petite tête, comment il avait fait pour se rendre compte qu’elle n’était intérieurement pas heureuse et qu’elle se détestait. Comment il avait bien pu voir qu’elle se faisait bouffer de l’intérieur par une boule de ténèbres. Elle n’avait rien dit, elle n’avait rien fait qui aurait pu le mener sur cette piste, non ? Ou bien elle avait fait un pas de travers, ce qui avait peut-être mis la puce à l’oreille du jeune homme.
Mais ce qu’il déclara à Helena la toucha.

* La norme… Ouais, une belle connerie. Mais il a dit qu’il aimait bien mes yeux. Il les a comparé à des… des jolis rubis.

… des jolis rubis.

…Et il me trouve sympathique… Oui, sympathique mais pas jolie… *
pensa la jeune femme.

Elle soupira lentement en essayant de ne pas rendre ce soupir trop bruyant ; elle ne voulait pas Kristopher pense que ce qu’il disait l’ennuyait. Au contraire, il était très intéressant… et gentil, encore une fois. Elle se retourna pour voir ce que faisait son camarade. Il s’était allongé dans l’herbe… Ah, c’est qu’il était encore plus beau comme ça, éclairé par les étoiles et la lune. La jeune femme secoua une nouvelle fois la tête, pour chasser ses pensées. Cela ne servait à rien de se dire ça, elle n’avait aucune chance. Jusqu’à présent, aucun homme n’avait voulu d’elle. Pourquoi Kristopher l’accepterait ? En plus, ils ne se connaissaient quasiment pas. Elle espérait pour rien.

Malgré ses pensées, elle retourna à la hauteur du soldat en reculant un peu et se laissa tomber dans l’herbe, à ses côtés. Ils n’étaient pas proches, mais ils n’étaient pas éloignés l’un de l’autre non plus… En gros, si elle tendait le bras vers lui, elle arriverait à poser sa main sur son torse.

L’albinos ne répondit rien pendant un petit moment. Puis, après avoir regardé les étoiles, elle ouvrit la bouche et déclara calmement à Kristopher en continuant à fixer les astres lumineux :

« C’est gentil. C’est la première fois qu’on compare mes yeux à des pierres précieuses. C’est beau, comme comparaison. Ça change des horreurs qu’on en dit d’habitude. » elle s’arrêta un petit instant, mais reprit de plus belle : « Tu as raison, je ne devrais pas écouter les mauvaises langues. Mais c’est difficile, quand on se prend des remarques assez horribles depuis qu’on est enfant. »

La jeune femme passa une main sur son visage en sentant les larmes monter. Il fallait qu’elle se reprenne. Elle ne devait pas craquer devant lui. Son visage se fit plus dur, ses sourcils se froncèrent et sa bouche ne souriait plus.

« Sympathique, tu as dit ? » Un petit rire s’échappa sans qu’elle s’en rende réellement compte. Elle se demandait s’il la trouverait toujours sympathique en la voyant faire une de ses crises d’angoisse. « On se connait à peine. Tu ne sais pas qui je suis réellement, personne ne le sait, d’ailleurs. »

Elle se redressa, se coucha sur le ventre cette fois-ci et regarda Kristopher, en s’appuyant sur ses coudes, posant son visage entre ses deux mains jointes. En regardant son visage, elle ne put s’empêcher de sourire un petit peu, presque inconsciemment. Son visage se détendit également... Décidément, le faciès du jeune homme faisait fondre le petit cœur d’Helena comme un marshmallow au-dessus du feu.

« Tu sais, je trouve que tu es vraiment très sympathique avec moi. Tu as été galant et adorable dès que je t’ai adressé la parole, dans la cafet’. Pourquoi être aussi gentil avec moi ? Pas que ça me déplaise, hein… C’est juste que je n’ai pas l’habitude qu’on me porte autant d’attention. » déclara-t-elle, sans sourciller et en regardant presque tendrement Kristopher.

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MessageSujet: Re: Night is often a curse PV: Helena (PARTI 1: FINI) Ven 19 Fév - 4:44
Kristopher Moreau
Kristopher, le donneur de conseil, pensa le brun avec amusement tandis qu'il observait toujours le ciel, l'air inexpressif, bien qu'on pût voir une lueur de curiosité dans ses yeux métalliques. Il se considérait comme quelqu'un de... 'Normal' et bien ennuyant. Pas comme un donneur de conseil ou une sorte de grand sage. Même si, d'un autre côté, certains de ses conseils avaient aidé les gens qui lui demandaient de l'aide. C'était aux gens d'écouter ou non les conseils qu'on pouvait leur prodiguer, de les laisser les interpréter à leur façon et... Et c'était a eux de faire un choix, un choix qu'il ne regretterait pas, selon la situation où ils allaient mettre en application le conseil.

Le vent joua dans les cheveux de Kristopher, ce qui lui fit frissonner légèrement vu qu'il faisait froid et qu'il aimait bien qu'on joue avec ses cheveux. Tout lui rappelait sa famille, on dirait. La sensation du vent dans ses cheveux lui rappelait sa petite sœur qui jouait avec ses cheveux, quand ils étaient jeunes. Il se rappelait des gloussements de celle-ci, du doux rire qu'elle pouvait émettre quand elle était contente, de ses sourires chaleureux qui pouvait réchauffer même le plus froid des cœurs selon lui. Emily représentait tout ce qu'il aurait dû être, s'il n'avait pas vécu tout ça. Elle avait été sa vie, son autre moitié disparue. Maintenant... Poussière. Elle n'était que poussière, comme parmi les autres membres de sa famille et de son village.

Il secoua sa tête légèrement, écartant ses pensées. Il ne servait a rien de ressasser le passé, hormis pour se faire mal intérieurement. Oh... Il était déjà mort à l'intérieur, en quelque sorte. Helena se rapprocha du soldat, pas trop proche comme tout à l'heure, mais assez proche pour être a porté de bras. Un moment de silence a regardé les étoiles, moment qui fut brisé lorsqu'elle parla. C'était donc sa première fois qu'on lui complimentait les yeux ? Par les Murs, elle avait tant mauvaise réputation que ca? Ses sourcils se froncèrent en entendant 'horreur' habituel. Qui lui faisait du mal comme ça? Depuis son enfance qu'on lui disait des choses comme ça en plus ? Les poings du brun se serrèrent légèrement. Si jamais quelqu'un insultait Helena en sa présence, il allait payer. On ne juge pas sur l'apparence, seul les idiots font ça.

Sa remarque suivante ne fit que froncer encore un peu plus les sourcils de Kristopher. Oui, bon, d'accord, il ne la connaissait peut-être que depuis que quelques minutes, mais il savait reconnaitre quelqu'un de sympathique. Du coin de l'œil, il la vit s'allonger sur le ventre, les mains encadrant son visage de poupée, qui observait le brun. Elle dit ensuite qu'il était galant, adorable et sympathique, lui demandant ensuite pourquoi il était comme ça depuis la cafet.

Il tourna son regard métallique vers les yeux rubis de la femme, observant ses orbes rouges. Qu'ils étaient beaux.

''Pourquoi pas ? Je n'avais aucune raison de me montrer hostile ou méchant. Je ne juge pas sur l'apparence, Helena, je juge ce qu'il y a dans le cœur des gens. J'imagine que des tas de gens ont dû t'appeler un 'monstre' dans ta vie. Laisse-moi te dire un truc''


Il ferma les yeux et soupira.

''Les 'monstres' ont souvent plus d'humanité que les humains en eux-mêmes. Ceux qui sont les plus solitaires sont souvent les plus gentils. Ceux qui sont les plus tristes possèdent le plus beau des sourires. Ceux qui ont grandement souffert dans leur vie... Sont les plus sages.''

Il rouvrit ses yeux et retourna a contempler les étoiles.

''Je vais toujours le dire : je te trouve fort sympathique et très gentille. Je ne changerais pas d'avis.''

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MessageSujet: Re: Night is often a curse PV: Helena (PARTI 1: FINI) Dim 21 Fév - 0:12
Helena Silverstone
Le beau jeune homme tourna son visage vers l’albinos, la regardant avec ses jolis yeux d’acier. Puis, il répondit à sa question en lui demandant pourquoi il ne devrait pas l’apprécier, lui déclarant qu’il n’avait aucune raison d’être désagréable avec elle. Le visage de la jeune femme se ferma lorsqu’il lui dit qu’il ne jugeait pas sur l’apparence des autres mais sur ce qu’ils avaient dans le cœur. Il devait être bien seul, à penser ça. Elle-même avait appris à ne pas se fier à l’apparence des autres, n’ayant pas un physique de déesse (bien qu’elle aurait aimé être une belle blonde aux yeux bleus, grande et élancée). Hormis deux ou trois personnes, elle ne connaissait pas grand monde qui pensait comme Kristopher. Lorsqu’il lui « dit son truc » en fermant les paupières dans un soupir, la jeune fille tira la moue. Elle aimait bien la couleur des yeux du soldat, mais malgré le fait qu’il ne la regardait pas, elle l’écoutait tout de même.

Il décréta que ceux qui étaient traités de monstres étaient en réalité ceux qui étaient le plus humain à l’intérieur. Il accompagna sa thèse de quelques exemples, puis il rouvrit les paupières pour regarder une nouvelle fois les étoiles avec ses iris grises. Il lui redit ensuite une seconde fois qu’il la trouvait « fort sympathique et très gentille », et que son avis ne changerait pas. Helena ne souriait plus malgré le compliment du jeune homme, son visage était inexpressif tandis qu’elle méditait sur les paroles de Kristopher. Il était vrai que la méchanceté ne faisait pas partie de ses habitudes ; elle ne s’était jamais mise à racketter quelqu’un ou à le frapper sans raison légitime. Ce n’était pas du tout son genre, au contraire, elle aidait ceux qu’elle croisait et qui subissaient ces méfaits sous ses yeux. Malgré le fait d’être jugée sur son apparence, elle essayait tout de même de rester gentille avec les autres et de les aider en cas de besoin, même si plus tôt dans la journée elle s’était fait embêter par ces derniers. C’est vrai qu’on ne pouvait pas dire qu’elle était méchante…

L’albinos soupira. Elle se laissa tomber encore une fois dans l’herbe et roula pour contempler les étoiles. Inconsciemment, elle avait brisé le mur de distance qui la séparait du brun et s’était rapprochée du soldat... Leurs têtes n'étaient qu'à quelques centimètres l'une de l'autre.

Elle tourna son faciès et le regarda, se rendant compte du peu de distance qui les séparait à présent. Le visage du jeune homme plaisait vraiment à Helena. Elle prit la parole d’une voix douce.

« Merci, dans ce cas. C’est vraiment gentil, de me dire tout ça. Ça redonne un peu confiance en soi-même. Je reconfirme ce que j'ai dis sur toi avant, tu es vraiment quelqu'un de bien. »

Elle détailla un petit moment les contours du corps de Kristopher, éclairé par la lune et les étoiles. Elle le trouvait vraiment bel homme, et ses joues rosirent légèrement en réalisant qu’elle l’observait vraiment sans aucune gêne. Elle espérait qu’il n’avait pas senti son regard sur lui.

Ses yeux vermeils remontèrent jusqu’au visage du brun, et en le regardant, elle reprit :

« C’est rare de voir des gens encore réveillés, à cette heure. Toi aussi, tu ne dors pas beaucoup la nuit en général ? Des insomnies ? »

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MessageSujet: Re: Night is often a curse PV: Helena (PARTI 1: FINI) Dim 21 Fév - 22:23
Kristopher Moreau
Comment pouvait-on qualifier Kristopher ? Les autres le qualifiaient comme quelqu'un de sérieux, de beaucoup trop sérieux même. Toujours à remettre ses rapports à l'heure, bien qu'il les remît souvent a l'avance, a vouvoyer ses supérieurs, avoir toujours cet air sérieux mais ennuyé sur son visage pale et sans émotion, sans vie. Parfois, on le voyait comme quelqu'un qui avait la langue bien venimeuse et les mots bien tranchants, vifs, brûlant. Son air froid et insensible aux autres n'arrangeait en rien cette deuxième perception que les gens avaient sur lui, la manière dont il parlait n'aidait pas non plus. Envers un supérieur, il se montrera respectable et courtois. Envers ses pairs, ceux de la simple infanterie, il se montrait presque associable, voire insensible, malgré son changement de comportement une fois en dehors des Murs.

Des avis partagés, en somme. Un connard ou un soldat obéissant, peu importe. Mais jamais, jamais on ne l'avait appelé un 'monstre'. Probablement qu'ils le pensaient. Ou pas. Ils le diraient surement s'ils apprenaient qui il était, ce qu'il était, ce qu'il avait causé dans son passé. Ce qu'il avait fait pour que cela se passe. Il était prêt a supporter ces noms-là, du moins le pensait-il. Au fond de nos pensées, on se disait prêt a affronter des choses que nous croyons être faciles, mais au fond, ce n'est qu'un mensonge, destiné à se rassurer. Un mensonge de merde pour cacher une vérité encore plus merdique, dans ce monde qui est de base insensée et corrompue.

Monde où il était né, monde où il avait grandi, monde où il avait souffert, pleuré, crier, supplier que tout s'arrête, que tout cesse. Monde où il continuera de vivre. Nous sommes tous habitué a vivre dans la folie, pensa Kristopher intérieurement, plus que quiconque. Lui-même était fou, il le savait. Il avait parfois envie de le nier, mais il le savait qu'il était fou, une ordure qui pourrait faire mal aux autres. Il ne serait pas qu'un monstre si les autres savaient à propos de ses crises... Il serait considéré comme une erreur de la nature. Quelque chose qui devrait être éliminé.

Helena brisa le cours de ses pensées en disant qu'il était quelqu'un de bien et de très gentil. Gentil ? Non, il ne se voyait pas comme quelqu'un de gentil ni de bien méchant. Il se voyait comme quelqu'un qui avait des zones dans son esprit, zones qui avaient différentes teintes de gris. Il sentit un regard se poser sur lui, celui d'Helena sans doute. Elle dit ensuite que c'était rare que des gens étaient réveillés à cette heure-ci et lui demanda si lui aussi avait du mal a dormir la nuit, ce a quoi il répondit :

''Qui ne l'est pas, dans les Bataillons ? Après tout, on voit des tas de cadavres et de monstruosités dans nos vies, a chaque expédition'' Dit-il en soupirant légèrement. Il disait une moitié de vérité et une moitié de mensonge. Kristopher n'avait jamais parlé à personne de ses mauvais souvenirs et il n'allait surement pas le raconter a personne.

''J'imagine que tu as fait des cauchemars ?''

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MessageSujet: Re: Night is often a curse PV: Helena (PARTI 1: FINI) Jeu 3 Mar - 12:08
Helena Silverstone
La jeune femme écouta attentivement la réponse du soldat sans rien dire de plus. Il répondait à ses questions par des questions. Un petit sourire en coin s’afficha sur son visage lorsqu’elle réalisait que c’était quelque chose qu’elle faisait également, le plus souvent,  quand on s’adressait à elle : répondre à une interrogation par une question, n’ayant des fois rien à voir avec la première demande.

Elle arrêta de regarder le minois du jeune homme et fixa une nouvelle fois les orbes lumineuses en attendant qu’il finisse de parler. Il lui avait dit que tout le monde devait souffrir d’insomnies dans leur corps d’armée, et il lui avait demandé si elle avait fait des cauchemars. Si beaucoup de personnes souffraient d’insomnies, elle en croisait rarement lorsqu’elle déambulait dans les couloirs froids du château, la nuit. Peut-être restaient-ils cachés dans leur chambre ? Elle plissa les paupières en continuant à fixer le ciel, et répondit calmement à Kristopher.

« Mes amies dorment comme des bébés, pourtant. Tu as bien vu qu’elles n’ont même pas ouvert l’œil quand je suis rentré dans notre chambre, tout à l’heure. De vraies masses qui dorment à poings fermés. Je les envies un peu là-dessus... »

Elle soupira et fit une moue boudeuse en réalisant qu’à part Kristopher, elle n’avait jamais croisé grand monde la nuit. Personne ne lui revenait en tête, bien qu’elle ait plusieurs fois entendu des portes se claquer ou des choses tomber au sol, elle n’avait jamais croisé personne en face. Seulement des ombres qui partaient quand elle arrivait dans une pièce, ou vice-versa.

« Je fais des cauchemars la plupart du temps, quand j’arrive à dormir un peu. Mais ce soir, je n’ai pas encore fermé l’œil. Une petite crise d’angoisse qui m’a empêché de dormir. Ça arrive de temps à autre. »

Elle cligna quelques instants des yeux et pinça la bouche, interloquée par ce qu’elle venait de dire. C’était rare qu’elle se confie comme ça, peu de personnes étaient au courant de ses crises de panique. Etonnamment, elle faisait déjà confiance au jeune homme à ses côtés. Peut-être était-elle trop naïve sur ce coup-là.

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MessageSujet: Re: Night is often a curse PV: Helena (PARTI 1: FINI) Ven 4 Mar - 4:28
Kristopher Moreau
En terme de cauchemars, Kristopher était quand même gâté 'joyeusement ', car chaque nuit, il rêve toujours de ces joyeux lurons qui se sont fait dévorer au cours de sa vie par les Titans... Ou bien de revoir le visage de son Tourmenteur. Le même Tourmenteur qui avait tué sa sœur, sa famille, son village. Il préférait l'appeler Tourmenteur que par son vrai nom, prononcer ou même penser son vrai nom pouvait lui causer un sacré bazar dans sa tête pour un bon moment ou pire, pour toute une journée. Si vous voulez entrer dans la tête du brun, il faudrait d'abord pénétrer ses défenses mentales. Défenses qu'il avait passablement bien fortifié avec le temps. Même si les fortifications arrivent parfois de tomber...

Bon, il devait avouer que oui, les amies d'Helena, quand il les avaient vu, elles dormaient profondément et paisiblement, elles en avaient l'air en tout cas. Il était beaucoup plus concentré, a sa grande gêne, sur le corps nue d'Helena qu'il avait vu. Maintenant qu'il revoyait cette gêne dans sa tête, il sentit la même étrange chaleur se propager dans tout son corps, ce qui le rendit mal à l'aise, mais pourtant bien a la fois. Kristopher n'avait jamais ressenti ça avant. En fait, c'était la première fois qu'il le ressentait en voyant ceci. Souffrait-il d'une quelconque maladie ? Pourtant, il avait l'air d'aller très bien. Aucune fièvre, tremblement, coup de froid ou autre.

Il ferma les yeux en sentant son cœur s'accélérer en ayant des pensées douteuses dans sa tête, revoyant le visage d'Helena proche du sien, ce qui ne manqua pas de le faire rougir pour un petit moment tandis que l'albinos poussa un soupir. La jeune femme lui dit ensuite qu'elle était sujette a de nombreuses insomnies et a des cauchemars presque chaque nuit. Elle continua sur sa lancée en disant que ce soir, elle n'avait pas réussi à s'endormir et était sujet à des crises d'angoisse, qui arrivait de temps a autre. Un silence lourd s'installa ensuite entre eux.

Des crises d'angoisse... Il en avait déjà vu, des personnes être en pleine crise d'angoisse, notamment des survivants de la Bataille de Trost et de toutes les autres expéditions. Certains pleuraient, d'autres criés, parfois les deux ou voulait se tuer. Il n'était pas surpris qu'elle en souffrait.

'Helena... Tout le monde ici a eu au moins une crise d'angoisse, une fois, dans sa vie. Nous avons vu des trucs que peu de personnes ont vus. Ça ne me surprend pas, j'ai déjà vu des personnes en souffrir.''

Il respirait calmement et rouvrit les yeux, les pensées douteuses étant encore là, mais moins présent, retournant à sa contemplation du ciel noir.

''Personne n'est là pour te calmer quand t'en a ?''

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MessageSujet: Re: Night is often a curse PV: Helena (PARTI 1: FINI) Ven 11 Mar - 23:18
Helena Silverstone
Silence. Ahh… Elle n’aurait peut-être pas dû parler de ses crises d’angoisses ? Ça pouvait faire fuir les gens, elle l’avait oublié. S’était-elle sentie trop en confiance dès le début, avec le soldat couché à ses côtés ? Elle plissa les yeux en regardant le ciel, décidée à ne pas ouvrir la bouche tant qu’il ne lui aurait pas répondu.

Puis le doux son de la voix de Kristopher se fit entendre.

« Helena... Tout le monde ici a eu au moins une crise d'angoisse, une fois, dans sa vie. Nous avons vu des trucs que peu de personnes ont vus. Ça ne me surprend pas, j'ai déjà vu des personnes en souffrir. Personne n'est là pour te calmer quand t'en a ? »

La jeune femme détourne son regard vermeil des astres lumineux et tourna sa tête vers Kristopher sans un mot, sans sourire, les yeux tristes. S’il disait ça, il devait en avoir fait lui aussi, non ? Il devait connaître les horreurs des crises d’angoisses. Elle n’aimait pas se dire que d’autres personnes pouvaient en souffrir, c’était quelque chose d’horrible qu’elle ne souhaitait à personne.

« En général, je sens quand la crise arrive. J’ai comme un gros poids dans le ventre et je suis inquiète plusieurs heures avant qu’elle arrive. Ça se passe la nuit le plus souvent, donc j’ai le temps de me cacher quelque part pour m’isoler. J’en ai fait seulement une dans la chambre, il y a quelques mois, ce qui m’a valu un détour chez l’infirmier. Mes colocataires sont allées le chercher... Il m’a dit que je pouvais venir le voir quand je me sens mal… Mais je n’y arrive pas. Ce n’est pas quelque chose qui est dans mes habitudes de déranger quelqu’un pour… ça. »

L’albinos inspire et soupire longuement avant de continuer à répondre, d’une voix douce mais teintée de tristesse.

« C’est quelque chose de presque hebdomadaire pour moi, tu sais. J’en ai depuis 845 ; la destruction de Maria. Et je n’ai pas envie de déranger les autres avec parce que quand j’en ai une, mes idées sont tellement brouillées que je deviens violente envers moi-même et certainement envers les autres. »

Elle lève son poing abimé vers les cieux et le regarde un instant, observant le sang désormais sec et brillant éclairé par la lune. Elle ne dit plus rien, ressentant un grand vide en elle en pensant à Gregory. Un grand vide, oui, depuis qu’il était parti. Il manquait à Helena comme une partie d’elle-même.

Un coup de vent fit frissonner la jeune femme et elle ressentit un besoin soudain de chaleur et d’attention. Elle se rapprocha doucement du jeune soldat et l’enlaça timidement, en passant une main sur son torse et en calant sa tête entre le cou et la clavicule du brun. Elle ferma les yeux et, frôlant sa joue, elle murmura dans un soupir à l’oreille du garçon : « Merci… » Ce dernier l’enlaça également sans un mot, tandis qu’intérieurement, Helena le remerciait d’être aussi gentil avec elle, aussi sympathique, aussi attentionné…

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MessageSujet: Re: Night is often a curse PV: Helena (PARTI 1: FINI) Sam 12 Mar - 4:55
Kristopher Moreau
Après avoir posé sa question, Kristopher se demanda si Helena, l'albinos, n'était pas une personne... Solitaire. Solitaire au point que personne ne voudrait l'aider et la supporter durant ses crises d'angoisse. Généralement, d'après ce qu'il avait vu au cours de sa vie chez les Bataillons, ceux qui souffraient de crises d'angoisse étaient entourés d'amis qui les enveloppaient dans leur bras comme le ferait une maman à son enfant pour le calmer après qu'il ait eu un cauchemar. Personne n'en faisait donc de même, avec elle ?

Si c'était le cas... Kristopher avait bien pitié d'elle. Pourtant, il la trouvait bien gentille pour une fille comme elle. Ni chiante, ni arrogante, ni pimbêche... Elle était humaine. Aussi humaine que les autres, malgré son apparence qui, selon ce qu'il avait compris, lui donnent un air de monstre. Le soldat la trouvait plutôt jolie en son ensemble, bien que seule le cœur l'intéresse chez quelqu'un. Si la personne avait bon cœur...

Helena commença donc à décrire ce qu'elle ressentait avant qu'une crise n'éclate. Kristopher n'avait jamais ressenti ce genre de chose et il n'avait pas très envie de savoir ce qu'on ressentait lors d'une crise d'angoisse. Avait-elle gardé ses crises secrètes, ça, il le pensait, mais Kristopher savait aussi que tôt ou tard, tout finit par être découvert. Une fois, elle avait eu une crise dans sa chambre et ses amies l'on amener chez l'infirmerie, là ou elle du voir un infirmier.

La tristesse pouvait se lire dans ses yeux rouges rubis et sa voix en dégageait autant que ses yeux. Helena poussa un long soupir et parla d'une voix tout aussi triste. Ainsi donc, elle se faisait du mal... Comme Kristopher durant ses crises de folies meurtrières. Enfin, la différence était qu'elle pouvait être neutralisée. Par contre, Kristopher et son pouvoir... Il n'osait pas imaginer ce qui se passerait.

Le brun tourna son regard vers le ciel étoilé, ses pensées vagabondant de large en large, réfléchissant aux paroles d'Helena. Elle les avaient depuis si longtemps, si longtemps... Depuis la destruction du Mur Maria. Des tas de gens devaient en souffrir, de même que ceux qui ont survécu a la bataille de Trost. Réalité de merde dans un monde de merde, pensa Kristopher avec froideur, on ne peut rien y faire.

Kristopher sentit la jeune femme se déplacer vers lui et doucement, elle mit sa tête confortablement entre sa clavicule et sa nuque, mettant une main sur sa poitrine. Kristopher sentit ses muscles se tendre, son cœur manquant un battement et sa respiration arrêter. La chaleur se répandit une nouvelle fois a travers le corps de Kristopher, mais cette fois, elle fut bien plus forte que ce qu'il avait ressenti avait. Il avait besoin du corps d'Helena, il ne savait pas pourquoi et inconsciemment, il entoura ses bras autour d'elle tandis qu'elle murmurait un merci à son oreille, ce qui le fit frissonner.

Le silence s'installa entre eux, il regarda dans les yeux d'Helena. Qu'elle était si belle...

''Je... Je te veux'' Dit-il, sur le coup, inconsciemment, avant de plaquer ses lèvres contre l'albinos.

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MessageSujet: Re: Night is often a curse PV: Helena (PARTI 1: FINI)
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